Approche
critique des objets théoriques de la psychanalyse
Séminaire animé
par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq.
Ce séminaire
s’inscrit dans le cadre du mouvement « Pourtour » et comme activité
régulière de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse
Cette année, le séminaire entend poursuivre la
démarche inaugurée voici trois ans, et qui répond à l’incitation de Freud et de
Lacan appelant chaque analyste à réinventer la psychanalyse. Cela entraîne une
approche critique des objets théoriques qui se sont constitués depuis plus d’un
siècle : elle porte l’interrogation sur leur consistance, et travaille ainsi
à perpétuer le tranchant de la psychanalyse irréductible à toute doxa ;
elle refuse de soumettre l’expérience de l’analyse au ressassement de discours
répétitifs, sa transmission, au seul effet de groupe produit dans une école.
C’est
pourquoi, nous avons choisi de retenir l’expression « d’objets
théoriques » de préférence à concepts, autant pour rendre hommage à nos
prédécesseurs de ce qu’ils ont su créer que pour manifester que chacun de ces
objets demande que soit interrogée sa pertinence.
Le
séminaire se veut d’abord ouverture à la parole des analystes pour que des
articulations nouvelles soient proposées, qui rendent compte de l’exercice
actuel de la psychanalyse et des questions qui lui sont attachées.
Le 12 juin : La jouissance peut-elle être un objet théorique ?
Rappel des séances précédentes :
Le 10 avril : N'y a-t-il qu'un objet en psychanalyse ?
Le 13 février : Pratiquer l'analyse : un désir intraitable ?
Le 14 novembre 2012 : Construction et fiction en psychanalyse
Le 12 décembre 2012 : L'inconscient au travail : du symptôme au
sinthome
Le 9 janvier 2013 : Et si la passe n'existait
pas ?
Les séances suivantes auront lieu les 13/02, 10/04 et
12/06
A 21h, au FIAP
(salle ROME)
30
rue Cabanis 75014 Paris
(Participation aux frais : 10€)
CRITIQUE de la CURE, du CONCEPT, et de L’INSTITUTION
Séminaire animé
par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2011-2012
« Avec quel inconscient
travaillons-nous ? »
Si l’inconscient
peut être reçu comme le concept fondateur de la découverte freudienne, Lacan,
tout en reconnaissant qu’il n’était pas possible de s’en passer, trouvait le
terme mal choisi, le poussant même à l’équivoque de « l’une-bévue »,
et, dans un dernier mouvement de sa théorisation, orientant la conduite de la
cure vers la dimension du réel.
La question [1]
qui soutiendra notre travail de l’année porte en elle la tension et la division
dont chaque sujet (analysant, analyste) est le lieu, en même temps qu’elle
ouvre, dans son extension, aux effets repérables dans les agencements collectifs
actuels.
Elle offre à la
démarche critique sa double polarité :
-Quelle
conception de l’inconscient est à l’œuvre dans notre pratique clinique,
théorique, et institutionnelle ?
-Comment
l’inconscient du psychanalyste travaille-t-il ?
[1] C’est
le titre du prochain congrès de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse,
En juin 2012 à Barcelone.
A 21h
9 novembre, 14
décembre 2011,
au
FIAP (salle
ROME)
(Participation aux frais : 10€)
Ce séminaire,
qui s’inscrit aussi comme activité régulière de la Fondation Européenne pour la
Psychanalyse, fait désormais suite au mouvement intitulé « Pourtour », inauguré le 2 juillet 2011.
Le 13 juin
2012 à 21h
Le symptôme et l’inconscient
Bernard Brémond - Claude Dumézil – Dominique Lecoq
Le 9 mai 2012 à 21 h
L’inconscient et la supposition du
savoir
Bernard
Brémond - Claude Dumézil – Dominique Lecoq
Séance suivante :13 juin
Ce
séminaire s’inscrit dans le cadre de la F.E.P. et du mouvement
« Pourtour »
Le
11 janvier
Dominique Lecoq
Un radical oubli.
