Rencontre à Nantes - 20 et 21 Juin
2009
Comment devient-on psychanalyste aujourd'hui ?
Aujourd'hui comme hier, c'est l'analyse personnelle qui est la première exigence et le premier temps indispensable de tout possible devenir analyste. Elle ne saurait pourtant en être la seule condition: il ne suffit pas d'avoir « été analysant » pour « devenir psychanalyste », même et y compris lorsque cette analyse aura été conduite jusqu'au point où un projet « d'être » psychanalyste se révèle pour ce qu'il est: une des résistances au « désir d'analyste ».
Et rien n'assure que les étapes suivantes du parcours traditionnellement
adopté – enseignements et cures contrôlées – soient à même de contrecarrer
durablement l'insatiable voracité des dites résistances, pour la satisfaction
desquelles ne manquent ni les médailles, ni les titres, ni les savoirs
institués. Economie de marché et société libérale aidant, la passion du
signifiant, hors-temps, pourra-t-elle encore longtemps faire pièce aux brillances
des passions de l'être?
L'université – pour combien de temps encore? - délivre aux psychologues des
enseignements de « clinique psychanalytique » qui peuvent autoriser une
mise en continuité où s'efface la coupure entre l'exercice de la psychologie
clinique et la pratique de la psychanalyse. Les pays européens – le moment est
venu pour la France – règlementent le titre de psychothérapeute: la
psychanalyse échappe – provisoirement? - à cette réglementation, mais un
titre de psychanalyste pourrait être la prochaine étape, et ce dans un
contexte où, de nombreux psychanalystes en font le constat, leur « métier
» est peut-être en voie de disparition, la conduite de la cure (au sens
de la cure-type) étant bien souvent la portion congrue de leur activité.
Le psychanalyste ne saurait s'autoriser ni de l'Université, ni de l'Etat.
Et pas davantage ne saurait-il s'autoriser du transfert, qu'il s'agisse,
pour chacun, de son propre transfert d'analysant, ou des transferts auxquels
prête lieu une pratique clinique, psychiatrique, psychologique ou
psychothérapeutique.
Nous remettrons à l'étude les conditions requises pour que le paradigme
qui nous oriente - « le psychanalyste ne s'autorise que de lui-même et de
quelques autres » - n'alimente pas les revendications
autoréférentielles qui sont aujourd'hui à la mode: illusoire crédit
apporté par la psychanalyse aux méthodes psychothérapeutiques qui prétendent
s'en inspirer « en partie », ou imaginaire promotion socio-professionnelle
offerte à des cliniciens « un peu » chevronnés.
Ceci revient à poser la question: quel est l'à-venir du psychanalyste,
cette formation de l'inconscient qui insiste pour quelques-uns, malgré les
résistances que la vie sociale actuelle lui oppose?
Comité d'organisation:
Bernard Brémond, Gorana Bulat-Manenti, Luigi Burzotta,
Claude Dumézil, Silvia Lippi.
Samedi 20 juin
à l'hôtel de l'Horticulture, 7 quai Henri Barbusse
10h 30 Ouverture: Bernard Brémond (Nantes): « Métier impossible,
métiers possibles »
11h 00 Gorana Bulat-Manenti
(Paris): « La « clinique théorique » condition de la
transmission de la psychanalyse ? » – discutante
Marie-Noëlle Raynal (Nantes)
11h 45 Luigi Burzotta (Rome): « Est-ce que je peux m’autoriser à réinventer la
psychanalyse? » – discutant Jean Perroy (Nantes)
12h 30: Déjeuner
Présidente de séance: Edwige Pasquier (Nantes)
14h 30 Silvia Lippi (Paris): « Paideia
et transfert analytique. » - discutant Sylvain Frérot (Caen)
15h 15 Francisco Rengifo (Paris): De la formation et du devenir
analyste et ses avatars symptomatiques - discutante Gabrielle
Zalio (Nantes)
Pause
Présidente de séance: Claude-Noële Pickmann (Paris)
16h 30 Hélène Godefroy (Paris): "Au croisement du désir" – discutant Jean-Yves Méchinaud (Nantes)
17h 15 Claude Dumézil
(Paris): « Le psychanalyste
hors cadre » – discutante Françoise Raux-Filio (Nantes)
Dimanche 21 juin
au C.F.E.J.E., 102 rue Saint Jacques,
10h 30 – 12h 30:
« Une psychanalyse, c'est le traitement que l'on attend d'un
psychanalyste »
(J. Lacan)
- Y-a-t-il des psychanalystes sans psychanalysant?
