JORNADAS / JOURNÉES
du 14 juin 14h au 16 juin 14h
del 14 de junio al 16 de junio 14 horas
TOLEDO
Hotel Alfonso VI, General Moscardó 2
PASIONES DESENFRENADAS
PASSIONS DÉCHAÎNÉES
Hoy
en día nos vemos confrontados a la necesidad de profundizar en las
cuestiones relacionadas con el desencadenamiento de las pasiones, es
decir, con lo que sitúa al sujeto fuera de todo límite o control,
aquello que franquea la línea roja y lo arrastra hacia su perdición. En
esa situación el sujeto deviene cada vez más -en lo Real- un objeto a,
causa del deseo del otro, y su deseo queda aplastado por la demanda de
un Otro no barrado. Esta posición equilibra al sujeto porque garantiza
la consistencia, tanto del Otro como de su propio ser, pero al precio
de verse apresado en lo que Lacan designó como pasiones del ser: el
amor, el odio y la ignorancia. Cuando el sujeto se siente afectado por
sus pasiones y quiere descifrar el enigma que las sostiene, nos
encontramos en presencia de alguien que puede ocupar la posición de
analizante. En cambio, cuando rechaza el saber inconsciente y se coloca
en una posición irracional e intolerante, estamos ante un sujeto
inanalizable que se encuentra atrincherado en su fanatismo, es decir en
el "deber ser", lo que es otra manera de designar el imperativo del
superyo, que arrastra el sujeto a la pulsión de muerte y al goce
particular que está vinculado con la misma.
Aujourd'hui,
nous nous voyons confrontés à la nécessité d'approfondir les questions
liées au déchaînement des passions, c'est à dire à ce qui se situe hors
de toute limite ou de tout contrôle , à ce qui franchit la ligne jaune
et qui entraîne le sujet vers sa perte. C’est que le sujet se fait de
plus en plus, dans le Réel, objet a,
cause du désir de l'Autre, écrasant ainsi le désir sur la demande d’un
Autre non-barré. Cette position équilibre le sujet parce qu'elle
garantit la consistance tant de l'Autre que de son propre être, mais au
prix de se voir saisi par ce que Lacan désigna comme passions de l'être
: l'amour, la haine et l'ignorance. Quand le sujet se voit affecté par
ses passions et veut déchiffrer l'énigme qui les maintient, nous nous
trouvons en présence d'un sujet qui peut occuper la position
d'analysant. En revanche, quand il rejette le savoir inconscient et se
place dans une position irrationnelle et intolérante nous sommes en
face d'un sujet inanalysable qui se trouve enfermé dans le fanatisme,
c'est à dire dans le "devoir être", ce qui est une autre manière
d'appeler l'impératif du surmoi, celui qui ramène le sujet à la pulsion
de mort et à la jouissance particulière qui y est liée.
Comité científico de las jornadas / Comité scientifique des journées :
Graziella
Baravalle, Luigi Burzotta, Roland Chemama, Claude Dumézil, Marcelo
Edwards, Jorge Gómez, Christian Hoffmann, Cristina Jarque, Silvia
Lippi, Gorana Manenti, Rosa Navarro, Gérard Pommier, Claus Rath y
Francisco Rengifo,
Comité de organización / Comité d'organisation :
Lola Burgos, Luigi Burzotta, Roland Chemama, Claude Dumézil, Marcelo Edwards, Jorge Gómez Alcalá, Alfonso Gómez Prieto, Cristina Jarque, Gorana Manenti, Gérard Pommier, Claus Rath.
Gestión:
- Cristina Jarque : cristinajarque@gmail.com
- Lola Burgos : lola_burgos@yahoo.es
- Jorge Gómez Alcalá : jorgegomezalcala@hotmail.com
Programa
de las jornadas
Programme des journées
VIERNES
14 DE JUNIO / VENDREDI 14 JUIN
14:00 Recepción / réception
14:30 Apertura / ouverture: Excelentísimo Sr. Don Emiliano García-Page, Alcalde de Toledo
14:45 Presentación / présentation: Roland Chemama y Cristina Jarque
15:00 Inauguración de las Jornadas / Introduction au theme des journées - Gérard Pommier
15:30 a 17:00 coordinador / modérateur :Graziella Baravalle
- Claus Rath: Encadenamiento y desencadenamiento en Freud / Enchaînement et déchaînement chez Freud.
- Hervé Bentata: La pasión de la letra / La passion de la lettre
- Gorana Bulat-Manenti: Elementos desencadenantes de un amor erotómano / Eléments déchainés d'un amour érotomane.
17:00 a
17:30 Pausa / Pause
17:30 a 19:00 coordinador / modérateur : Cristina Jarque
- Lola Burgos: Juana de Castilla y Teresa de Avila: pasiones sin límite / Juana de Castilla et Teresa de Avila: passions sans limite
- Soledad Godano: Pasiones desenfrenadas: de Eros a Tánatos / Passions déchaînées: d'Éros à Thanatos.
- Jean-Marie Fossey: Camille Claudel: el enigma de un destino / Camille Claudel l'enigme d'un destin
19:00 a 19:30 Pausa
19:30 a 21:00 coordinador / modérateur : Marcelo Edwards
- Rosa Navarro: Pathos: Hasta el sol tiene manchas / Pathos: Même le soleil a des taches.
- Estrella Fernández: Camille Claudel: Una pasión desenfrenada / Camille Claudel: une passion dechâinée
- Jean-Claude Aguerre : Pasión pánico / Passion panique
21:00
FIN
SABADO
15 DE JUNIO / SAMEDI 15 JUIN
10:00 a 11:30 coordinador / modérateur : Roland Chemama
- Cristina Jarque: Frida Kahlo: pasión que cautiva / Frida Kahlo: passion qui captive.
- Gérard Pommier: Pasión de la repetición / Passion de la repetition
- Marcelo Edwards: LA Verdad como pasión / LA Vérité comme passion
11:30 a
12:00 Pausa / pause
12:00 a 13:30 coordinador / modérateur : Rosa Navarro
- Luigi Burzotta: Enamodamiento / Hainamoration
- Graziella Baravalle: M. Butterfly: la pasión de la ignorancia / M. Butterfly: la passion de l'ignorance
- Catherine Fava Dauvergne: Alocadamente, ¿sin excederse? / A la folie, pas du tout?
13:30 a
16:00 COMIDA / DÉJEUNER
16:00 a 17:30 coordinador / modérateur : Lola Burgos
- Jorge Gómez Alcalá: La pasión en Cervantes: Don Quijote y Sancho Panza / La passion dans Cervantes: Don Quijote et Sancho Panza
- Marisa Pronesti: Pasiones del odio. Pasiones políticas / Passions de la haine. Passions politiques
- Ahmed Bouhlal: Pink, apasionadamente / Pink, passionnément
17:30 a
18:00 Pausa / Pause
18:00 a 19:30 coordinador / modérateur : Graziella Baravalle
- Astrid Zeceña: La sábana, el fantasma y coincidencias pasionales en Bataille / Le drap, le fantasme et les coïncidences passionnelles chez Bataille.
-
Arlette Pellé: La pasión de lo
extremo en la clínica contemporánea / La passion de l'extrême dans la clinique
contemporaine
-
Liliana Filipovic: Arreglo de
cuentas con el goce / Règlement de comptes avec la jouissance
19:30
FIN
20:00 Reunión de los miembros de la Fundación europea
para el psicoanálisis / Réunion des
membres de la Fondation européeenne pour la psychanalyse.
21:30
CENA / DINER
DOMINGO
16 DE JUNIO / DIMANCHE 16 JUIN
10:00 a 11:30 : coordinador / modérateur : Rosa Navarro
- Jorge Cacho: ¿Qué nos enseña la apatía sobre la pasión? / Qu'est-ce que l'apathie nous enseiggne sur la passion?
- Hélène Godefroy : El hombre que amaba a las mujeres / L’homme qui aimait les femmes
- Françoise Decant: La "pasión" de Jacques Lacan / La "passion" de Jacques Lacan
11:30 a
12:00 Pausa
12:00 a 12:30 ¿Me apasiona el psicoanálisis? / Suis-je passionné par la psychanalyse?
Roland Chemama
12:30 Clausura de las jornadas / Clôture des journées : Roland Chemama
13:30
FIN
Informaciones prácticas
Renseignements pratiques
El precio de inscripción a las jornadas es de 90 euros. Para los miembros de la Fundación 60 euros y para los estudiantes 30 euros, a pagar in situ.
Les frais d’inscription aux journées d’étude sont de 90 euros, membres de la Fondation 60 euros, étudiants 30 euros, à régler sur place.