Lacan
dit que c'est d'un "je ne sais pas" radicalement oublié, mettant au contact de
l'impossible, que s'instaure cet espace où s'origine le savoir : manière de
désigner du même coup ce qui noue le savoir à l'inconscient. Mais il s'agit d'un
savoir incompatible avec le semblant, et, dans le dispositif de la cure parce
qu'il s'adresse à l'analyste, s'énonce de l'inconscient dans sa traduction par
l'"une-bévue". Mouvement même qui opère et marque le passage du symptôme au
sinthome.
11
avril
Claude Dumézil
9
mai
Dominique Lecoq
13
juin
Bernard
Brémond
le 9 novembre 2011
Claude Dumézil
Qu’est-ce
qui rend l’INCONSCIENT
inconscient ?
Les concepts lacaniens de sujet et de réel
viennent en contrepoint des notions de moi
et de réalité extérieure dont la
confrontation serait à l’origine du refoulement selon la première topique
freudienne.
A cette interprétation systémique de l’inconscient
dans le fonctionnement de l’appareil psychique, Lacan ajoute une conception structurale dans ce qu’on a pu
appeler « l’ordre du discours ».
J’examinerai :
- la question de la place de
l’inconscient et de ses formations dans cet ordre, et dans quel ordre :
comme cause ou comme effet.
- ainsi que les incidences de ces
dynamiques sur la pratique de la psychanalyse et sur sa transmission.
le 14 décembre 2011
Bernard Brémond
L’inconscient : rejetons ou formations ?
Freud exigeait
du psychanalyste que sa cure l’ait convaincu de l’existence de l’inconscient.
Cette conviction peut-elle jamais être acquise, et la pratique des
psychanalystes en porte-elle le témoignage ?
Le 11 janvier
Dominique Lecoq
Lungotevere
degli Artigiani 30 Roma
Seminario
per l’anno 2011 – 2012 condotto da Luigi
Burzotta
Laboratorio clinico e teorico sul
reale dell’inconscio
In preparazione del Congresso della Fondation Européenne pour la Psychanalyse
Barcellona (Spagna) dal 7 al 9 giugno 2012
Avec quel inconscient travaillons nous ?
Sono oggi numerose le pratiche terapeutiche che pretendono guarire dai sintomi
facendo astrazione da ciò che li determina, l’inconscio, che è così fatto
oggetto di un aperto misconoscimento. Questa presunzione, curiosamente, va oggi
contro quel sentimento vago ma diffuso, dove si avverte un’accettazione della
presenza dell’inconscio come qualcosa d’imponderabile ma reale che in confuso
condiziona la vita di ognuno, seppure il più delle volte vi si avverta pure un
non volerne sapere.
La nostra pratica psicanalitica si distingue per un lavoro che ha l’assunto
etico di volerne sapere.
Questo voler sapere è la molla della psicanalisi che trae il suo vigore da ciò
che c’è di reale nell’inconscio, che, pur determinando i sintomi e tutto il
nostro disagio, venendo dal reale, ha un nucleo di sapere che è impossibile a
dire ma che si fa tuttavia avvicinare con l’esercizio di una speciale
scrittura.
Si tratta di quel gioco combinatorio di lettere che presiede alle formazioni
dell’inconscio, come i lapsus, i motti di spirito, ecc., ma che, essendo alla
base dell’invenzione, come avviene per le formulazioni scientifiche o nel
magistero dell’arte, tale gioco permette, nella cura psicanalitica,
l’invenzione di un sapere nuovo sul proprio inconscio con l’interpretazione,
che equivoca tra lettera e fonazione.
La scommessa della psicanalisi è di alleviare la sofferenza dei sintomi e del
disagio grazie all’equivoco cui va soggetto il discorso dell’analizzante,
quando c’è la presenza dell’analista. Grazie a tale presenza la psicanalisi
favorisce una relazione che permette al soggetto di confrontarsi con il suo
fantasma; relazione che per principio è troncata dal discorso che si oppone
alla psicanalisi.