Table ronde entre les intervenants et les discutants du samedi,
animée par Dolorès Frau-Frérot (Caen) et Claude-Noële Pickmann
12h 30:
Cliquez ici pour obtenir le bulletin d'inscription
Sélection d'hôtels à Nantes
Journées à Barcelone - 23 et 24 Mai 2009
LA FILIATION DANS L’ACTUALITÉ
Ces dernières
années, on assiste dans notre civilization occidentale à une série de
transformations sociales relatives à la filiation et l’éducation des enfants. L’incorporation
des femmes au marché du travail et leur nouveau role social chaque jour plus
reconnu, le grand pourcentage des couples qui se séparent, les techniques de
procreation assistée, l’adoption de la part de familles monoparentales –soit
hetéro ou homosexuelles- etc., remettent de plus en plus en question la structure
religieuse/patriarcale de la famille traditionelle.
Un des
résultats majeurs de la psychanalyse a été de montrer la complexité de la
fonction paternelle et son incidence tant sur le désir que sur les symptômes
dont souffre le sujet. En ce sens, le type de nomination qui noue por chacun de
nous les trois dimensions (le symbolique, l’imaginaire et le réel) n’est pas
indifférent.
La
Psychanalyse n’est pas une conception du monde, ce qui implique qu’elle n’a
aucun idéal à promouvoir, mais elle peut interroger les effets que les
changements dans la constellation familiale sont en train de produire dans la
structure du désir des enfants.
Programme
SAMEDI 23
9hs. Réception
9:30hs. Oeuverture de la Journée – Marcelo
Edwards
9:45hs. “Personne ne sait qu’il est inseré dans le
père” – Luigi
“Quoi de neuf ?” – Georges
Verdiani
“Las nuevas respuestas ante los malestares
de siempre”
Coordination: Graziella
Baravalle
11:15hs. Pause
11:30hs. “No filiaciones y otras filias” – Laura Kait
“mater-pater-genitrix-genitor_nueva clínica con niños” –
“Rechazo y deseo de saber” –
Gloria Sabathé
Coordination: María José
Muñoz Baena
13:00hs. Repas
15:30hs. “Arrebato en tiempos de utopía” – Rosa
Navarro
“¿De qué género es tu padre?”
– Juan Manuel Gasulla
“¿Presencia del padre?” –
María Vilma Schwartz
Coordination: Gloria Sabathé
17:00hs. Pause
17:15hs. “Diffraction actuelle de la fonction dite
paternelle” – Patrick
“Les dires qui n’homment” –
Claude Noële Pickmann
“Espontáneos” – Roland Chemama
Coordination: Joan Bauzá
18:45hs. Fin Samedi
DIMANCHE 24
9:30hs. “Contra un psycoanalisis incestueuso”” –
Silvia Lippi
“Transmission en psychanalyse
et duplicité paternelle” –
“Fetichismo y linaje” –
Graziella Baravalle
Coordination: Rosa Navarro
11:00hs. Pause
11:15hs. “Le corps: symptôme de la filiation” –
Hélène Godefroy
“Nominación y localización
del sujeto” – Marcelo Edwards
“¿Complejo de Edipo o
estructura infantil del deseo? –
Coordination: María Vilma
Schwartz
12:45hs. “Dimensions actuelles du roman familial
des nevrosés” –
“De la nécessaire extensión
du Complexe de Oedipe
Coordination: Marcelo
Edwards
14:00hs. Clôture de la Journée: Annick Juredieu
Il y aura
une traduction écrite (espagnol-français et viceversa) de chaque texte.
La Journée
aura lieu dans l’hôtel Le Meridien – Ramblas 111, Barcelone – Tel.
0034-93-318-62-00, le Samedi 23 de 9:30 a 19hs. et le Dimanche 24 de 9:30 a
14:30hs.
Pour
réservations dans l’hôtel Le Meridien contacter avec Mme. Elvira Santin: elvira.santin@lemeridien.com
Pour
d’autres hôtels, consulter sur Internet: Hoteles Barcelona Ramblas (Ciutat
Vella), et en particulier, l’ hôtel Turin: reservas@hotelturin.com (www.hotelturin.com).
Prix: 65 e.
(repas du samedi compris)
Il est
nécessaire de confirmer l’assistance.
Organisation:
Annick Juredieu, Gloria Sabathé et Marcelo Edwards
Information:
0034-686-346-019 et 0034-687-713-244