Reservaciones en el hotel ALFONSO VI en Toledo: 925-28-12-10
Reservations à l’hôtel ALFONSO VI à Toledo : 925-28-12-10.
JOURNÉE
Le premier weekend du mois de mai aura lieu à Berlin une journée italienne avec la participation de quelques membres de la Fondation. Il s’agit d’un travail clinique présenté par Luigi Burzotta (Rome) - La voce del Padre, risonanze della parola in un caso clinico -, avec comme discutante Johanna Vennemann-Bär (Kassel/Rome), et des interventions sur la question de la Laienanalyse telle qu'elle se présente aujourd'hui, notamment en Italie (dans chaque pays on se confronte de façon particulière avec la problématique générale). Interviendront :
Giuliana Bertelloni (Florence), Simone Berti (Florence), Alberto Zino (Florence), Davide Radice (Milan), Antonello Sciacchitano (Milan).
Les deux derniers ont récemment publié une nouvelle traduction, munie de commentaires, de prises de position parfois critiques à l’égard de Freud (ils le trouvent, malgré son refus de l’impérialisme médical, trop proche de la médecine) : La questione dell'analisi laica. Conversazioni con un imparziale di Sigmund Freud, A. Sciacchitano e D. Radice. Ed. Mimesis, Volti 2012.
Colloques parisiens
de la Fondation européenne pour la psychanalyse
2012-2013
organisés par G. Bulat-Manenti, R. Chemama,
C. Hoffmann et H. Godefroy
Le 13 avril 2013, de 14h30 à 17h30
Université Paris Diderot-Paris 7
Salle 247 E, Halle aux farines, 10 rue Françoise Dolto 75013
participation aux frais 10 euros
Figures de la passion
avec les interventions de
J-C Aguerre, G. Bulat-Manenti, H. Godefroy,
et J-J. Tyszler
La Fondation européenne pour la psychanalyse organise à Tolède, du 14 au 16 juin, un colloque intitulé : Passions déchaînées.
N’est-ce pas une occasion de rappeler que le thème de la passion,
curieusement, n’est pas souvent abordé par les psychanalystes ?
Il
est vrai que les figures de la passion sont peut-être diverses autant
que leurs objets. Nous nous proposons, le 13 avril, d’en explorer
quatre, lors d’une après-midi qui permettra déjà de repérer les enjeux
de cette question.
Jean-Jacques Tyszler nous rappellera, en reprenant la lecture lacanienne de G. de Clérambault, que La "passion des étoffes est passion de la lettre ".
Ainsi cette passion singulière ferait entendre comme rarement que le
tissu est support d'une extase qui fait « crisser » la
littéralité.
Hélène Godefroy abordera pour sa part La passion du corps au féminin,
en s’appuyant sur la clinique contemporaine, celle de ces jeunes filles
qui s’exposent au regard des hommes, hystérisant leur féminité en se
faisant l’objet idéal.
G. Bulat-Manenti a choisi pour titre : Pas-toute érotomane.
Elle se demandera si un travail analytique est possible avec un sujet
présentant une problématique érotomane. A partir d'un cas clinique elle
abordera la mise en place du transfert et les difficultés de son
maintien ainsi que la place et la position de l’analyste dans ce
travail particulier.
Enfin J-C. Aguerre nous parlera de La passion comme panique.
Panique au sens étymologique : lorsque les armées s’approchaient
du dieu Pan, les soldats ne se reconnaissaient plus entre eux et
s’entretuaient.
Colloques parisiens de la Fondation européenne pour la psychanalyse
2012-2013
organisés par G. Bulat-Manenti, R. Chemama, C. Hoffman et H. Godefroy
Le 8 décembre 2012, de 14h30 à 17h30
Université Paris Diderot-Paris 7
Salle 247 E, Halle aux farines, 10 rue Françoise Dolto 75013
participation aux frais : 10 euros
Qu’est-ce qu’un père aujourd’hui ?
Débat avec A. Pellé, j-P. Lebrun, G. Pommier, L.Sciara
Une controverse traverse depuis quelques années les divers groupes de psychanalystes. Quelle place faut-il laisser au modèle familial et social prévalent dans la détermination des névroses ? Et plus particulièrement est-ce que les mutations sociales ont produit, durant la seconde moitié du vingtième siècle, une « nouvelle clinique » ?
Ces questions, qui ont été abordées lors du dernier congrès de la Fondation européenne pour la psychanalyse, nous avons décidé de les reprendre, à Paris, le 8 décembre 2012. Si l’on ne veut pas en rester à des formulations très générales, qui entraînent souvent des prises de position peu nuancées, les points de discussion possibles sont nombreux. Qu’est-ce qui, par exemple, serait le plus pertinent pour rendre compte des mutations de la clinique, quelle que soit d’ailleurs l’importance qu’on leur accorde ? J. Lacan évoquait, dans sa « note sur l’enfant » ce qui se passe lorsque l’enfant « devient l’objet » de la mère, lorsqu’il « réalise » la présence de l’objet a dans le fantasme. Faut-il alors retourner au lien mère enfant pour entendre quelque chose à ce qui se passe dans la clinique contemporaine ?
Il est clair cependant que ces premières questions engagent celle du père. Dans la société contemporaine, la place du père a changé. Le législateur a pris ces modifications en compte, ou même les a précédées. Le rapport à la sexualité s'en est trouvé modifié, et les symptômes ne présentent plus la même enveloppe formelle. La clef de voûte de la structure est-elle alors en train de s'effondrer, ou bien s'agit-il seulement d'un nouvel agencement du complexe maternel ? Ces questions cruciales sont l'occasion de divergences et de débats dont il faudrait aujourd’hui approfondir les enjeux.
Fondation Européenne pour la Psychanalyse
Groupe clinique Inconscio a Firenze
Giardino
Freudiano
Laboratorio di ricerca freudiana
La Psychanalyse et la cure
Florence le
27 octobre 2012
Accademia
toscana di scienze e lettere, La Colombaria, Via sant’Egidio 23/1
Selon la version officielle de l’histoire du mouvement
psychanalytique, faite à l’usage de l’IPA, Ferenczi serait un analyste à
l’esprit pressé d’un commis voyageur possédé par la furor sanandi et soucieux
d’abréger le temps de l’analyse. Cette version est fausse. Ferenczi a été le
premier analyste à avoir conduit des analyses qui ont duré des années. Si
le temps avait son importance dans ses recherches, c’était en fonction de cette
question : est-ce que la psychanalyse est une opération sans fin, auquel
cas l’amour du transfert serait la maladie même dont elle prétend guérir le
patient, ou bien a-t-elle une fin et laquelle ? Dans une communication
faite en 1927 au Congrès d’Innsbruck, consacré à cette question, il se réfère à
une remarque de Freud selon laquelle le moment où le patient déclare avoir
simulé jusque là est un bon signe qui annonce la proximité de sa guérison
puisque, jusque là il vivait effectivement dans la mensonge du fantasme. Partant
la fin de l’analyse consiste dans le renoncement aux fantasmes. Si l’on ajoute
que dans un autre texte, Ferenczi souligne que cela n’a rien d’étonnant si le
patient se montre peu reconnaissant envers son médecin, car si ce dernier le
débarrasse tout aussi bien de la jouissance qui sous-tendait ces
symptômes, on peut conclure que, selon Ferenczi, renoncer au fantasme et
renoncer à la jouissance, c’est tout un. Reste à préciser qu’il voit là une fin
idéale. « Si vous me demandez, dit-il, si je peux faire état de beaucoup
d’analyses achevées ainsi, je dois vous répondre : non. »
(Psychanalyse 4, p. 52)D’où se posent pour nous ces deux questions : a)
avons nous une autre réponse qui ne soit pas jargon à la question de
Ferenczi ? b) si l’on admet sa réponse, pouvons-nous prétendre à des
meilleurs résultats ?
