FONDATION EUROPEENNE POUR LA PSYCHANALYSE


Litura
ACTIVITÉS RÉGULIÈRES

Approche critique des objets théoriques de la psychanalyse

Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq.

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre du mouvement « Pourtour » et comme activité régulière de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse

 

 Cette année, le séminaire entend poursuivre la démarche inaugurée voici trois ans, et qui répond à l’incitation de Freud et de Lacan appelant chaque analyste à réinventer la psychanalyse. Cela entraîne une approche critique des objets théoriques qui se sont constitués depuis plus d’un siècle : elle porte l’interrogation sur leur consistance, et travaille ainsi à perpétuer le tranchant de la psychanalyse irréductible à toute doxa ; elle refuse de soumettre l’expérience de l’analyse au ressassement de discours répétitifs, sa transmission, au seul effet de groupe produit dans une école.

C’est pourquoi, nous avons choisi de retenir l’expression « d’objets théoriques » de préférence à concepts, autant pour rendre hommage à nos prédécesseurs de ce qu’ils ont su créer que pour manifester que chacun de ces objets demande que soit interrogée sa pertinence.

Le séminaire se veut d’abord ouverture à la parole des analystes pour que des articulations nouvelles soient proposées, qui rendent compte de l’exercice actuel de la psychanalyse et des questions qui lui sont attachées.

 

Le 12 juin : La jouissance peut-elle être un objet théorique ?

 

Rappel des séances précédentes :

Le 10 avril :  N'y a-t-il qu'un objet en psychanalyse ?

 

Le 13 février :  Pratiquer l'analyse : un désir intraitable ?

 

Le 14 novembre 2012 :  Construction et fiction en psychanalyse

 

Le 12 décembre 2012 :  L'inconscient au travail : du symptôme au sinthome

 

Le 9 janvier 2013 :  Et si la passe n'existait pas ?

 

Les séances suivantes auront lieu les 13/02, 10/04 et 12/06

 

A 21h, au FIAP (salle ROME)

30 rue Cabanis 75014 Paris

 (Participation aux frais : 10€)

 


CRITIQUE de la CURE, du CONCEPT, et de L’INSTITUTION

Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq


2011-2012

« Avec quel inconscient travaillons-nous ? »

Si l’inconscient peut être reçu comme le concept fondateur de la découverte freudienne, Lacan, tout en reconnaissant qu’il n’était pas possible de s’en passer, trouvait le terme mal choisi, le poussant même à l’équivoque de « l’une-bévue », et, dans un dernier mouvement de sa théorisation, orientant la conduite de la cure vers la dimension du réel.

La question [1] qui soutiendra notre travail de l’année porte en elle la tension et la division dont chaque sujet (analysant, analyste) est le lieu, en même temps qu’elle ouvre, dans son extension, aux effets repérables dans les agencements collectifs actuels.

Elle offre à la démarche critique sa double polarité :

    -Quelle conception de l’inconscient est à l’œuvre dans notre pratique clinique, théorique, et institutionnelle ?

       -Comment l’inconscient du psychanalyste travaille-t-il ?

 

[1] C’est le titre du prochain congrès de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, En juin 2012  à Barcelone.

 

A 21h

9 novembre, 14 décembre 2011, 11 janvier, 11 avril, 9 mai et 13 juin 2012

au

FIAP (salle ROME) - 30 rue Cabanis 75014 Paris

 (Participation aux frais : 10€)

Ce séminaire, qui s’inscrit aussi comme activité régulière de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, fait désormais suite au mouvement intitulé « Pourtour », inauguré le 2 juillet 2011.

 

Le 13 juin 2012 à 21h

 

Le symptôme et l’inconscient

Bernard Brémond - Claude Dumézil – Dominique Lecoq

  

 

Le 9 mai 2012 à 21 h

 

L’inconscient et la supposition du savoir

Bernard Brémond - Claude Dumézil – Dominique Lecoq

 

Séance suivante :13 juin

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre de la F.E.P. et du mouvement « Pourtour »

 

Le 11 janvier

Dominique Lecoq

Un radical oubli.

