FONDATION EUROPEENNE POUR LA PSYCHANALYSE


Litura

Mai 2008

Journées d'études - Giornate di studio


Traduzione simultanea / Traduction simultanée



L’uno e l’ideale (Le un et l’idéal)

Roma, Centro di Studi Italo Francesi

Piazza Campitelli n°3

23 maggio (23 mai) 2008,

Ore (heures) 9 – 13 ; 15 – 18



  

PROGRAMME



Ore 9, 00 Iscrizioni


Ore 9,30 L’Ideale nella conteporaneità


Claude Dumézil (Presidenza)


Roland Chemama, « De la direction de la cure à la clinique sociale : questions sur l’idéalisation »

(Discutant) Mario Bottone


Christian Hoffmann, « Contr’un »

(Discutant) Vannina Micheli-Rechtmann


Gérard Pommier, « L’idéal intégriste et ses succursales psychanalytiques »

(Discutant) Luigi Burzotta



Ore 11,30 L’incidenza dell’ideale nella clinica


Juan Bauzà (Presidenza)


Giampiero Belli, « Alla ricerca del padre perduto »

(Discutant) Maria Carmela Gurnari


Helene Godefroy, « Un père malgré tout »

(Discutant) Maria Concetta Pinto


Francisco Rengifo, « À propos d'une discordance dans la constitution de l'idéal  »

(Discutant) Christian Hoffmann


*


Ore 14,30 Ideale e padronanza


Vannina Micheli-Rechtman (Presidenza)


Moustapha Safouan, « Quelques notes sur la première identification »

(Discutant) Mario Bottone


Patrick Landman , « L’idéal ou la passion de l’Un »

(Discutant) Silvia Lippi


Luigi Burzotta, « Le quattro lettere di Gertrude »

(Discutant) Maria Pia Marangon



ore 16,30 L’ideale e il femminile


Claus-Dieter Rath (Presidenza)


Claude-Noële Pickmann, « L'idéal à l'épreuve du pas tout »

(Discutant) Amalia Mele


Silvia Lippi, « Pole-dance, lap-dance, strip-tease : l’ideale al posto del sesso »

(Discutant) Silvia Pilati


Orsola Barberis, « Noli me tangere . Un’idealizzazione del Padre »

(Discutant) Maria Pia Marangon



Ore18,15 Assemblea Generale



Ore 21 Cena (dîner) musica e … ; con prenotazione (avec réservation) Euro 45,00


Ristorante Le 4 Colonne

PIAZZA NAVONA

(Via della Posta vecchia, 4)



Centro Congressi Università La Sapienza


Roma,Via Salaria n°113


Sabato 24 maggio 2008



Ore 9 Ideale e filiazione


Claude-Noële Pickmann (Presidenza)


Juan Bauzà « Complexe d’Œdipe et structure du désir »

(Discutant) Renata Barbieri


Catherine Fava-Dauvergne, « Sesso e filiazione, a proposito di un ermafroditismo materno  »

(Discutant) Patrick De Neuter


Graziella Baravalle, « Ce qu’un fils attend de son père »

(Discutant) Roland Chemama



Ore 11 Io ideale e Ideale dell’Io


Luigi Burzotta (Presidenza)


Claus-Dieter Rath, « Lavoro d’idealizzazione e critica dell’ideale in Freud »

(Discutant) Silvia Pilati


Gorana Bulat-Manenti, « Duplicité paternelle et la question de l’idéal »

(Discutant) Catherine Fava-Dauvergne


Patrick De Neuter, « Père réel, Père imaginaire, Mère symbolique »

(Discutant) Francisco Rengifo


Ed Robins « L'ideale: in dietro (la nostalgia), in avanti (la morte), irrecuperabilmente perduto (il trauma) ».