Moustapha Safouan
9h 00
Inscription
9h 30 Accueil: GIULIANA BERTELLONI
9h 40 Introduction: LUIGI BURZOTTA
La Psychanalyse et la cure Clinique - Pratique - Le Trait
du Cas Claude Dumézil
Le trait du cas, une clinique du réel Dolorès Frau – Frérot
10h 30 Présentent : GIULIANA BERTELLONI
XAVIER
BARRET
Le réglage de la position paternelle fait-il écho à la
conduite de la cure analytique? Guy Dan
Psychose: Position de l'analyste dans La Cure Luis Tarragona
La Création et la cure, parcours parallèle Enjeux
identique ? Alain Passot
Que devient l’analyste dans le transfert :
signifiant ou objet? Christian Hoffmann
La cura del desiderio nell’anziano Alfeo Foletto
12h 00 Présentent: RENATA BARBIERI
GIAMPIERO BELLI
Le Caire 01-09-1995 Moustapha Safouan
La
« cure » avec le patient toxicomane Michèle
Benhaim
L’amour dans le contexte de la cure Francisco Rengifo
Transfert et improvisation Laura Pigozzi
La psicanalisi: cura o formazione Ettore Perrella
Le trait et la distance, la question de l’identification
dans un cas de psychose Silvia Lippi
13h 30 – 14,30
Pause
14h 30 Présentent: MARIA CONCETTA PINTO SIMONE
BERTI
Significato psicanalitico delle idee d’immortalità della
Sindrome di Cotard Yorgos Dimitriadis
Un sentiment de pitié Gabriela Angela Zadra
Les solutions auto thérapeutiques dans les psychoses et
la place de l’analyste Fabiana
Lucia Campos Baptista
L'analyse et le désir de guérir Didier Lauru
La phobie du rouge Giampiero
Belli
La pulsion de mort dans la cure Marielle David
16,00 Présentent:
SILVIA
PILATI
PATRIZIA
LUPI
De la clinique psychanalytique à la pratique de la
psychanalyse Bernard Bremond
La psicanalisi e la cura Davide Radice
Uno spettro si aggira per l’Europa lo spettro di una
psicanalisi che ha ancora voglia di essere critica Giovanni Rotiroti
Il finestrino del treno Alberto
Zino
La dénégation dans l’hystérie Monique Lauret
« Freud apporte, qu’au cœur de la constitution de
tout objet, il y a la libido. Si cela a un sens, cela veut dire que la libido
ne soit pas simplement le surplus de notre présence praxique dans le monde,…
dans l’ensemble pratiquement nous…nous faisions fort bien notre affaire de
ramener les gens à la leur, d’affaire, bien sûr, seulement, ce qu’il y a de
certain, c’est que même quand nous épinglons ce résultat sous la forme de
succès thérapeutique, nous savons au moins ceci… : ou que nous l’avons fait
en-dehors de toute espèce de voie proprement analytique, et alors que ce qui
clochait au cœur de l’affaire, car c’est de cela qu’il s’agit, cloche toujours
– ou bien que si nous sommes là parvenus, c’est justement dans toute la
mesure [où] nous avons été ailleurs, vers ce qui clochait, ce qui touchait, au
centre, le nœud libidinal » Jacques Lacan, L’identification 20 juin
1962.Pour parvenir au cœur de « ce nœud libidinal » la pratique
de l’analyse court des rues qui ne visent pas un « résultat sanctionnable
dans le sens de l’adaptation ». Ce sont des sentiers qui demandent le
survol des « petites affaires », qui induisent au dire un battement
d’ailes : pour que la parole retrouve son terrain originaire, le creuset
où elle une fois s’est formée et où continuellement elle se renouvelle :
pour inventer, dans des nouvelles formes inattendues mais quelque fois aussi
insensées, un savoir nouveau où finalement le sujet se retrouve. Seulement en
s’abstenant de toute intention à vouloir « ramener les gens au bien-être
de leur Sorge », est alors permis au dire, qui se veux
psychanalytique, d’haler par ces chemins à condition de les déblayer de tout
savoir prédéfini, en tant que c’est la libido qui traine. « Grâce â ces
voies nous apportons, dans un lieu complémentaire qu’elles ne concernent pas,
si ce n’est par retentissement, des retouches, c’est le maximum de ce qu’on
peut dire ». Ça peut paraître un risible résultât de se borner à seulement
« apporter par retentissement des retouches », mais lors que cela advienne,
c’est le signe que quelque chose est changé dans l’économie libidinale.
Luigi Burzotta
21h 00 Diner sur réservation
Pour des raisons d’organisation est absolument
indispensable nous faire connaître à l’avance votre participation au repas du
samedi soir (environ 40 euro).
Merci de confirmer votre présence: luigi.burzotta@live.it
CONGRES
FONDATION EUROPÉENNE
pour la PSYCHANALYSE
8 - 10 Juin 2012
BARCELONE
Gallery Hotel C. Roselló 249
AVEC QUEL INCONSCIENT
TRAVAILLONS-NOUS ?
Reprendre
un questionnement sur l'inconscient constitue aujourd'hui une
nécessité. Les dernières décennies ont vu en effet se multiplier des
pratiques thérapeutiques prétendant chacune à la plus grande
efficacité, tout en étant -est-ce un paradoxe ?- de plus en plus
empiriques. Mais comment pourraient-elles avoir la moindre pertinence,
puisqu'elles espèrent guérir un sujet en commençant par méconnaître
l'inconscient qui le détermine, et détermine donc aussi le symptôme
qu'elles prétendent soigner ?
Il est vrai d'ailleurs que Freud,
lorsqu'il reconnut la nécessité de laisser sa place à l'inconscient, en
fit seulement une hypothèse nécessaire. L'inconscient, par définition,
n'est l'objet d'aucune perception, mais il faut le supposer à partir de
ses effets, qui eux sont incontestables.
Nous ne prenons sans
doute plus les choses ainsi aujourd'hui. Plutôt que supposé,
l'inconscient nous apparaît réel –c'est du moins une formulation à
laquelle Lacan en vint à la fin de sa vie-. Cette définition
invalide-t-elle, cependant, celles qui furent données précédemment, y
compris par Lacan lui-même? Sans doute pas, d'autant que pour nous la
question est moins ontique (quel serait l'être de l'inconscient), que
pratique et éthique (avec quel inconscient travaillons-nous?).
Comment
concevoir l'inconscient s'il est vrai que l'équivoque, plutôt que le
sens, peut soulager le sujet de symptômes qui le handicapent? Mais
aussi comment le concevoir si pour chacun un noyau irréductible semble
résister à toute interprétation, de sorte que l'analyse, qui permet au
sujet seulement de s'en approcher, le laisse aussi devant la
responsabilité de donner une issue un peu moins cruelle à ce qui
commande son destin?
RAPPORT MORAL DE ROLAND CHEMAMA
TEXTES DU CONGRES en françaisTEXTES DU CONGRES en espagnol
La Fondation Européenne
pour la Psychanalyse
a coorganisé le
Congrès Mondial de la
Psychanalyse
« Politiques du
bonheur »
qui s’est tenu à Kiev du
24 au 28 mai 2012.
Gérard Pommier est intervenu sur le thème
« Attention, bonheur ! »
Gorana Bulat-Manenti est intervenue sur le thème
« Le bonheur
déçu : exemple clinique d’efficacité psychanalytique dans un cas de
mélancolie »
POUR EN FINIR AVEC LE CARCAN DU DSM
L’obligation d’une référence diagnostique au DSM nuit à
la scientificité ; elle contrarie le soin psychique ; elle est
coûteuse pour les Etats ; elle paralyse la recherche et l’enseignement
La « souffrance psychique » déborde la
définition habituelle des maladies, car elle peut concerner chacun. L’Organisation Mondiale de
1. Quelle est la valeur scientifique du DSM ?
Son ancêtre, le SCND est une compilation empirique
rédigée en 1932 pour l’armée américaine. En 1948, l’O.M.S. s’en est servie pour
rédiger l’International Classification of
Diseases, qui en est à sa dixième version (ICD10 ou CIM10 pour
La deuxième caractéristique antiscientifique de la
méthodologie DSM est qu’elle rassemble des statistiques qui ne concernent pas
les patients, mais les avis d’un échantillon de psychiatres. Il ne s’agit pas
d’observations cliniques, mais du décompte des opinions, parfois recueillies de
manière arbitraire. Cette méthode d’apparence démocratique n’a jamais existé
dans l’histoire des sciences. Un vote ne peut servir de preuve, et cette
nomenclature a été mise ainsi sous la coupe de l’opinion, comme le montre sa
légitimation par le terme de consensus.
Il s’agit d’un indice de popularité, mais en aucun cas de validité scientifique.
Ces premières caractéristiques non scientifiques du DSM,
ne font cependant pas obstacle à leur intérêt épidémiologique, qui peut entrer
dans le cadre d’une gouvernance rationnelle. Si l’on tient à s’en servir à
cette fin, les praticiens ne devraient pourtant pas être contraints de s’y
référer dans un but diagnostique et pronostique, obligation d’ailleurs
contraire à l’éthique médicale et à celle des soins psychiques.
2. Quelle est la validité clinique de cette
méthodologie ?
