2009-2010
Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2009-2010
83,
Boulevard Arago, 75013 PARIS
21h
le
10 mars 2010: Bernard Brémond:
Contradictions et paradoxes
Si l'on définit
l'inconscient à la fois comme lieu d'où la contradiction est exclue et comme
lieu qui donne ex-sistence aux contradictions, on se trouve confronté à un
certain nombre de paradoxes dont le moindre n'est pas celui du psychanalyste,
dans son rapport tant à la cure qu'au concept et à l'institution. Cela conduit
à définir le paradoxe comme ce qui ne saurait être résolu et que seule la
fiction permet de franchir.
Séances suivantes: 12
mai et 9 juin 2010.
La psychanalyse est une pratique qui appelle une théorisation, mais une théorisation critique. Celle-ci ne se supporte que d’un déplacement du discours par rapport à une doxa possible vers quoi tend toute théorie, par exemple, ainsi que Lacan a pu l'affirmer, vers une religion. Comment à partir de la clinique, l’analyse peut-elle se soutenir d’une théorie dès lors qu’elle œuvre à se situer comme hétérogène à toute doxa, selon une éthique spécifique qui consiste dans la mise « en crise » des énoncés par les effets d'énonciation?
Mettre en question, l'un par l'autre:
la cure, comme parcours dans la structure,
le concept, comme signifiant organisateur d'un travail de théorisation sans cesse repris,
l'institution, à entendre comme institution en acte du sujet aussi bien que de l'analyste,
sera notre façon de prendre au mot le fait que le psychanalyste est « bien forcé de réinventer la psychanalyse ». Cette réinvention ne saurait être possible sans l'ouverture à d'autres disciplines et aux interrogations qu'elles portent sur la méthode freudienne, c'est à dire sans le passage réitéré de la psychanalyse en intension à la psychanalyse en extension, et retour.
C'est dire qu'il s'agira non de produire du savoir, mais de ménager une place à la possibilité de ce « discours de l'analyste » (Lacan), toujours décalé par rapport à tout discours (au sens courant) psychanalytique.
Un « séminaire » peut-il se situer « à l'école du sujet »? Pour le dire autrement, peut-on penser une pratique (clinique, théorique, instituante) qui ne s'en tienne pas à la contingence du symptôme mais qui soit plutôt orientée dans le sens d'une « sinthomisation » du rapport à la théorie? Si l'on n'oublie pas que la « critique » - comme la « crise » - c'est ce qui oblige à choisir, il y a là un enjeu qui ne saurait trouver de point d'appui « qu'à déjouer, délier ce qui s'impose du symptôme, à savoir une vérité avec sa structure de fiction » (J. Lacan).
C’est ce mouvement, la manière dont il se produit dans la cure, et ses conséquences sur la construction du concept et de l’institution, que ce séminaire entend soumettre à un travail critique.
À l'Institut Protestant de Théologie
83, Boulevard Arago, 75013 PARIS
21h
le 25 novembre 2009: Claude Dumézil:
Du symptôme au sinthome dans le parcours de la cure.
Consistances symboliques, imaginaires et du réel dans le "pas de deux" de la résistance et du transfert.
le 13 janvier 2010: Dominique Lecoq:
Variations sur le nom de jouir.
le 10 mars 2010: Bernard Brémond:
Une pratique sans idéal
Séances suivantes: 12 mai et 9 juin 2010.
Séminaire parisien de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse
à l’Ecole Normale Supérieure - 45 rue d'Ulm 75005 Paris
organisé par Roland Chemama et Christian Hoffmann
Tarifs : Inscription sur place : 15 €, Membres de la Fondation : 10 €, Etudiants : 5 €
2008-2009
Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?
Nous
reprenons cette année le cycle de conférences commencé
l’an dernier. Il s’agira toujours d’interroger la clinique
contemporaine, et ce qui nous permet au mieux d’en rendre compte,
mais dans la perspective du congrès de la Fondation
européenne pour la psychanalyse nous le centrerons à
présent sur la question de l’idéalisation. Les
mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas
nécessairement une disparition des idéaux individuels
ou collectifs. On a pu dire, par exemple, qu'une pathologie comme la
dépression exprimait une insuffisance par rapport à
l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi.
Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons
idéalisation, ainsi que sur les différentes formes
qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas
identiques à toutes les époques.