(Discutant) Renata Barbieri

 

*

Inscription au colloque (Iscrizione) par virement bancaire (tramite bonifico) de 80 €

[60 € pour les membres (per i membri) de la FEP ; 40 € pour les étudiants (per gli studenti)]

au compte (a favore) de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, Banca Antonveneta:

IT 84 M 05040 05141 000 000 110 65E - Code swift: ANTBIT2PA25



Pour tous renseignements (per informazioni) :

Luigi Burzotta, Lungotevere degli Artigiani, 30 - 00153 Roma.

E mailto : fondaeuropsi@alice.it



Le un et l’idéal


« Le sujet est d’abord cette privation dans la chose, cette privation qu’il ne sait pas qu’il est du tour non compté [dans les sicles de la répétition]… Pour que ceci soit réel, à savoir que cette vérité symbolique, puis qu’elle suppose le comput, le comptage, soit fondée, s’introduise dans le monde, il faut et il suffit que quelque chose soit apparu dans le réel, qui est le trait unaire. Devant ce un, qui est ce qui donne toute sa réalité à l’idéal, l’idéal c’est tout ce qu’il y a de réel dans le symbolique, on comprend qu’aux origines de la pensée, chez Platon, ceci ait entraîné l’adoration, la prosternation, le un était le bien, le beau, le vrai, l’être suprême. Le renversement à quoi nous sommes sollicité, c’est de nous apercevoir que ce un n’est rien d’autre que la réalité d’un assez stupide bâton ».

J. Lacan, L’identification, 14 mars 1962.

 

Preparazione delle Giornate di maggio 2008 a Roma. Lettura del Seminario di Jacques Lacan, L’identificazione

Préparation des journées du 23 et 24 mai 2008 à Rome. Lecture du Séminaire de Jacques Lacan, L’identification


Il tratto unico d’identificazione all’oggetto perduto freudiano è riportato al tratto di struttura: il tratto lasciato dalla penna sulla pagina, quello inciso, uno dopo l’altro, dal cacciatore preistorico sulla costola d’antilope, per marcare la differenza di quel colpo andato a segno dal precedente, o quello inciso sulla testata del letto dal Marchese De Sade nel tentativo di agganciare il proprio essere ad ogni atto compiuto, diverso dal precedente e pure uguale, perché mai come quello cercato. È il tratto che contrassegna il ciclo della ripetizione e che pertanto può essere assimilato al giro di una spirale che genera, chiudendosi ad anello, una superficie torica. Chiuso l’anello attorno al buco centrale del toro, il soggetto non sa di avere compiuto un giro in più. Conveniamo con Lacan che i lacci avvolti ad elica, tutto intorno al vuoto centrale del toro, raffigurano le domande della ripetizione, di modo che quello di rotazione, che la spirale ha compiuto ritornando su se stessa, si può assimilare al desiderio. In questa logica di computo, dove tratto unario e laccio stanno per giro della ripetizione, il soggetto che conta va ricercato proprio in quel giro mancante, nel giro originario che la ripetizione vorrebbe far risorgere, riproponendo un nuovo giro sempre uguale e diverso, come lo scacco sempre uguale e diverso che egli ritrova nella sua condotta. Da questo svolgimento il soggetto che ne deriva è aspirato al centro di un vuoto, dove crede di custodire la cosa più preziosa, la ragione del proprio ideale, e non sa d’essere identico a quella mancanza d’essere che ha dato l’avvio al vortice della spirale.