Les répertoires de « troubles » et de
« dysfonctionnements » ne donnent de la souffrance psychique que des
clichés de surface. Dans aucune branche de la médecine, un praticien ne
diagnostiquerait une maladie en se fiant aux apparences, à l’expression
manifeste d’un symptôme. Comme les retours d’invariants réguliers sont évités
par principe, les descriptions de surface se multiplient : la référence à
l’Evidence Based Medecine, qui entend
privilégier la preuve dans un but de plus grande efficience montre son objectif
en limitant l’exploration clinique à l’évidence la plus superficielle ou en
mélangeant des éléments d’ordre hétérogène (cliniques et moraux en
particulier) : ainsi par exemple, comme l’a remarqué le Pr. Misès à
propos du « trouble des conduites », « l’incivilité » devient
une maladie.
Le résultat est une inflation de « troubles »
qui corrobore l’absence de scientificité, alors que cette dernière permet au
contraire de limiter la grande variété des manifestations à quelques types
cliniques, dont le nombre est réduit. Depuis la
version de 1952, le DSM est passé du
recensement de 106 pathologies à 410 « troubles »
identifiés dans sa version actuelle. La prochaine version, le DSM V, en cours
d’élaboration, devrait enregistrer au moins une vingtaine de catégories
supplémentaires. En termes de pathologie mentale, elle aura construit des
« faux positifs » dont les seuls bénéficiaires risquent d’être les
groupes pharmaceutiques. De plus, cette inflation favorise la naissance
de concepts fourre-tout qui justifient des pratiques de soins dangereuses et
ségrégatives pour les enfants.
Dans les versions passées du DSM, une catégorie clinique
aussi constante que l’hystérie, dont la consistance est attestée par
l’expérience depuis l’Antiquité, a été supprimée. De même, la névrose n’est plus
homologuée depuis 1980 et, l’homosexualité a dû attendre 1987 pour ne plus être
considérée comme une maladie mentale. En
fait, la sexualité n’a, paradoxalement, plus de statut depuis cette date… On en retire l’idée que ces statistiques se
réfèrent à la culture américaine, à ses normes et à ses modes, alors que ces
classifications de psychopathologie ont une ambition internationale. L’O.M.S.,
en effet, compte imposer l’application de l’ICD dans le monde entier d’ici
quelques années.
Pour ce qui concerne maintenant le futur projet de DSM V,
il invente de nouvelles catégories de nature uniquement dimensionnelle, basée
sur l’amplitude des manifestations jugées pathologiques, comme par exemple
« le trouble d’hypersexualité » ou « le trouble paraphilique coercitif ».
Beaucoup plus inquiétant encore, l’instauration de valeurs prédictives prévoit
des « troubles » futurs. Chacun sera ainsi potentiellement un malade
et donc susceptible d’être traité préventivement. Cette inflation vertigineuse va
atteindre des sommets avec l’invention de « syndromes de risque »,
tel que le « syndrome de risque psychotique » qui imposerait, en
passant de la prévention à la prédiction, de prescrire systématiquement des
psychotropes à une proportion non négligeable d’adolescents jugés atypiques. Et
cela, alors qu’aucun test de terrain n’en justifie l’utilité. Une telle
extension de la pathologie pourrait d’ailleurs s’avérer contraire aux Droits de
l’Homme.
3. Le DSM nuit à la santé
Avec un catalogue de critères suffisamment large, un
psychiatre ne sera bientôt plus nécessaire. Un médecin ne le sera pas non plus,
ni même un infirmier. Le pharmacien pourra distribuer directement des
psychotropes. Si c’était vers cette politique de santé que les États étaient
orientés, quelle en serait l’efficacité ?
Un diagnostic DSM répertorie des manifestations
comportementales sans la profondeur de champ d’aucune structure d’ensemble
psychopathologique, et cela à rebours de toute la psychiatrie clinique. Chaque
comportement correspond à une case à cocher et n’est plus que le signe d’un
« désordre » érigé en entité pathologique innée. S’y ajoutent des
notions comme celle de « malade difficile », ou de « non
compliance au traitement ». Enfin, certaines catégories DSM (par exemple,
celles codées de F20 à F31) vont à l’évidence être mises au service de
transferts de compétences vers le médico-social, vidant la psychiatrie publique
et privée de son contenu. Déjà, dans certains services de la région parisienne,
et au nom de l'objectivité,
le recueil de check-lists dès le premier entretien a détrôné la sémiologie
clinique, jugée subjective, ainsi que
l’approche dynamique des symptômes. Le DSM supprime toute référence à une
causalité psychique ou historique, sans laisser sa place aux événements
traumatiques de la vie du patient et de son anamnèse ; tout est programmé
comme si la condition humaine pouvait être médicalisée. La cure relationnelle,
ou simplement la parole sont invalidées comme outils thérapeutiques, de sorte
que les patients qui ont un besoin urgent de se confier risquent de choisir des
thérapies non scientifiques, voire sectaires, avec la caution involontaire des
Pouvoirs Publics.
Sur la base de ces check-lists,
la plupart des patients sont médicamentés abusivement ou trop longtemps. Comme
le même symptôme joue dans des structures différentes, qui ne commandent pas la
même conduite thérapeutique, et comme ce symptôme est susceptible d’être
étouffé par un traitement pharmacologique, la cause première de la souffrance
psychique devient méconnaissable et le patient, inguérissable bien que
lourdement médicalisé. Dans la mesure où elles soulagent des effets et non
leurs causes, les prescriptions s’auto-reconduisent et augmentent
dangereusement, jusqu’à la dépendance – sinon à l’addiction. Lorsqu’un protocole
de soin échoue, au lieu de le remettre en question, on crée plutôt une nouvelle
catégorie. De sorte que les thérapies médicamenteuses, d’abord souvent utiles,
finissent par avoir un résultat contre-productif. D’autant plus que les effets
indésirables à long terme de médicaments récents sont encore inconnus et que
les études prévisionnelles entre bénéfices et risques sont souvent sujettes à
caution.
Ce cercle vicieux s’initie aujourd’hui dès l’enfance.
Pour une action préventive en psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, les
pédopsychiatres, en majorité de formation analytique, veulent collaborer avec
les pédiatres et les intervenants scolaires, afin de détecter les signes de
souffrance psychique. Et cela afin d'éviter qu'une souffrance latente évolue et
se fixe en psychose, en névrose sévère ou en une inadaptation permanente. Or,
le prochain DSM V transforme cette prévention en anticipation
thérapeutique : on ne soigne plus l’enfant pour ce dont il souffre
maintenant mais pour le trouble qui pourrait un jour se manifester chez lui.
Cette « prédictibilité » risque d’enfermer dans un diagnostic à vie
et une médicamentation pour des psychopathologies qui ne sont même pas encore
apparues. Au contraire, lorsque la souffrance psychique est entendue, ce soin
évite la fixation d’une pathologie.
4. Le DSM oriente les enseignements vers une pratique
unique
Le succès du DSM ne procède pas de la réception positive
des praticiens. Au contraire, il leur a été imposé de l’extérieur. Il a pris de
l’expansion d’abord grâce aux compagnies d’assurance et aux groupes de pression
qui ont exigé ses références pour leurs remboursements, aux USA et dans
certains pays d’Europe. Les entreprises pharmaceutiques sont également à
l’origine de grilles d’adéquations entre les catégories du DSM et
l’administration de médicaments. Ces différents lobbies ont été suffisamment puissants pour amener des universités
de plus en plus nombreuses à mettre le DSM au premier plan de l’enseignement,
mis ainsi au service d’intérêts classificatoires, idéologiques ou financiers.
Les futurs cliniciens sont formatés dans l’ignorance de
la clinique classique. Dans l’enseignement, le préalable organiciste élimine
tous les points de vue qui l’ont précédé, opérant une rupture que ne fonde
l’apparition d’aucun nouveau paradigme. Jusqu’à la fin des années soixante-dix,
une relative unité de la psychopathologie prévalait. La psychiatrie clinique
européenne s’était enrichie grâce aux apports de la psychanalyse et de la
psychologie. Ces échanges interdisciplinaires se sont cloisonnés depuis 1980
seulement, et cela de manière infondée, puisque l’objet de la psychopathologie
reste le même. Aujourd’hui, l’ensemble de l’enseignement de la psychiatrie est
majoritairement tributaire du DSM et de la pharmacologie. Seules les U.F.R. de
psychologie enseignent encore une diversité de points de vue. Mais pour combien
de temps encore ? Cette relative diversité n’est pourtant pas équitable,
car ce ne sont pas les psychologues qui prennent les décisions thérapeutiques.
De plus, ce clivage entre psychologues et psychiatres alimente une
« guerre idéologique » inutile dont les patients et les budgets font
les frais.
