Avril 2010
Journées de Dubrovnik (Hôtel Argentina)2, 3 et 4 Avril 2010
La psychanalyse et l’Autre
scène
L’inconscient freudien se distingue, de manière révolutionnaire, de l’idée de l’inconscient connue depuis la nuit des temps et qui désigne ce qui demeure lointain à la conscience, ce qui lui échappe. C’est avec l’introduction du concept de refoulement que Freud effectue une opération aussi copernicienne qu’humanisante. Il démontre que le processus de refoulement est le résultat d’une visée, d’un acte que le sujet fait « intentionnellement » en s’efforçant d’occulter, devant la problématique sexuelle, certains faits inquiétants .
Freud découvre que ce qui rend malade, représente aussi le point de résistance contre le poids des fatalismes : sous le symptôme, le désir ! Il nous transmet l’inestimable idée que le savoir inconscient n’est pas inaccessible, qu’il y a un sujet à ce savoir insu dans toutes les structures psychiques. Pour Freud « l’autre scène » est celle du rêve, du lapsus et de l’acte manqué, celle des formations de l’inconscient. Cette Autre scène riche d’un savoir précieux, des pièces manquantes dans l’édifice conscient de l’homme a été exploitée d’une manière différente par les écrivains et les poètes, par les artistes et les anthropologues.
Si Freud a bâtie l’hypothèse Œdipe sur une tragédie de Sophocle, Lacan, lui, a longuement commenté Hamlet de Shakespeare .Lacan confirme, qu’entre l’Autre et l’inconscient il y a l’acte de sujet, de ce sujet toujours divisé par son entré dans le langage qui lui préexiste et qui le surdétermine. Il démontre que le savoir inconscient n’est pas acéphale, le « ich », le sujet y est contenu, il se dévoile dans la cure grâce à l’énigme du transfert. Le sujet y découvre sa responsabilité, en osant s’y rapprocher il gagne la probabilité de changer le cours de sa vie : le destin et ses carcans peuvent perdre de leur obscur absolu.
Si l’écrivain observe, note, imagine, découvre, le psychanalyste, lui, doit franchir un pas en posant l’acte qui va rendre son savoir non su et son désir au sujet aliéné. Ce pas sera décisif pour le traitement du symptôme pénible, que la seule sublimation ne permet pas de dissoudre.
Le colloque de Dubrovnik, ville de multiples scènes, littéraires, musicales, théâtrales et politiques auxquelles l’inconscient n’est pas étranger, se voudrait d’insuffler un nouvel élan aux approches psychanalytiques sur les territoires meurtries des Balkans.
Gorana Bulat-Manenti
Comité
scientifique : Graziella Baravalle, Mario Bottone, Gorana Bulat-Manenti,
Luigi Burzotta, Roland Chemama, Marielle David, Catherine Fava-Dauvergne,
Patrick de Neuter, Claude Dumézil, Marcelo Edwards, Hélène Godefroy, Christian
Hoffmann, Patrick Landman, Monique Lauret, Silvia Lippi, Jean-Jacques
Moscovitz, Claude-Noële Pickmann, Silvia Pilati, Gérard Pommier, Francisco
Rengifo, Dominique Torres Gobert, Claus Dieter-Rath, Alain Vanier, Catherine
Vanier, Moustapha Safouan, S. Vukojevic, Silvia Yankelevich.
Le Colloque aura lieu à l’Hôtel Grand
Villa Argentina et débutera le 2 avril à 17h.
Réservations : sales@gva.hr -- tel. 0038520440524, mentionner « congrès
psychanalyse ».
Juin 2009
Rencontre à Nantes - 20 et 21 Juin
2009
Comment
devient-on psychanalyste aujourd'hui ?
Aujourd'hui comme hier, c'est l'analyse personnelle qui est la première exigence et le premier temps indispensable de tout possible devenir analyste. Elle ne saurait pourtant en être la seule condition: il ne suffit pas d'avoir « été analysant » pour « devenir psychanalyste », même et y compris lorsque cette analyse aura été conduite jusqu'au point où un projet « d'être » psychanalyste se révèle pour ce qu'il est: une des résistances au « désir d'analyste ».