Avvolto come in un bozzolo dalle sue domande, il soggetto fa uno con l’oggetto della pulsione. Il passo da compiere è quello di trasmutare il laccio in un taglio, nella forma di un otto ripiegato su se stesso: otto interno. Considerato che nel cuore della domanda c’è già il desiderio, possiamo raffigurare il giro della domanda in continuità con il giro del desiderio in un laccio unico, che torcendo e divergendo in un punto il suo percorso può ribaltare su se stesso. Il punto di torsione di questo laccio che torna su se stesso è quello che opera la mediazione tra domanda e desiderio, distanziando l’oggetto dall’ideale. L’otto interno col suo taglio doppio ma continuo, permette al soggetto di separarsi. Questa operazione, in cui il soggetto viene ad essere identico al taglio nella forma di una banda di Moebius, perchè possa isolare l’oggetto, non è immediatamente applicabile al toro; perché ciò avvenga, occorre che prima le superfici del toro s’intersechino e si compenetrino trasmutando in una figura topologica diversa, la cui superficie interna si trova in continuità con l’esterna. È così che nelle figure prodotte dall’inconscio, ogni volta che il desiderio fa irruzione nel punto reale, letterale, d’intersezione della linea della domanda su se stessa, viene alla luce il soggetto, come espunto dal suo stesso discorso, in un dire che e-siste al discorso.


*


Le trait unique d'identification à l'objet perdu freudien, est rapporté par Lacan au trait de structure : le trait laissé par la plume sur la page, celui gravé - un suite à un autre - par le chasseur préhistorique sur la côte de l'antilope, pour marquer la différence du coup réussi par rapport à celui qui a précédé. Ou bien encore celui gravé sur la tête du lit par le Marquis de Sade, dans la tentative qui fut la sienne d'arrimer son être à chaque acte accompli, différent du précédent et pourtant pareil, car toujours autre que celui recherché. Il s'agit du trait qui révèle le cycle de la répétition et qui par la même peut être assimilé au tour d'une spirale qui génère, se refermant en anneau, une surface torique. Parce que l'anneau est fermé autour du trou central du tore, le sujet ignore d'avoir accompli un tour supplémentaire. Nous convenons avec Lacan que les lacs enroulés en hélice, tout autour du vide central du tore, représentent les demandes de la répétition ; il s’ensuit alors que la rotation accomplie par la spirale autour du vide « jusqu’à ce que ce petit serpent de bobine se morde la queue » peut être assimilé au désir. Dans cette logique de comptage, là où trait unaire et lacs indiquent le tour de la répétition, le sujet qui compte doit être justement repéré dans le tour absent, le tour originaire que la répétition voudrait faire resurgir en proposant encore une fois un nouveau tour, toujours le même et toujours différent, comme il en est de l'échec toujours pareil quoique autre, qu'il rencontre dans sa conduite. À partir de ce développement, le sujet qui en émane est aspiré au centre d'un vide, où il croit protéger la chose la plus précieuse, la raison de son propre idéal, et ne sait pas à quel point il est identique à ce manque à être qui a donné l'impulsion au tourbillon de la spirale.

Enveloppé par ses demandes comme dans un cocon, le sujet fait un avec l'objet de la pulsion. Le pas à accomplir est celui de transmuer le lacs en une coupure dont la forme est celle d'un huit replié sur lui-même : un huit interne. Si l'on considère qu'au cœur de la demande il y a déjà le désir, nous pouvons représenter le tour de la demande dans sa continuité avec le tour du désir par un lacs unique, capable de se renverser sur elle-même grâce à sa torsion et à la divergence qui s'imprime en un point de son parcours. Le point de torsion de ce lacs qui revient sur lui-même est celui qui opère la médiation entre demande et désir, en espaçant l'objet de l'idéal. Le huit interne, avec sa coupure à la fois double et continue, permet au sujet de se séparer. Cette opération où le sujet se trouve être identique à la coupure, dans la forme d'une bande de Mœbuis, pour qu'il puisse isoler l'objet, n'est pas immédiatement applicable au tore ; pour pouvoir l'être, il est nécessaire qu'auparavant les surfaces du tore se croisent et se pénètrent, transmuant ainsi en une figure topologique différente, dont la surface interne se trouve être en continuité avec celle externe. C'est ainsi que dans les figures produites par l'inconscient, au fur et à mesure que let désir fait irruption au point réel, littéral, d’intersection de la demande sur elle-même, vient au jour le sujet, évincé de son propre discours, en un dire qui ek-siste au discours même.








Site réalisé par Silvia Lippi