Lacan dit que c'est d'un "je ne sais pas" radicalement oublié, mettant au contact de l'impossible, que s'instaure cet espace où s'origine le savoir : manière de désigner du même coup ce qui noue le savoir à l'inconscient. Mais il s'agit d'un savoir incompatible avec le semblant, et, dans le dispositif de la cure parce qu'il s'adresse à l'analyste, s'énonce de l'inconscient dans sa traduction par l'"une-bévue". Mouvement même qui opère et marque le passage du symptôme au sinthome.

11 avril

Claude Dumézil

9 mai

Dominique Lecoq

13 juin

Bernard Brémond



le 9 novembre 2011

Claude Dumézil

Qu’est-ce qui rend  l’INCONSCIENT  inconscient ?

Les concepts lacaniens de sujet et de réel viennent en contrepoint des notions de moi et de réalité extérieure dont la confrontation serait à l’origine du refoulement selon la première topique freudienne.

A cette interprétation systémique de l’inconscient dans le fonctionnement de l’appareil psychique, Lacan ajoute  une conception structurale dans ce qu’on a pu appeler « l’ordre du discours ».

J’examinerai :

- la question de la place de l’inconscient et de ses formations dans cet ordre, et dans quel ordre : comme cause ou comme effet.

- ainsi que les incidences de ces dynamiques sur la pratique de la psychanalyse et sur sa transmission.

 

le 14 décembre 2011

Bernard Brémond

L’inconscient : rejetons ou formations ?

Freud exigeait du psychanalyste que sa cure l’ait convaincu de l’existence de l’inconscient. Cette conviction peut-elle jamais être acquise, et la pratique des psychanalystes en porte-elle le témoignage ?

 

Le 11 janvier

Dominique Lecoq

Un radical oubli.


Lungotevere degli Artigiani 30 Roma

Seminario per l’anno 2011 – 2012  condotto da Luigi Burzotta

Laboratorio clinico e teorico sul reale dell’inconscio

In preparazione del Congresso della
Fondation Européenne pour la Psychanalyse
Barcellona (Spagna)  dal 7 al 9 giugno 2012
Avec quel inconscient travaillons nous ?


Sono oggi numerose le pratiche terapeutiche che pretendono guarire dai sintomi facendo astrazione da ciò che li determina, l’inconscio, che è così fatto oggetto di un aperto misconoscimento. Questa presunzione, curiosamente, va oggi contro quel sentimento vago ma diffuso, dove si avverte un’accettazione della presenza dell’inconscio come qualcosa d’imponderabile ma reale che in confuso condiziona la vita di ognuno, seppure il più delle volte vi si avverta pure un non volerne sapere.
La nostra pratica psicanalitica si distingue per un lavoro che ha l’assunto etico di volerne sapere.
Questo voler sapere è la molla della psicanalisi che trae il suo vigore da ciò che c’è di reale nell’inconscio, che, pur determinando i sintomi e tutto il nostro disagio, venendo dal reale, ha un nucleo di sapere che è impossibile a dire ma che si fa tuttavia avvicinare con l’esercizio di una speciale scrittura.
Si tratta di quel gioco combinatorio di lettere che presiede alle formazioni dell’inconscio, come i lapsus, i motti di spirito, ecc., ma che, essendo alla base dell’invenzione, come avviene per le formulazioni scientifiche o nel magistero dell’arte, tale gioco permette, nella cura psicanalitica, l’invenzione di un sapere nuovo sul proprio inconscio con l’interpretazione, che equivoca tra lettera e fonazione.
La scommessa della psicanalisi è di alleviare la sofferenza dei sintomi e del disagio grazie all’equivoco cui va soggetto il discorso dell’analizzante, quando c’è la presenza dell’analista. Grazie a tale presenza la psicanalisi favorisce una relazione che permette al soggetto di confrontarsi con il suo fantasma; relazione che per principio è troncata dal discorso che si oppone alla psicanalisi.

La presentazione di casi clinici sarà alla base del nostro lavoro, che troverà uno sviluppo nella teoria.

Il testo di riferimento principale per questo programma, insieme con i seminari di Jacques Lacan “
Les non dupes errent” e “RSI”, è il Seminario “D’un discours qui ne serait pas du semblant”, “Di un discorso che non sarebbe del sembiante” Einaudi editore,  dove è trattata nel modo più ampio la funzione della lettera e dello scritto nella teoria e nella pratica psicanalitica. Saranno comunque segnalati di volta in volta tutti i testi di riferimento di Freud, di Lacan e di altri autori.