Non seulement l’enseignement médical se fait dans le pli
du formatage unique DSM, mais, de plus, l’essentiel de l’enseignement
post-universitaire est assuré par les laboratoires pharmaceutiques. De sorte
que cette formation alimente l’expansion des prescriptions médicamenteuses,
toute autre orientation de recherche étant proscrite.
Enfin, un lobbying
occulte, jamais discuté démocratiquement, oblige les chercheurs à publier dans
des revues qualifiantes, souvent anglo-saxonnes et de la même orientation,
s’ils veulent accéder aux postes universitaires.
5. L’orientation infléchie par le DSM est coûteuse pour
les États :
Les choix de l’O.M.S. retentissent de proche en proche
sur les systèmes de santé des États, et entraînent des décisions onéreuses. À
tous les niveaux de la santé mentale, le DSM est devenu l’instrument comptable
des budgets administrés par des gestionnaires qui organisent la santé à partir
de contraintes financières. Les problèmes de santé restent ainsi non traités et
sont finalement plus coûteux. Des commissions inconnues du public prennent des
décisions sur cette base, et comme leur référence est le DSM, elles
privilégient les traitements pharmacologiques (voire chirurgicaux), sur le fond
d’une paupérisation, voire d’une destruction de l'organisation sectorielle de
la psychiatrie articulant l'intra et l'extra hospitalier. Le DSM est devenu le
cheval de Troie de l’industrie pharmaceutique dans la pratique médicale
quotidienne et principalement celle des médecins généralistes, prescripteurs de
80% des psychotropes. Ces
orientations thérapeutiques génèrent un coût économique lourd pour les États et
les systèmes de solidarité comme
On peut avoir une idée de l’importance des coûts générés
par les diagnostics DSM en examinant les différences de prescription en
psychiatrie de l’enfant entre les pays qui se conforment au DSM et ceux où un
autre point de vue est resté majoritaire : en France, près de 20 000
enfants prennent de
Au contraire, si d’un point de vue financier les
traitements qui privilégient la relation intersubjective paraissent d’abord
plus chers en infrastructure et en personnel qualifié, ils sont à terme plus
économiques, outre qu’ils gardent aux soins leur dimension humaine.
Il est possible de mettre un terme à l’hégémonie néfaste
de cette nomenclature
L’O.M.S. et
L’expérience a montré que les acteurs de la santé
pouvaient faire reculer les effets de l’idéologie DSM. Par exemple, le succès
de la pétition « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans »,
signée par plus de 200000 personnes, suite à l’expertise INSERM sur « le
trouble des conduites », a amené l’INSERM à relativiser des travaux
pourtant donnés comme scientifiques. De même, l’« Appel des appels »
a capitalisé les critiques à l’égard des nomenclatures avec celles de la santé,
de l’enseignement, ou de la recherche, en regroupant l’initiative de
« Sauvons
En 2003 à Montpellier, les États Généraux de
Nous voulons œuvrer positivement pour une clinique de la
subjectivité
Le nombre des signataires de ce manifeste constitue une
expertise largement aussi pertinente que les statistiques de l’A.P.A.. Nous
considérons que – s’il est toujours légitime de faire de nouvelles hypothèses,
comme celle du DSM –, cette nomenclature s’est imposée par des moyens
extérieurs à la recherche, et elle bloque le cours normal des échanges
scientifiques.
1/ Nous
estimons que les cliniciens attentifs à la souffrance psychique et à son
traitement se trouvent aujourd’hui confrontés au problème supplémentaire que
constitue l’imposition de cette pensée unique, faussement consensuelle, et à
son utilisation dangereuse dans les décisions thérapeutiques, gestionnaires et
politiques. Nous estimons qu’il faut
limiter l’inflation dangereuse et coûteuse des catégories pathologiques. Il
faut reprendre le fil de la clinique qui s’était construite en plusieurs
siècles grâce aux échanges de la psychiatrie, de la psychologie, de la
psychanalyse, de l’anthropologie.
2/ Il faut faire cesser les pressions
administratives sur les cliniciens, pressions qui, sous couvert d’exigences
comptables, leur dictent une conduite thérapeutique. N’est-il pas temps, par
exemple, de prendre position contre
3/ Une méthodologie
scientifique respectant des points de vue contradictoires doit être rétablie
dans ses droits. Nous exigeons à cet égard un rétablissement de la pluralité des points de vue doctrinaux dans
l’enseignement, et la libération du carcan DSM dans la recherche et les revues
qualifiantes. L’obligation d’un « langage DSM », d’une langue
psychiatrique unique, ne doit plus servir de critère pour publier dans les
revues internationales. Seul l’objet de la recherche doit entrer en ligne de
compte. La pluralité des références conceptuelles doit être respectée et
promue. Le DSM n’est pas et ne peut être
une référence obligatoire et exclusive, servant d’outil de normalisation des
pratiques et des conduites de la population. Il convient d’établir une
transparence sur la nomination des experts des commissions décisionnaires dans
ce domaine.
4/ Il existe d’ores et déjà d’autres
classifications que le DSM. Leur existence doit être validée et enseignée.
Certaines ont déjà fait leurs preuves, telles que
5/ Il est
indispensable de distinguer les besoins
et les enjeux spécifiques, qui sont aujourd’hui confondus ou emmêlés. Les
critères utiles ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit :
Des administrations
Des enquêtes
épidémiologiques et des orientations en santé publique
De la pratique
clinique et thérapeutique
De la recherche et
de l’enseignement.
Cette reprise d’une
élaboration scientifique ne signifie pas un retour au passé. Elle exige de
tenir compte, en les subsumant, des apports de
la psychopharmacologie et des neurosciences, qui permettent de mieux départager
les médiations organiques, et la causalité psychique. Il s’agit d’autant moins
d’un retour à la nosographie classique, qu’il faut prendre en considération une
clinique comparative avec les apports d’autres cultures, de même qu’il faut
évaluer les changements dans les modes de vie qui font apparaître des
manifestations symptomatiques plus évidentes que dans le passé. De telles
études permettront de fonder des critères cliniques valables universellement.
Ouvrages de référence :
Allen,
Frances, « À propos des 19 "propositions" du DSM V », La lettre de Psychiatrie Française, N°
194, sept 2010).
Bazalgette,
Gérard, La tentation du biologique et la
psychanalyse. Le cerveau et l’appareil à penser, Toulouse, érès, 2006
Besse, A.
« L’AFPEP et son action internationale », Bulletin de l’AFPEP, janvier 2011
Cosgrove,
L. ; Krimsky, S. ; Vijayaraghavana, M. ; Schneider, L. “Financial ties between DSM-IV panel members
and the pharmaceutical industry”, Psychotherapy
and Psychosomatics, vol. 3, University of Massachusetts, avril 2006,
traduction française : « Liens d'intérêts financiers entre comité
d'experts du DSM-IV et industrie pharmaceutique », José Morel Cinq-Mars,
Tristan Garcia-Fons et Francis Rousseau).
Decorpaliada,
Marco, Shizométrie, petit manuel de survie en milieu
psychiatrique EPEL 2010, Gori R. ; Del Vogo. M.-J. La santé totalitaire, Paris, Denoël,
2005
Gori,
R. ; Del Vogo, M.-J. Exilés de
l’intime, LA médecine et la psychiatrie au service du nouvel ordre économique, Paris,
Denoël, 2005
Gori, R. De quoi la psychnalyse est-elle le
nom ? Paris, Denoël, 2010
Kirk,
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DSM ?, le triomphe de la psychiatrie américaine, Synthélabo, 1998.
Lussier,
Martine, Le travail du deuil, Paris,
Puf, Le fil rouge, 2007.
Kernberg,
Otto F. Les troubles graves de la
personnalité : stratégies thérapeutiques, Paris, Puf, 1989.
Lane,
Christopher, Comment la psychiatrie et
l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions, Paris, Flammarion,
2009 sur la « fabrication » des dernières catégories).
Malaval,
J.-C. « Limites et dangers des DSM », L’évolution psychiatrique, 68, 2003, p. 39-61
CLASSIFICATIONS
ne répondant pas aux critères DSM :
-
Classification du Pr. Misès : C.F.T.M.E.A. édition CTNERHI 2002
- Le P.D.M.
américain : Interdisciplinary concil of Developmental & learnings
disorders 2006
- O.P.D.
allemande : Hogrefe & Huber 2000.
POUR SIGNER CE MANIFESTE, VOUS POUVEZ CLIQUER SUR CE LIEN :
JUIN 2012
Congrès de la
FONDATION EUROPEENNE pour la PSYCHANALYSE
BARCELONE
Gallery
Hotel
du vendredi 8 juin
2012 à 14h45
Avec quel inconscient travaillons-nous ?