La presentazione di casi clinici sarà alla base del nostro lavoro, che troverà
uno sviluppo nella teoria.
Il testo di riferimento principale per questo programma, insieme con i seminari
di Jacques Lacan “Les non dupes errent” e “RSI”, è il Seminario “D’un discours qui ne
serait pas du semblant”, “Di un
discorso che non sarebbe del sembiante” Einaudi editore, dove è trattata
nel modo più ampio la funzione della lettera e dello scritto nella teoria e
nella pratica psicanalitica. Saranno comunque segnalati di volta in volta tutti
i testi di riferimento di Freud, di Lacan e di altri autori.
Gli
incontri avranno una cadenza quindicinale, da:
venerdì
18 novembre 2011 ore
17,30
Per informazioni e iscrizioni rivolgersi alla casella di posta italiana:
fondaeuropsi@alice.it
Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et
Dominique Lecoq
À l'Institut Protestant de Théologie
83, Boulevard Arago, 75013 PARIS
2010 -2011
La fiction (sous les trois orthographes et acceptions
proposées l’an passé) poursuit son œuvre critique sur le déploiement du
transfert rapporté aux dimensions (ou dit-mensions) de la cure, du concept et
de l’institution.
En quoi le recours à la notion de transfert permet-il de
rendre compte de ce qui s’inaugure dans le travail de la cure, et en quoi
vient-il recouvrir le trou qui marque la présence du réel ?
Pourquoi le transfert se décline-t-il selon des modes
générant des équivoques plus fortes quand il s’adorne « d’amour » ou
« de travail » ? Et pourquoi ce transfert que l’on sait voir
dans la cure en tant qu’institution devient-il si problématique à saisir dans
les institutions analytiques ?
Peut-être l’articulation au réel, et les effets de
jouissance qui s’y attachent, méritent-ils d’être interrogés pour qu’une
théorisation critique - entre impuissance et impossible - puisse se faire
entendre à partir de la pratique de l’analyse.
Le mercredi 9 mars :
« Dé-supposer la
jouissance? » Bernard Brémond
Le mercredi 11 mai :
« Les faits du
dire » Dominique Lecoq
Le mercredi 8 juin :
« Comment opèrent les concepts dans la cure et
dans l'institution »
Journée préparatoire au congrès sur l'Inconscient
Samedi 16 Octobre 2010
Séminaire parisien de la Fondation
européenne pour la psychanalyse
Journée préparatoire au congrès sur l’Inconscient
Le
prochain congrès de la Fondation européenne pour la psychanalyse abordera la
question de l’inconscient. Celle-ci prend une actualité nouvelle dès lors que
les pratiques psychothérapeutiques les plus diverses tentent de contourner
cette dimension Autre de l’existence humaine. Seule la psychanalyse maintient
de façon radicale l’existence de l’Inconscient, elle en fait une instance et non
une simple qualité d’un élément psychique, et c’est dans doute ce qui lui donne
sa pertinence.
Il
faut convenir en même temps que nous n’avons peut-être pas tous la même idée de
ce que nous appelons Inconscient. Cependant, au moins pour les lacaniens, les
inflexions de notre approche se déploient dans un champ commun dont il y aurait
surtout à préciser certaines coordonnées.
Première
séance de séminaire le SAMEDI 16 OCTOBRE
2010
de 9h30 à
12h et de 14h à 18h30, à l’École normale supérieure,
amphithéâtre Rataud, 45
rue d’Ulm, 75005 Paris.
Modérateurs et discutants : G. Baravalle, L. Burzotta, R. Chemama, C. Hoffmann, S. Lippi, C-N. Pickman, V. Micheli-Rechtman, M. Safouan.
Clinique contemporaine et formation de l’analyste
9h30 :
présentation et discussion du dossier clinique Vous avez dit dépression, publié dans La clinique lacanienne n°17, table ronde avec M. Berges-Bounes, G.