Gli incontri avranno una cadenza quindicinale, da:
 
venerdì 18 novembre 2011
ore 17,30

Per informazioni e iscrizioni rivolgersi alla casella di posta italiana: fondaeuropsi@alice.it

 

Critique de la cure, du concept et de l’institution

Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq

À l'Institut Protestant de Théologie

83, Boulevard Arago, 75013 PARIS

 

2010 -2011

La fiction (sous les trois orthographes et acceptions proposées l’an passé) poursuit son œuvre critique sur le déploiement du transfert rapporté aux dimensions (ou dit-mensions) de la cure, du concept et de l’institution.

En quoi le recours à la notion de transfert permet-il de rendre compte de ce qui s’inaugure dans le travail de la cure, et en quoi vient-il recouvrir le trou qui marque la présence du réel ?

Pourquoi le transfert se décline-t-il selon des modes générant des équivoques plus fortes quand il s’adorne « d’amour » ou « de travail » ? Et pourquoi ce transfert que l’on sait voir dans la cure en tant qu’institution devient-il si problématique à saisir dans les institutions analytiques ?

Peut-être l’articulation au réel, et les effets de jouissance qui s’y attachent, méritent-ils d’être interrogés pour qu’une théorisation critique - entre impuissance et impossible - puisse se faire entendre à partir de la pratique de l’analyse.

 

Le mercredi 9 mars :
 
« Dé-supposer la jouissance? » Bernard Brémond
 


Le mercredi 11 mai :
 
« Les faits du dire » Dominique Lecoq
 


Le mercredi 8 juin :
 
« Comment opèrent les concepts dans la cure et dans l'institution »

Claude Dumézil
 


 

Journée préparatoire au congrès sur l'Inconscient
Samedi 16 Octobre 2010


Séminaire parisien de la Fondation européenne pour la psychanalyse

Journée préparatoire au congrès sur l’Inconscient 

 

Le prochain congrès de la Fondation européenne pour la psychanalyse abordera la question de l’inconscient. Celle-ci prend une actualité nouvelle dès lors que les pratiques psychothérapeutiques les plus diverses tentent de contourner cette dimension Autre de l’existence humaine. Seule la psychanalyse maintient de façon radicale l’existence de l’Inconscient, elle en fait une instance et non une simple qualité d’un élément psychique, et c’est dans doute ce qui lui donne sa pertinence.

Il faut convenir en même temps que nous n’avons peut-être pas tous la même idée de ce que nous appelons Inconscient. Cependant, au moins pour les lacaniens, les inflexions de notre approche se déploient dans un champ commun dont il y aurait surtout à préciser certaines coordonnées.

Dans le séminaire parisien, que nous reprenons à l’École Normale Supérieure, il s’agira d’aborder le thème de l’inconscient à partir de l’idée que dans toute élaboration analytique un peu conséquente il y a une présupposition, explicite ou implicite, concernant l’Inconscient. Nous pourrons alors, à l’occasion de la publication de divers ouvrages, écrits par nos membres ou par d’autres analystes, interroger leurs auteurs sur ce qu’ils auraient à en dire.

 

Première séance de séminaire le SAMEDI 16 OCTOBRE 2010

de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30, à l’École normale supérieure,
amphithéâtre Rataud, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

Modérateurs et discutants : G. Baravalle, L. Burzotta, R. Chemama, C. Hoffmann, S. Lippi, C-N. Pickman, V. Micheli-Rechtman,  M. Safouan.

  

Clinique contemporaine et formation de l’analyste 

9h30 : présentation et discussion du dossier clinique Vous avez dit dépression, publié dans La clinique lacanienne n°17, table ronde avec M. Berges-Bounes, G. Bulat-Manenti, R. Chemama,  I. Floc’h, F. Gorog, C. Hoffmann, Ch. Lacôte-Destribats, J-P. Lehmann, M. Lerude, G. Pommier, J-J. Tysler, B. Vandermersch

14h : présentation et discussion du livre Le trait du cas, de C. Dumézil et.B. Brémond, table ronde avec les auteurs.

16h : présentation et discussion du dossier sur Les formations de l'analyste, publié dans Figures de la psychanalyse, n°20, avec A. Hachet, C. Hoffmann, S. Parmentier, C.-D. Rath, M. Safouan, J. Sédat, R. Turcanu.