Reprendre un questionnement sur l'inconscient constitue aujourd'hui une nécessité. Les dernières décennies ont vu en effet se multiplier des pratiques thérapeutiques prétendant chacune à la plus grande efficacité, tout en étant – est-ce un paradoxe ? - de plus en plus empiriques. Mais comment pourraient-elles avoir la moindre pertinence, puisqu'elles espèrent guérir un sujet en commençant par méconnaître l'inconscient qui le détermine, et détermine donc aussi le symptôme qu'elles prétendent soigner ?
Il est vrai d'ailleurs qu'à leur refus de savoir nous ne pouvons pas opposer ce qui constituerait une connaissance articulée, démontrable, expérimentable. Freud, lorsqu'il reconnut la nécessité de laisser sa place à l'inconscient, en fit une hypothèse nécessaire. L'inconscient, par définition, n'est l'objet d'aucune perception, mais il faut le supposer à partir de ses effets, qui eux sont incontestables.
Nous ne prenons sans doute plus les choses ainsi aujourd'hui. Plutôt que supposé, l'inconscient nous apparaît réel – c'est du moins une formulation à laquelle Lacan en vint à la fin de sa vie. Cette définition invalide-t-elle, cependant, celles qui furent données précédemment, y compris par Lacan lui-même ? Sans doute pas, d'autant que pour nous la question est moins ontique (quel serait l'être de l'inconscient), que pratique et éthique (avec quel inconscient travaillons-nous ?).
Comment concevoir l'inconscient s'il est vrai que l'équivoque, plutôt que le sens, peut soulager le sujet de symptômes qui le handicapent ? Mais aussi comment le concevoir si pour chacun un noyau irréductible semble résister à toute interprétation, de sorte que l'analyse, qui permet au sujet seulement de s'en approcher, le laisse aussi devant la responsabilité de donner une issue un peu moins cruelle à ce qui commande son destin?
Comité scientifique des journées : Graziella Baravalle (Barcelone), Juan Bauza (Barcelone), Bernard Brémond (Nantes), Gorana Bulat-Manenti (Paris), Luigi Burzotta (Rome), Jorge Cacho (Saint Sébastien), Roland Chemama (Paris), Patrick de Neuter (Bruxelles), Claude Dumézil (Paris), Marcelo Edwards (Barcelone), Christian Hoffmann (Paris), Silvia Lippi (Paris), Vannina Micheli-Rechtman (Paris), Claude-Noële Pickmann (Paris), Gérard Pommier (Paris), Claus Rath (Berlin), Alain Vanier (Paris), Maria Vilma Schwarz (Barcelone), Jean-Jacques Tyszler (Paris), Johanna Vennemann (Kassel, Rome), Silvia Yankelevich (Madrid).
Comité d’organisation des journées : Graziella Baravalle, Gorana Bulat-Manenti, Luigi Burzotta, Roland Chemama, Marcelo Edwards, Christian Hoffmann, Gérard Pommier, Claus Rath, Silvia Yankelevich.
Renseignements pratiques : Les frais d’inscription au Congrès sont de 80 euros, 50 euros pour les membres de la Fondation, 30 euros pour les étudiants, à payer sur place ou par chèque adressé à Fondation européenne pour la psychanalyse, 13 rue Monge, 75005 Paris. Un virement peut également être effectué. Virement France : Fondation Européenne pour la Psychanalyse, code banque 30004, code guichet 01669, numéro de compte 00010040693, clé RIB 55. Virement étranger : Numéro de compte international (IBAN): FR76 3000 4016 6900 0100 4069 355 ; BIC (Bank identification code) : BNPAFRPPPBY
Les personnes qui souhaitent participer au déjeuner sur place le samedi 8 (30 euros) et au dîner le même jour sont priés de le faire savoir avant le 30 avril.
De même les propositions de communication, doivent être faites aussitôt que possible, et un titre donné avant le 30 avril. Les communications se feront en français ou en espagnol. Les intervenants devront envoyer une traduction de leur texte dans la langue qu’ils n’emploient pas, en présentation Powerpoint, quinze jours avant le congrès à Marcelo Edwards (marceloedwards@movistar.es), et se munir au moment du Congrès d’une clé USB, contenant cette traduction.
Il est recommandé de procéder rapidement aux réservations de vols et d’hôtels. Outre l’hôtel Gallery, on trouvera aux alentours plusieurs hôtels de deux ou trois étoiles (voir par ex : booking.com)
Des renseignement supplémentaires peuvent être demandés à Marcelo Edwards, ou à Roland Chemama (roland.chemama@wanadoo.fr)
Une assemblée générale des membres de la Fondation suivra immédiatement la séance de travail du samedi après-midi.
COLLOQUE PARISIEN
Une après-midi introduisant quelques uns des thèmes du Congrès est par ailleurs proposée à Paris
Université Paris Diderot-Paris 7
Salle 575F Halle aux farines, 10 rue Françoise Dolto 75013
le 7 janvier 2012 de
14h30 à 17h30
participation aux frais de 10 euros
Modérateurs : Roland Chemama et Christian Hoffmann
Discutant Alain Vanier
Hélène Godefroy : Einfall : l’inconscient saisi en cure
Gérard Pommier : La temporalité du désir fonde l’inconscience
Arlette Pellé : Les formations de l’inconscient sont-elles solidaires du discours dominant
Claude-Noële Pickmann : L’inconscient freudien : une structure paradoxale
CRITIQUE de la CURE, du CONCEPT, et de L’INSTITUTION
Séminaire animé
par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2011-2012
« Avec quel inconscient
travaillons-nous ? »
Si l’inconscient
peut être reçu comme le concept fondateur de la découverte freudienne, Lacan,
tout en reconnaissant qu’il n’était pas possible de s’en passer, trouvait le
terme mal choisi, le poussant même à l’équivoque de « l’une-bévue »,
et, dans un dernier mouvement de sa théorisation, orientant la conduite de la
cure vers la dimension du réel.
La question [1]
qui soutiendra notre travail de l’année porte en elle la tension et la division
dont chaque sujet (analysant, analyste) est le lieu, en même temps qu’elle
ouvre, dans son extension, aux effets repérables dans les agencements collectifs
actuels.
Elle offre à la
démarche critique sa double polarité :
-Quelle
conception de l’inconscient est à l’œuvre dans notre pratique clinique,
théorique, et institutionnelle ?
-Comment
l’inconscient du psychanalyste travaille-t-il ?
[1] C’est
le titre du prochain congrès de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse,
En juin 2012 à Barcelone.
A 21h
9 novembre, 14
décembre 2011,
11 janvier, 11
avril, 9 mai et 13 juin 2012
au
FIAP (salle
ROME)
30 rue Cabanis
75014 Paris
(Participation aux frais : 10€)
Ce séminaire,
qui s’inscrit aussi comme activité régulière de la Fondation Européenne pour la
Psychanalyse, fait désormais suite au mouvement intitulé « Pourtour », inauguré le 2 juillet 2011.
le 9 novembre 2011
Claude Dumézil
Qu’est-ce
qui rend l’INCONSCIENT
inconscient ?
Les concepts lacaniens de sujet et de réel
viennent en contrepoint des notions de moi
et de réalité extérieure dont la
confrontation serait à l’origine du refoulement selon la première topique
freudienne.
A cette interprétation systémique de l’inconscient
dans le fonctionnement de l’appareil psychique, Lacan ajoute une conception structurale dans ce qu’on a pu
appeler « l’ordre du discours ».
J’examinerai :
- la question de la place de
l’inconscient et de ses formations dans cet ordre, et dans quel ordre :
comme cause ou comme effet.
- ainsi que les incidences de ces
dynamiques sur la pratique de la psychanalyse et sur sa transmission.
le 14 décembre 2011
Bernard Brémond
L’inconscient : rejetons ou formations ?
Freud exigeait
du psychanalyste que sa cure l’ait convaincu de l’existence de l’inconscient.
Cette conviction peut-elle jamais être acquise, et la pratique des
psychanalystes en porte-elle le témoignage ?
Le 11 janvier
Dominique Lecoq
Critique de la cure, du concept et de l’institution
Séminaire animé
par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2010-2011
ATTENTION – CHANGEMENT DE LIEU
A l’U.S.I.C., 18 rue de Varennes, 75007 PARIS
(Code: 3471)
SALLE 19 (Escalier B, 1er étage droite)
La fiction
(sous les trois orthographes et acceptions proposées l’an passé) poursuit son
œuvre critique sur le déploiement du transfert rapporté aux dimensions (ou
dit-mensions) de la cure, du concept et de l’institution.