Bulat-Manenti, R. Chemama, I. Floc’h, F.
Gorog, C. Hoffmann, Ch. Lacôte-Destribats, J-P. Lehmann, M. Lerude, G. Pommier,
J-J. Tysler, B. Vandermersch
14h :
présentation et discussion du livre Le trait du cas, de C. Dumézil et.B.
Brémond, table ronde avec les auteurs.
16h : présentation et discussion du dossier sur Les formations de l'analyste,
publié dans Figures de la psychanalyse, n°20, avec A. Hachet, C.
Hoffmann, S. Parmentier, C.-D. Rath, M. Safouan, J. Sédat, R. Turcanu.
2009-2010
Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2009-2010
83,
Boulevard Arago, 75013 PARIS
21h
"Du nouage théorie-éthique-politique"
Et s'il y avait autant de bonne foi que de mauvaise dans les propos de l'imprécateur d'Argentan? Je ne connaissais pas Michel Onfray en 2003 quand j’écrivais « on ne peux séparer un projet théorique, éthique et politique pour la psychanalyse freudienne d’un travail sur la pratique. La théorie pure peut très bien devenir un fragment du discours philosophique. La pratique, isolée de ses fondements, peut s’inscrire dans le registre flou des psychothérapies. L’éthique pure deviendrait prescriptive, voire moralisante. Quant à l’aspect politique de la psychanalyse, il virerait au militantisme ou aux tractations les plus contestables.(1)
N’est-ce pas la méconnaissance de ce principe déduit de l’enseignement de J. Lacan, et bien évidemment extrait de la maïeutique de S. Freud, qui expose la pratique freudienne aux attaques naïves et virulentes de notre détracteur ?
Et si les psychanalystes peinaient à soutenir la place éminente de la psychanalyse dans la culture en empruntant des chemins inappropriés ?
N’inscrivions-nous pas cependant dès novembre 2009 en tête de l’argument de notre séminaire : « La psychanalyse est une pratique qui appelle une théorisation, mais une théorisation critique. Celle-ci ne se supporte que d’un déplacement du discours par rapport à une doxa possible vers quoi tend toute théorie, par exemple, ainsi que Lacan a pu l’affirmer, vers une religion.
Comment à partir de la clinique, l’analyse peut-elle se soutenir d’une théorie dès lors qu’elle œuvre à se situer comme hétérogène à toute doxa, selon une éthique spécifique qui consiste dans la mise « en crise » des énoncés par les effets d’énonciation ? »
Je reprendrai les conditions du nouage théorie-éthique-politique pour la psychanalyse telles qu’elles résultent de la pratique de la cure.
(1) A l’école du sujet, édition Erès, avant-propos page 15
le
10 mars 2010: Bernard Brémond:
Contradictions et paradoxes
Si l'on définit
l'inconscient à la fois comme lieu d'où la contradiction est exclue et comme
lieu qui donne ex-sistence aux contradictions, on se trouve confronté à un
certain nombre de paradoxes dont le moindre n'est pas celui du psychanalyste,
dans son rapport tant à la cure qu'au concept et à l'institution. Cela conduit
à définir le paradoxe comme ce qui ne saurait être résolu et que seule la
fiction permet de franchir.
Séances suivantes: 12
mai et 9 juin 2010.
La psychanalyse est une pratique qui appelle une théorisation, mais une théorisation critique. Celle-ci ne se supporte que d’un déplacement du discours par rapport à une doxa possible vers quoi tend toute théorie, par exemple, ainsi que Lacan a pu l'affirmer, vers une religion. Comment à partir de la clinique, l’analyse peut-elle se soutenir d’une théorie dès lors qu’elle œuvre à se situer comme hétérogène à toute doxa, selon une éthique spécifique qui consiste dans la mise « en crise » des énoncés par les effets d'énonciation?