 

Inscriptions sur place, 50 euros, Membres de la fondation, 30 euros, étudiants, 20 euros.


2009-2010

Critique de la cure, du concept et de l’institution
Séminaire animé par Bernard Brémond, Claude Dumézil et Dominique Lecoq
2009-2010

83, Boulevard Arago, 75013 PARIS

21h 

le 12 mai 2010 : Claude Dumézil

"Du nouage théorie-éthique-politique"

Et s'il y avait autant de bonne foi que de mauvaise dans les propos de l'imprécateur d'Argentan? Je ne connaissais pas Michel Onfray en 2003 quand j’écrivais « on ne peux séparer un projet théorique, éthique et politique pour la psychanalyse freudienne d’un travail sur la pratique. La théorie pure peut très bien devenir un fragment du discours philosophique. La pratique, isolée de ses fondements, peut s’inscrire dans le registre flou des psychothérapies. L’éthique pure deviendrait prescriptive, voire moralisante. Quant à l’aspect politique de la psychanalyse, il virerait au militantisme ou aux tractations les plus contestables.(1)

N’est-ce pas la méconnaissance de ce principe déduit de l’enseignement de J. Lacan, et bien évidemment extrait de la maïeutique de S. Freud, qui expose la pratique freudienne aux attaques naïves et virulentes de notre détracteur ?

Et si les psychanalystes peinaient à soutenir la place éminente de la psychanalyse dans la culture en empruntant des chemins inappropriés ?

N’inscrivions-nous pas cependant dès novembre 2009 en tête de l’argument de notre séminaire : « La psychanalyse est une pratique qui appelle une théorisation, mais une théorisation critique. Celle-ci ne se supporte que d’un déplacement du discours par rapport à une doxa possible vers quoi tend toute théorie, par exemple, ainsi que Lacan a pu l’affirmer, vers une religion.

Comment à partir de la clinique, l’analyse peut-elle se soutenir d’une théorie dès lors qu’elle œuvre à se situer comme hétérogène à toute doxa, selon une éthique spécifique qui consiste dans la mise « en crise » des énoncés par les effets d’énonciation ? »

Je reprendrai les conditions du nouage théorie-éthique-politique pour la psychanalyse telles qu’elles résultent de la pratique de la cure.

(1) A l’école du sujet, édition Erès, avant-propos page 15



le 10 mars 2010: Bernard Brémond:

Contradictions et paradoxes

 Si l'on définit l'inconscient à la fois comme lieu d'où la contradiction est exclue et comme lieu qui donne ex-sistence aux contradictions, on se trouve confronté à un certain nombre de paradoxes dont le moindre n'est pas celui du psychanalyste, dans son rapport tant à la cure qu'au concept et à l'institution. Cela conduit à définir le paradoxe comme ce qui ne saurait être résolu et que seule la fiction permet de franchir.

Séances suivantes: 12 mai et 9 juin 2010.


La psychanalyse est une pratique qui appelle une théorisation, mais une théorisation critique. Celle-ci ne se supporte que d’un déplacement du discours par rapport à une doxa possible vers quoi tend toute théorie, par exemple, ainsi que Lacan a pu l'affirmer, vers une religion. Comment à partir de la clinique, l’analyse peut-elle se soutenir d’une théorie dès lors qu’elle œuvre à se situer comme hétérogène à toute doxa, selon une éthique spécifique qui consiste dans la mise « en crise » des énoncés par les effets d'énonciation?
Mettre en question, l'un par l'autre:
           la cure, comme parcours dans la structure,
           le concept, comme signifiant organisateur d'un travail de théorisation sans cesse repris,
           l'institution, à entendre comme institution en acte du sujet aussi bien que de l'analyste,
sera notre façon de prendre au mot le fait que le psychanalyste est « bien forcé de réinventer la psychanalyse ». Cette réinvention ne saurait être possible sans l'ouverture à d'autres disciplines et aux interrogations qu'elles portent sur la méthode freudienne, c'est à dire sans le passage réitéré de la psychanalyse en intension à la psychanalyse en extension, et retour.
C'est dire qu'il s'agira non de produire du savoir, mais de ménager une place à la possibilité de ce « discours de l'analyste » (Lacan), toujours décalé par rapport à tout discours (au sens courant) psychanalytique.
Un « séminaire » peut-il se situer « à l'école du sujet »? Pour le dire autrement, peut-on penser une pratique (clinique, théorique, instituante) qui ne s'en tienne pas à la contingence du symptôme mais qui soit plutôt orientée dans le sens d'une « sinthomisation » du rapport à la théorie? Si l'on n'oublie pas que la « critique » - comme la « crise » - c'est ce qui oblige à choisir, il y a là un enjeu qui ne saurait trouver de point d'appui « qu'à déjouer, délier ce qui s'impose du symptôme, à savoir une vérité avec sa structure de fiction » (J. Lacan).
C’est ce mouvement, la manière dont il se produit dans la cure, et ses conséquences sur la construction du concept et de l’institution, que ce séminaire entend soumettre à un travail critique.