En quoi le
recours à la notion de transfert permet-il de rendre compte de ce qui
s’inaugure dans le travail de la cure, et en quoi vient-il recouvrir le trou
qui marque la présence du réel ?
Pourquoi le
transfert se décline-t-il selon des modes générant des équivoques plus fortes
quand il s’adorne « d’amour » ou « de travail » ? Et pourquoi ce transfert que
l’on sait voir dans la cure en tant qu’institution devient-il si problématique
à saisir dans les institutions analytiques ?
Peut-être
l’articulation au réel, et les effets de jouissance qui s’y attachent,
méritent-ils d’être interrogés pour qu’une théorisation critique - entre
impuissance et impossible - puisse se faire entendre à partir de la pratique de
l’analyse.
Le travail,
accompli durant le premier semestre de l’année, permet d’avancer que la
question du « sujet supposé savoir » s’est déplacée sur les effets de réel que
porte la jouissance généralisée, structurant les organisations humaines. Le
transfert, dans sa réception actuelle, témoigne de ce déplacement qui affecte
la sexualité, le corps, mais aussi les repérages normatifs habituels. Il
appelle à un effort critique, permettant de penser ce qui soutient la demande
contemporaine d’analyse. Ce mouvement, perceptible dans les cures mais aussi
dans les crises qui affectent la société, sera interrogé durant le second
semestre de notre séminaire.
Le mercredi 8
juin :
« Comment opèrent les concepts dans la cure et dans l'institution
»
Claude Dumézil
Le mercredi 11
mai, 21h :
« Les faits du dire »
Dominique Lecoq
Colloque de la
Fondation européenne pour la psychanalyse
à l’hôpital
Sainte-Anne à Paris
(amphithéâtre Raymond Garcin, entrées 2 rue d’Alésia
ou 1 rue Cabanis, 75014 Paris)
le 28 mai 2011,
de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h
et le 29 mai de
9h30 à 13h
A quel réel répond le discours psychanalytique ?
Cette question
a un présupposé, qui ne va pas de soi aujourd’hui. Dans le climat idéologique
contemporain, les discours sont jugés à l’aune de leur vraisemblance et de leur
supposée efficacité, plutôt que d’être confrontés au réel dont ils procèdent ou
à celui qu’ils pourraient éclairer.
Le réel auquel
renvoie la psychanalyse, c’est d’abord celui de l’inconscient. Mais ce qui pour
nous constitue une évidence ne peut être soutenu qu’à travers un discours qui
permette de le rendre appréhendable. Ce n’est d’ailleurs pas là seulement une
contrainte sociale. La pratique de la cure elle-même ne nous fait atteindre ce
réel – fût-il situable hors chaîne de discours
– qu’à travers une pratique de parole et de langage. C’est le cas par
exemple dans l’analyse du rêve, où le déchiffrage d’un désir vient faire pièce
à la jouissance muette du réel qui s’y inscrit.
Reste
qu’aujourd’hui, moins encore que naguère, la psychanalyse ne peut se
désintéresser d’un autre réel, le réel social dans lequel le sujet se trouve
pris. Si Lacan a pu dire que « l’inconscient c’est la politique »
c’est que l’écho des bouleversements du vingtième siècle résonnait dans les
cures que l’analyste avait à conduire. La situation d’aujourd’hui est certes
différente. Mais l’ultra-libéralisme et les idéologies qui l’accompagnent ne
sont pas sans effets subjectifs.
Un dernier
questionnement concerne ici la question de ce que nous désignons comme
« discours de la science ». Peut-être sommes nous allés un peu vite
lorsque nous avons, à travers cette thématique, contribué à donner l’image
d’une forme de pensée qui entraînait nécessairement une
« forclusion » du sujet. Mais si la science a son propre réel, auquel
elle s’affronte, la frontière est parfois mince, dans le champ de ce qu’on
appelle sciences humaines, entre science et idéologie. Et que dire de la
psychiatrie contemporaine, qui se cantonne
à une démarche empiriste et pragmatique ?
Responsables du
colloque : Roland Chemama et Christian Hoffmann
Samedi 28, matin :
Président de séance Alain Vanier
9h30 accueil
9h45 Roland Chemama : Introduction aux journées
10h15 Marcel Czermak :
Théorie des pulsions et scientificité de
la psychanalyse
10h45 Moustapha
Safouan : discussion de
l’intervention de Marcel Czermak
11h15 discussion générale
11h30 pause
11h45 Jacques Leibowitch,
immunologiste, professeur émérite à l’Université de Versailles-Saint Quentin,
attaché à l’hôpital Raymond Poincaré : Le
réel, la science et le petit médecin
12h15 discussion générale
Samedi 28 après-midi :
Président de séance Claude Dumézil
14h30 Sidi Askofaré : Entre
science et politique : du réel de la psychanalyse
15h
discussion
15h15
Gérard Pommier : La conscience du
réel
15h45
discussion
16h
pause
16h15
Gorana Bulat-Manenti : Les universaux de la théorie et le singulier du sujet dans
la cure
Ljiljana Filipovic,
professeur associé de psychanalyse du théâtre et du cinéma à Zagreb : Out, damned spot! Out, I say!
Et discussions
17h15 Luigi Burzotta :
Le fragment toujours manquant de
discours, dont les débris ressortent dans ce savoir qui tisse et file
17h45 discussion
Dimanche 29 matin : Président de séance Roland Chemama
9h30 Silvia Yankelevich (Madrid) : Écoute des enfants, la leçon du sujet
10h Graziella Baravalle (Barcelone) : Sur le discours capitaliste
10h 30 Laura Kait (Barcelone): Seuils des psychanalystes. L'expérience d'Umbral,
une psychanalyse au social
11h discussion
11h15 pause
11h30 Fethi Ben
Slama : Soudain la révolution
12h discussion
12h 15 Patrick
Landman : La part du sujet et/ou du
réel dans le discours analytique et son impact sur la psychiatrie actuelle
12h45 discussion et clôture des journées par Christian Hoffmann
*
Inscription
sur place, 60 euros, membres de la fondation 40 euros, étudiants 20 euros
ou en
écrivant à la Fondation Européenne pour la Psychanalyse
13 rue
Monge, 75015 Paris
L’inscription
à un diner-buffet sera également proposée le samedi 28 mai
Contact : fondeuropsy@gmail.com
Critique de la cure, du concept et de l’institution
Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et
Dominique Lecoq
À l'Institut Protestant de Théologie
83, Boulevard Arago, 75013 PARIS
2010 -2011
La fiction (sous les trois orthographes et acceptions
proposées l’an passé) poursuit son œuvre critique sur le déploiement du
transfert rapporté aux dimensions (ou dit-mensions) de la cure, du concept et
de l’institution.
En quoi le recours à la notion de transfert permet-il de
rendre compte de ce qui s’inaugure dans le travail de la cure, et en quoi
vient-il recouvrir le trou qui marque la présence du réel ?
Pourquoi le transfert se décline-t-il selon des modes
générant des équivoques plus fortes quand il s’adorne « d’amour » ou
« de travail » ? Et pourquoi ce transfert que l’on sait voir
dans la cure en tant qu’institution devient-il si problématique à saisir dans
les institutions analytiques ?
Peut-être l’articulation au réel, et les effets de
jouissance qui s’y attachent, méritent-ils d’être interrogés pour qu’une
théorisation critique - entre impuissance et impossible - puisse se faire
entendre à partir de la pratique de l’analyse.
Le mercredi 12 janvier 2011 à 21h :
« Aspects structuraux et
dynamiques du transfert »
Le mercredi 8 décembre 2010 :
« L’impossible
sujet : de l’hapax au réel »
Le mercredi 10 novembre 2010 :
« Critique du transfert :
entre impossible et fiction, un amour »
Bernard Brémond
Le mercredi 9 mars 2011 : Bernard Brémond
Le mercredi 11 mai 2011 : Dominique Lecoq
Le mercredi 11 juin 2011 : Claude Dumézil
Séminaire parisien de la Fondation
européenne pour la psychanalyse
Journée préparatoire au congrès sur l’Inconscient
Le
prochain congrès de la Fondation européenne pour la psychanalyse abordera la
question de l’inconscient. Celle-ci prend une actualité nouvelle dès lors que
les pratiques psychothérapeutiques les plus diverses tentent de contourner
cette dimension Autre de l’existence humaine. Seule la psychanalyse maintient
de façon radicale l’existence de l’Inconscient, elle en fait une instance et non
une simple qualité d’un élément psychique, et c’est dans doute ce qui lui donne
sa pertinence.