Mettre en question, l'un par l'autre:
la cure, comme parcours dans la structure,
le concept, comme signifiant organisateur d'un travail de théorisation sans cesse repris,
l'institution, à entendre comme institution en acte du sujet aussi bien que de l'analyste,
sera notre façon de prendre au mot le fait que le psychanalyste est « bien forcé de réinventer la psychanalyse ». Cette réinvention ne saurait être possible sans l'ouverture à d'autres disciplines et aux interrogations qu'elles portent sur la méthode freudienne, c'est à dire sans le passage réitéré de la psychanalyse en intension à la psychanalyse en extension, et retour.
C'est dire qu'il s'agira non de produire du savoir, mais de ménager une place à la possibilité de ce « discours de l'analyste » (Lacan), toujours décalé par rapport à tout discours (au sens courant) psychanalytique.
Un « séminaire » peut-il se situer « à l'école du sujet »? Pour le dire autrement, peut-on penser une pratique (clinique, théorique, instituante) qui ne s'en tienne pas à la contingence du symptôme mais qui soit plutôt orientée dans le sens d'une « sinthomisation » du rapport à la théorie? Si l'on n'oublie pas que la « critique » - comme la « crise » - c'est ce qui oblige à choisir, il y a là un enjeu qui ne saurait trouver de point d'appui « qu'à déjouer, délier ce qui s'impose du symptôme, à savoir une vérité avec sa structure de fiction » (J. Lacan).
C’est ce mouvement, la manière dont il se produit dans la cure, et ses conséquences sur la construction du concept et de l’institution, que ce séminaire entend soumettre à un travail critique.
À l'Institut Protestant de Théologie
83, Boulevard Arago, 75013 PARIS
21h
le 25 novembre 2009: Claude Dumézil:
Du symptôme au sinthome dans le parcours de la cure.
Consistances symboliques, imaginaires et du réel dans le "pas de deux" de la résistance et du transfert.
le 13 janvier 2010: Dominique Lecoq:
Variations sur le nom de jouir.
le 10 mars 2010: Bernard Brémond:
Une pratique sans idéal
Séances suivantes: 12 mai et 9 juin 2010.
Séminaire parisien de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse
à l’Ecole Normale Supérieure - 45 rue d'Ulm 75005 Paris
organisé par Roland Chemama et Christian Hoffmann
Tarifs : Inscription sur place : 15 €, Membres de la Fondation : 10 €, Etudiants : 5 €
2008-2009
Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?
Nous
reprenons cette année le cycle de conférences commencé
l’an dernier. Il s’agira toujours d’interroger la clinique
contemporaine, et ce qui nous permet au mieux d’en rendre compte,
mais dans la perspective du congrès de la Fondation
européenne pour la psychanalyse nous le centrerons à
présent sur la question de l’idéalisation. Les
mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas
nécessairement une disparition des idéaux individuels
ou collectifs. On a pu dire, par exemple, qu'une pathologie comme la
dépression exprimait une insuffisance par rapport à
l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi.
Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons
idéalisation, ainsi que sur les différentes formes
qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas
identiques à toutes les époques.
*
Conférence-débat
le samedi 26 septembre 2009, à
14h30, à l’École normale supérieure, Amphithéâtre Rataud, 45 rue d’Ulm, 75005
Paris
avec Charles Melman, à propos de son livre
La
nouvelle économie psychique ( Eres
2009)
modérateurs : Roland Chemama et
Christian Hoffmann
Discutants : Chantal
Delsol*, Jean-Pierre Lebrun, Gérard
Pommier
Depuis
1982, au moins, Charles Melman s’interroge sur les mutations de la subjectivité
contemporaine, dans leur rapport avec les mutations du social. Cela est apparu
plus clairement encore dans L’homme sans
gravité ( Denöel, octobre 2002 ). Une « suite » de cet ouvrage, La nouvelle économie psychique, est
parue en 2009. C’est ce dernier livre que nous présenterons et discuterons.