À l'Institut Protestant de Théologie
83, Boulevard Arago, 75013 PARIS
21h

le 25 novembre 2009:
Claude Dumézil:
Du symptôme au sinthome dans le parcours de la cure.
Consistances symboliques, imaginaires et du réel dans le "pas de deux" de la résistance et du transfert.

le 13 janvier 2010: Dominique Lecoq:
Variations sur le nom de jouir
.

le 10 mars 2010: Bernard Brémond:
Une pratique sans idéal

Séances suivantes: 12 mai et 9 juin 2010.
 


Séminaire parisien de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse

à l’Ecole Normale Supérieure - 45 rue d'Ulm 75005 Paris

organisé par Roland Chemama et Christian Hoffmann

Tarifs : Inscription sur place : 15 €, Membres de la Fondation : 10 €, Etudiants : 5 €


2008-2009

Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?

Nous reprenons cette année le cycle de conférences commencé l’an dernier. Il s’agira toujours d’interroger la clinique contemporaine, et ce qui nous permet au mieux d’en rendre compte, mais dans la perspective du congrès de la Fondation européenne pour la psychanalyse nous le centrerons à présent sur la question de l’idéalisation. Les mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas nécessairement une disparition des idéaux individuels ou collectifs. On a pu dire, par exemple, qu'une pathologie comme la dépression exprimait une insuffisance par rapport à l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi. Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons idéalisation, ainsi que sur les différentes formes qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas identiques à toutes les époques.

*

Conférence-débat le samedi 26 septembre 2009, à 14h30, à l’École normale supérieure, Amphithéâtre Rataud, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris

avec Charles Melman, à propos de son livre

La nouvelle économie psychique ( Eres 2009)

modérateurs : Roland Chemama et Christian Hoffmann

Discutants : Chantal Delsol*,  Jean-Pierre Lebrun, Gérard Pommier

Depuis 1982, au moins, Charles Melman s’interroge sur les mutations de la subjectivité contemporaine, dans leur rapport avec les mutations du social. Cela est apparu plus clairement encore dans L’homme sans gravité ( Denöel, octobre 2002 ). Une « suite » de cet ouvrage, La nouvelle économie psychique, est parue en 2009. C’est ce dernier livre que nous présenterons et discuterons.

Nous avons pensé que le séminaire de la Fondation européenne pour la psychanalyse, organisé à l’E.N.S depuis plusieurs années, pouvait constituer un cadre favorable. Nous envisagerons bien sûr, le 26 septembre, nombre de questions que nous n’avons pas encore pu aborder dans ce séminaire. Mais on peut dire que si le thème de l’idéalisation, que nous avions privilégié dans la perspective du congrès de Naples, nous a fait tourner autour de la question du père idéal, c’est inversement d’un déclin contemporain des idéaux, ainsi que de ce que Charles Melman désigne comme matriarcat, qu’il pourrait s’agir dans le débat.

* Professeur de philosophie à l’Université de Paris-Est, auteur, entre autres de Éloge de la singularité, et de Qu’est-ce que l’homme ? Cours familier d'anthropologie.

Inscriptions sur place, 15 euros, membres de la fondation, 10 euros, étudiants, 5 euros.

Février 2009

Troisième conférence : Jouissance et idéalisation (Silvia Lippi, Radu Turcanu) 

Décembre 2008

Deuxième conférence : Le manque d'un sujet et la multiplicité des subjectivités (Eric Porge, Vannina Micheli-Rechtman) 

Octobre 2008

Première conférence : Paradoxes actuels de l'idéalisation (Gérard Pommier, Jean-Jacques Tyszler) 

 


2008

Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?