Il
faut convenir en même temps que nous n’avons peut-être pas tous la même idée de
ce que nous appelons Inconscient. Cependant, au moins pour les lacaniens, les
inflexions de notre approche se déploient dans un champ commun dont il y aurait
surtout à préciser certaines coordonnées.
Première
séance de séminaire le SAMEDI 16 OCTOBRE
2010
de 9h30 à
12h et de 14h à 18h30, à l’École normale supérieure,
amphithéâtre Rataud, 45
rue d’Ulm, 75005 Paris.
Modérateurs et discutants : G. Baravalle, L. Burzotta, R. Chemama, C. Hoffmann, S. Lippi, C-N. Pickman, V. Micheli-Rechtman, M. Safouan.
Clinique contemporaine et formation de l’analyste
9h30 :
présentation et discussion du dossier clinique Vous avez dit dépression, publié dans La clinique lacanienne n°17, table ronde avec M. Berges-Bounes, G.
Bulat-Manenti, R. Chemama, I. Floc’h, F.
Gorog, C. Hoffmann, Ch. Lacôte-Destribats, J-P. Lehmann, M. Lerude, G. Pommier,
J-J. Tysler, B. Vandermersch
14h :
présentation et discussion du livre Le trait du cas, de C. Dumézil et.B.
Brémond, table ronde avec les auteurs.
16h : présentation et discussion du dossier sur Les formations de l'analyste,
publié dans Figures de la psychanalyse, n°20, avec A. Hachet, C.
Hoffmann, S. Parmentier, C.-D. Rath, M. Safouan, J. Sédat, R. Turcanu.
Inscriptions sur place, 50 euros, Membres de la fondation,
30 euros, étudiants, 20 euros.
Naples - 30, 31 Octobre et 1er Novembre
2009
L'idéalisation
La
notion de l’idéal est apparue très tôt dans
la théorie
psychanalytique. Rappelons le couple « idéal du
père » - « père
idéal » et celui de « idéal du
moi » - « moi idéal ».
Est ce que ces deux couples sont identiques ? Sinon,
où réside leur différence ?
Place-t-on le premier terme de chacun de ces couples dans
le registre du symbolique, le deuxième dans celui de l’imaginaire ? Quelle
est la part du réel dans cette affaire ?
Le substitut paternel est sans doute l’instance où le moi
réel trouve son correspondant idéal. Quelle est la part de l’objet libidinal
dans le frayage du chemin qui va de l’un à l’autre ?
Est ce que les « ravages de l’Oedipe » sont dus
à la « carence paternelle » ou bien à l’idéalisation qui satisfait au
narcissisme du désir et qui motive le refus de ladite carence ?
Le sujet supposé savoir est un fait de structure. Son
rapport à l’idéalisation est indéniable, puisqu’il motive le transfert. Quel
est ce rapport ?
L’idéalisation est néanmoins une dimension qui préside à
la constitution de toute discipline scientifique, de la géométrie euclidienne à
la linguistique, en passant par la physique. De lors, est ce que l’éthique de
bien concevoir, donc de bien dire, ne constitue pas le moyen le plus sur, sinon
le seul, de se déprendre de l’idéalisation dont se nourrit le
narcissisme ?
Moustapha Safouan
Centro Congressi Federico II, Via Partenope 36 Aula A
Vendredi
30 octobre 2009 9h00 Inscriptions
9h30
Paola Caròla e Luigi Burzotta: Introduction
et Présentation
Carence du père, amour du Père idéal,
qu’en est-il aujourd’hui des « ravages de
l’Œdipe » ? Président Mario Bottone
10h30: Christian Hoffmann
L'un
et l'universel
11h00: Maria Carmela
Gurnari Caterina: il rapporto col fallo, il rapporto con Dio
11h30: Luis Tarragona La
psychose et l'idéalisation
12h00: Nabile Farès À propos du Moïse "de" Freud
Le sens de l’idéalisation
Président Patrick Landman
15h30: Renata
Barbieri L’ideale in maschera
16h00: Francisco Rengifo Transmission
idéale, transmission impossible
16h30: Silvia Pilati Idealizzazione e razzismo
17h00: Moustapha Safouan Idéal et essence
Centro Congressi Federico II, Via Partenope 36 Aula Magna
Samedi
31 octobre 2009
Y- a -t -il de nouvelles
idéalisations ?
Président
Vannina Micheli-Rechtmann
9h30 : Roland Chemama L'ambiguïté
des idéalisations dans la clinique
contemporaine
10h00: Rosa Guitart-Pont L’idéalisation dans l’art et la science contemporains
10h30: Laurence Croix De l'idéalisation meurtrière dans nos
sociétés dites libérales
11h00 : Maria Pia Marangon
Il dono
11h30: Gérard Pommier
Les nouveaux idéaux
Idéalisation, destitution –
désidéalisation Président Rossella
Armellino
dans la cure psychanalytique
15h00: Amalia
Mele Ideale e fine analisi
15h30 : Bernard Bremond Une
pratique sans idéal
16h00: Claus-Dieter Rath Wo Es war. Idealiazzioni e desidealizzazioni dell’io
16h30: Gorana Bulat-Manenti Duplicité paternelle et la question de l'idéal dans l'analyse
17h00 : Claude-Noële Pickmann Le pas
du pastout et la destitution de l'idéal en fin de cure
20h30 :
Dîner La bersagliera (Par
réservation)
Dimanche
1er novembre 2009
Peut-on vivre sans idéaux ?
Président Claude Dumézil
10h00: Hélène Godefroy S'agit-il
d'une nouvelle clinique ?
10h30: Giampiero Belli Io
ideale e Ideale dell’io nei racconti
fiabeschi
11h00: Silvia Lippi Icaro e il padre
11h30: Rosa Navarro Fernández Aurore
d'idéaux
12h00: Luigi Burzotta L’amore
ideale nella strategia ossessiva
Inscription au
colloque par virement bancaire
d’euro-100,00 [euro-80,00 pour les membres
de la FEPP; euro-50,00 pour les
étudiants] au compte de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, Banca
Monte dei Paschi di Siena: IT 51 I 01030 05141 000 00 110 6515 Code SWIFT:
PASCITM1385
Traduction simultanée
HOTELS
Hotel Royal
Continental ****, Via Partenope, 38/44. Tel.+39 0812422068 – Fax. +39
0817645707
Grand Hotel Santa Lucia ****, Via Partenope, 46. Tel +39
0817640666 – Fax. +39 0817648580
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0817643180 – Fax. +39 0817644238
Grand Hotel Vesuvio *****, Via Partenope, 45. Tel. +39
7643180 – Fax.+39 0817644238
Hotel Palazzo Alabardieri ****, Via Alabardieri, Tel.+39
081415278 – Fax +39 08119722010
Hotel San Francesco al Monte ****, C.so Vittorio
Emanuele, 328 (0,1 km), Tel. +39 0814239111 – Fax. +39 0812512485
Hotel Art Resort Galleria Umberto
****, Galleria Umberto 1, 83 (0,2 km), Tel. +39 0814976224
Hotel H2C ****, Via Nuova Marina,
8 (0,3 km). Tel. +39 08119808650 - Fax.
+39 0815518010
Hotel Palazzo Turchini ****, Via Medina 21/22 (0,5 km).
Tel. +39 0815510606- Fax. +39 0815521473
Hotel Mercure Angioino, Via De Pretis, 123 (0,5 km). Tel.
+39 0814910111 – Fax. +39 0815529509
Hotel Jolly *****, Via Medina, 70
(0.5 km). Tel. +39 081410511 – Fax. +39 0815518010
Hotel Toledo ***,Via Montecalviario, 15 (0.2 km).
Tel.Fax. +39 081406800
Hotel Principe Napolit’amo ***, Via Toledo 148 (0.3km). Tel.Fax.
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Hotel Romeo *****, Via Cristoforo Colombo, 45 (0. 8km)
Tel. +39 0810175001
Hotel NH Ambassador ****, Via
Medina, 70 (0.6 km) Tel. +39 0814105111
Bed &Breakfast
Bed & Breakfast Areamare, viale Gramsci, 30 (0,9 km).
Tel.Fax. +39 0817612739
Bed & Breakfast Platamon, Via Chiatamone, 55 (alle
spalle) Tel. +39 0817643203
Bed & Breakfast Chiatamone, Via Chiatamone, 6 (alle
spalle) Tel. +39 0810608129 – Fax. +39 0813615809
Residenza Echia (monolocali per 1 o 2 persone), Via
Chiatamone, 37. Tel. +39 3349072597 – Fax. +39 0817642974
Erika Piscopo papillon.de.cristal@gmail.com