*
Conférence-débat
le samedi 26 septembre 2009, à
14h30, à l’École normale supérieure, Amphithéâtre Rataud, 45 rue d’Ulm, 75005
Paris
avec Charles Melman, à propos de son livre
La
nouvelle économie psychique ( Eres
2009)
modérateurs : Roland Chemama et
Christian Hoffmann
Discutants : Chantal
Delsol*, Jean-Pierre Lebrun, Gérard
Pommier
Depuis
1982, au moins, Charles Melman s’interroge sur les mutations de la subjectivité
contemporaine, dans leur rapport avec les mutations du social. Cela est apparu
plus clairement encore dans L’homme sans
gravité ( Denöel, octobre 2002 ). Une « suite » de cet ouvrage, La nouvelle économie psychique, est
parue en 2009. C’est ce dernier livre que nous présenterons et discuterons.
Nous
avons pensé que le séminaire de la Fondation européenne pour la psychanalyse,
organisé à l’E.N.S depuis plusieurs années, pouvait constituer un cadre
favorable. Nous envisagerons bien sûr, le 26 septembre, nombre de questions que
nous n’avons pas encore pu aborder dans ce séminaire. Mais on peut dire que si
le thème de l’idéalisation, que nous avions privilégié dans la perspective du
congrès de Naples, nous a fait tourner autour de la question du père idéal,
c’est inversement d’un déclin contemporain des idéaux, ainsi que de ce que
Charles Melman désigne comme matriarcat, qu’il pourrait s’agir dans le débat.
*
Professeur de philosophie à l’Université de Paris-Est, auteur, entre autres de Éloge de la singularité, et de Qu’est-ce que l’homme ? Cours
familier d'anthropologie.
Inscriptions
sur place, 15 euros, membres de la fondation, 10 euros, étudiants, 5 euros.
Février 2009
Troisième conférence : Jouissance et idéalisation (Silvia Lippi, Radu Turcanu)
Décembre 2008
Octobre 2008
Première conférence : Paradoxes actuels de l'idéalisation (Gérard Pommier, Jean-Jacques Tyszler)
2008
Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?
Il y a une clinique contemporaine, qui devient aujourd'hui un enjeu de « santé publique ». Mais il suffit de lire, par exemple, les fascicules concernant la dépression, qui sont offerts au grand public afin de l'éclairer sur une « maladie » si répandue, pour saisir à quels points les diverses approches proposées restent descriptives et empiriques. La psychanalyse a certainement quelque chose à dire pour éclairer des mutations qui concernent le sujet tout autant que les formes de pathologies très diverses qui se développent aujourd'hui.
Les psychanalystes, à la suite de Lacan, ont montré que ces questions renvoient d'abord à ce qui se passait au point où le subjectif rejoint le social. Que l'on pense en particulier aux mutations dans les formes sociales de la filiation, elles-mêmes liées à une modification de notre rapport à la loi symbolique. Nous avons cependant à aller plus loin, et à questionner les éléments théoriques dont nous disposons pour rendre compte d'un champ plus différencié qu'on pourrait croire.
On dit souvent, à cet égard, que le sujet contemporain est un sujet dont l'identité reste incertaine. Bien souvent, dans une cure, les questions sur cette identité prennent le pas sur toutes les autres. Mais l'analyste, qui sait que rien n'assure un sujet de quelque être que ce soit, abordera plutôt « l’identité » à partir des identifications, aujourd'hui fragilisées (y compris bien sûr celle de l'identification sexuée).
Au-delà de la question des identifications, et pour continuer à interroger le point où le subjectif s'articule au social, il y a celle des idéaux. Les mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas nécessairement une disparition des idéaux individuels ou collectifs. C'est même tout le contraire. On a pu dire qu'une pathologie comme la dépression exprimait une insuffisance par rapport à l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi. Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons idéalisation, ainsi que sur les différentes formes qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas identiques à toutes les époques.
Mai 2008
Quatrième séance : Débat autour du livre Travailler avec Lacan
Avril 2008
Troisième séance : Idéalisation et servitude volontaire (Roland Chemama, Christian Hoffmann)
Février 2008
Janvier 2008
2006 - 2007
Comment écrirait-on aujourd'hui Les trois essais sur la théorie sexuelle?
La sexualité humaine est aujourd’hui
rabattue soit sur un réel biologique soit sur une construction sociale. La
psychanalyse continue à faire exception en reconnaissant la dimension de ce qui
ne s’arrange pas, un réel qui fait malaise dans la civilisation et produit
névroses, psychoses et perversions.
Reste qu’aujourd’hui les
psychanalystes eux-mêmes doivent se demander s’ils ont su prendre acte des
mutations contemporaines du rapport du sujet au sexe. Nous tenterons de
reprendre cette question, en tentant aussi un dialogue avec des théoriciens
d’autres disciplines.
Octobre 2007
Juin 2007
Janvier 2007
Novembre 2006
Juin 2006