Il y a une clinique contemporaine, qui devient aujourd'hui un enjeu de « santé publique ». Mais il suffit de lire, par exemple, les fascicules concernant la dépression, qui sont offerts au grand public afin de l'éclairer sur une « maladie » si répandue, pour saisir à quels points les diverses approches proposées restent descriptives et empiriques. La psychanalyse a certainement quelque chose à dire pour éclairer des mutations qui concernent le sujet tout autant que les formes de pathologies très diverses qui se développent aujourd'hui.

Les psychanalystes, à la suite de Lacan, ont montré que ces questions renvoient d'abord à ce qui se passait au point où le subjectif rejoint le social. Que l'on pense en particulier aux mutations dans les formes sociales de la filiation, elles-mêmes liées à une modification de notre rapport à la loi symbolique. Nous avons cependant à aller plus loin, et à questionner les éléments théoriques dont nous disposons pour rendre compte d'un champ plus différencié qu'on pourrait croire.

On dit souvent, à cet égard, que le sujet contemporain est un sujet dont l'identité reste incertaine. Bien souvent, dans une cure, les questions sur cette identité prennent le pas sur toutes les autres. Mais l'analyste, qui sait que rien n'assure un sujet de quelque être que ce soit, abordera plutôt « l’identité » à partir des identifications, aujourd'hui fragilisées (y compris bien sûr celle de l'identification sexuée).

Au-delà de la question des identifications, et pour continuer à interroger le point où le subjectif s'articule au social, il y a celle des idéaux. Les mutations contemporaines du rapport au symbolique n'impliquent pas nécessairement une disparition des idéaux individuels ou collectifs. C'est même tout le contraire. On a pu dire qu'une pathologie comme la dépression exprimait une insuffisance par rapport à l'Idéal du moi plutôt qu'un conflit avec le Surmoi. Encore convient-il de nous interroger sur ce que nous appelons idéalisation, ainsi que sur les différentes formes qu'elle peut prendre, formes qui ne restent peut-être pas identiques à toutes les époques.

Mai 2008

Quatrième séance : Débat autour du livre Travailler avec Lacan

 

Avril 2008

Troisième séance : Idéalisation et servitude volontaire (Roland Chemama, Christian Hoffmann)

  

Février 2008

Deuxième séance : L'idéal du moi : de la question de l'universel à celle du pas-tout (Roland Chemama, Christian Hoffmann)

Janvier 2008

Première séance : Qu'appelons-nous idéalisation ? (Roland Chemama, Christian Hoffmann, Moustapha Safouan)

 


2006 - 2007

Comment écrirait-on aujourd'hui  Les trois essais sur la théorie sexuelle?

Cycle de conférences organisé par Roland Chemama et Christian Hoffmann, dans le cadre de la préparation du congrès de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, en 2007.

La sexualité humaine est aujourd’hui rabattue soit sur un réel biologique soit sur une construction sociale. La psychanalyse continue à faire exception en reconnaissant la dimension de ce qui ne s’arrange pas, un réel qui fait malaise dans la civilisation et produit névroses, psychoses et perversions.
Reste qu’aujourd’hui les psychanalystes eux-mêmes doivent se demander s’ils ont su prendre acte des mutations contemporaines du rapport du sujet au sexe. Nous tenterons de reprendre cette question, en tentant aussi un dialogue avec des théoriciens d’autres disciplines.

Octobre 2007

Cinquième conférence : La jouissance et le désir (Alain Vanier) / Propos sur la masturbation (Silvia Lippi) 

Juin 2007

Quatrième conférence : Justine ou le nouvel Oedipe ? (Françoise Gorog) / Questions actuelles, à partir des Trois Essais sur la théorie sexuelle (Charles Melman)

Janvier 2007

Troisième conférence : A propos de la bisexualité (Gérard Pommier) / La perversion ou l'idéalisation de la pulsion (Paul-Laurent Assoun) 

Novembre 2006

Deuxième conférence : Questions actuelles sur la sexualité féminine (Colette Soler, Claude-Noëlle Pickmann, Vannina Micheli-Rechtman) 

Juin 2006

Première conférence : Comment poursuivre ? (Roland Chemama) / A propos de l'étiologie sexuelle des névroses (Christian Hoffmann) 



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