Nous
avons pensé que le séminaire de la Fondation européenne pour la psychanalyse,
organisé à l’E.N.S depuis plusieurs années, pouvait constituer un cadre
favorable. Nous envisagerons bien sûr, le 26 septembre, nombre de questions que
nous n’avons pas encore pu aborder dans ce séminaire. Mais on peut dire que si
le thème de l’idéalisation, que nous avions privilégié dans la perspective du
congrès de Naples, nous a fait tourner autour de la question du père idéal,
c’est inversement d’un déclin contemporain des idéaux, ainsi que de ce que
Charles Melman désigne comme matriarcat, qu’il pourrait s’agir dans le débat.
*
Professeur de philosophie à l’Université de Paris-Est, auteur, entre autres de Éloge de la singularité, et de Qu’est-ce que l’homme ? Cours
familier d'anthropologie.
Inscriptions
sur place, 15 euros, membres de la fondation, 10 euros, étudiants, 5 euros.
Février 2009
Troisième conférence : Jouissance et idéalisation (Silvia Lippi, Radu Turcanu)
Décembre 2008
Octobre 2008
Première conférence : Paradoxes actuels de l'idéalisation (Gérard Pommier, Jean-Jacques Tyszler)
2008
Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?
Il y a une clinique contemporaine, qui devient aujourd'hui un enjeu de « santé publique ». Mais il suffit de lire, par exemple, les fascicules concernant la dépression, qui sont offerts au grand public afin de l'éclairer sur une « maladie » si répandue, pour saisir à quels points les diverses approches proposées restent descriptives et empiriques. La psychanalyse a certainement quelque chose à dire pour éclairer des mutations qui concernent le sujet tout autant que les formes de pathologies très diverses qui se développent aujourd'hui.
Les psychanalystes, à la suite de Lacan, ont montré que ces questions renvoient d'abord à ce qui se passait au point où le subjectif rejoint le social. Que l'on pense en particulier aux mutations dans les formes sociales de la filiation, elles-mêmes liées à une modification de notre rapport à la loi symbolique. Nous avons cependant à aller plus loin, et à questionner les éléments théoriques dont nous disposons pour rendre compte d'un champ plus différencié qu'on pourrait croire.
On dit souvent, à cet égard, que le sujet contemporain est un sujet dont l'identité reste incertaine. Bien souvent, dans une cure, les questions sur cette identité prennent le pas sur toutes les autres. Mais l'analyste, qui sait que rien n'assure un sujet de quelque être que ce soit, abordera plutôt « l’identité » à partir des identifications, aujourd'hui fragilisées (y compris bien sûr celle de l'identification sexuée).
Au-delà de la question des identifications, et pour continuer à interroger le point où le subjectif s'articule au social, il y a celle des idéaux. Les mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas nécessairement une disparition des idéaux individuels ou collectifs. C'est même tout le contraire. On a pu dire qu'une pathologie comme la dépression exprimait une insuffisance par rapport à l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi. Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons idéalisation, ainsi que sur les différentes formes qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas identiques à toutes les époques.
Mai 2008
Quatrième séance : Débat autour du livre Travailler avec Lacan
Avril 2008
Troisième séance : Idéalisation et servitude volontaire (Roland Chemama, Christian Hoffmann)
Février 2008
Janvier 2008
2006 - 2007
Comment écrirait-on aujourd'hui Les trois essais sur la théorie sexuelle?
La sexualité humaine est aujourd’hui
rabattue soit sur un réel biologique soit sur une construction sociale. La
psychanalyse continue à faire exception en reconnaissant la dimension de ce qui
ne s’arrange pas, un réel qui fait malaise dans la civilisation et produit
névroses, psychoses et perversions.
Reste qu’aujourd’hui les
psychanalystes eux-mêmes doivent se demander s’ils ont su prendre acte des
mutations contemporaines du rapport du sujet au sexe. Nous tenterons de
reprendre cette question, en tentant aussi un dialogue avec des théoriciens
d’autres disciplines.
Octobre 2007
Juin 2007
Janvier 2007
Novembre 2006
Juin 2006