Et rien
n'assure que les étapes suivantes du parcours traditionnellement adopté –
enseignements et cures contrôlées – soient à même de contrecarrer
durablement l'insatiable voracité des dites résistances, pour la satisfaction
desquelles ne manquent ni les médailles, ni les titres, ni les savoirs
institués. Economie de marché et société libérale aidant, la passion du
signifiant, hors-temps, pourra-t-elle encore longtemps faire pièce
aux brillances des passions de l'être?
L'université – pour combien de temps
encore? - délivre aux psychologues des enseignements de «
clinique psychanalytique » qui peuvent autoriser une mise en continuité où
s'efface la coupure entre l'exercice de la psychologie clinique et la pratique
de la psychanalyse. Les pays européens – le moment est venu pour la France
– règlementent le titre de psychothérapeute: la psychanalyse échappe –
provisoirement? - à cette réglementation, mais un titre de psychanalyste
pourrait être la prochaine étape, et ce dans un contexte où, de
nombreux psychanalystes en font le constat, leur « métier » est peut-être en
voie de disparition, la conduite de la cure (au sens de la cure-type) étant bien
souvent la portion congrue de leur activité.
Le psychanalyste ne saurait
s'autoriser ni de l'Université, ni de l'Etat. Et pas davantage ne
saurait-il s'autoriser du transfert, qu'il s'agisse, pour chacun, de son propre
transfert d'analysant, ou des transferts auxquels prête lieu une pratique
clinique, psychiatrique, psychologique ou psychothérapeutique.
Nous
remettrons à l'étude les conditions requises pour que le paradigme qui nous
oriente - « le psychanalyste ne s'autorise que de lui-même et de quelques autres
» - n'alimente pas les revendications autoréférentielles qui sont aujourd'hui à
la mode: illusoire crédit apporté par la psychanalyse aux méthodes
psychothérapeutiques qui prétendent s'en inspirer « en partie », ou
imaginaire promotion socio-professionnelle offerte à des cliniciens « un peu »
chevronnés.
Ceci revient à poser la question: quel est l'à-venir
du psychanalyste, cette formation de l'inconscient qui insiste pour
quelques-uns, malgré les résistances que la vie sociale actuelle lui
oppose?
Comité d'organisation:
Bernard Brémond, Gorana
Bulat-Manenti, Luigi Burzotta,
Claude Dumézil, Silvia
Lippi.
Samedi 20 juin
à
l'hôtel de l'Horticulture, 7 quai Henri Barbusse
10h 30
Ouverture: Bernard Brémond (Nantes): « Métier impossible, métiers
possibles »
11h
00 Gorana Bulat-Manenti (Paris): « La « clinique théorique »
condition de la transmission de la psychanalyse ? » – discutante
Marie-Noëlle Raynal (Nantes)
11h 45
Luigi Burzotta (Rome): « Est-ce que je peux
m’autoriser à réinventer la psychanalyse? » – discutant
Jean Perroy (Nantes)
12h
30: Déjeuner
Présidente de séance: Edwige Pasquier
(Nantes)
14h 30
Silvia Lippi (Paris): « Paideia et transfert analytique. »
- discutant Sylvain Frérot
(Caen)
15h 15
Francisco Rengifo (Paris): De la formation et du devenir analyste et ses
avatars symptomatiques - discutante Gabrielle Zalio
(Nantes)
Pause
Présidente de séance: Claude-Noële Pickmann (Paris)
16h 30 Hélène Godefroy (Paris): "Au croisement du désir" – discutant Jean-Yves Méchinaud (Nantes)
17h 15
Claude Dumézil (Paris): « Le psychanalyste hors cadre »
– discutante Françoise Raux-Filio (Nantes)
Dimanche 21 juin
au
C.F.E.J.E., 102 rue Saint Jacques,
10h 30 –
12h 30:
« Une
psychanalyse, c'est le traitement que l'on attend d'un psychanalyste »
(J.
Lacan)
-
Y-a-t-il des psychanalystes sans psychanalysant?
Table
ronde entre les intervenants et les discutants du samedi,
animée
par Dolorès Frau-Frérot (Caen) et Claude-Noële Pickmann
12h
30:
Cliquez ici pour obtenir le bulletin d'inscription
Sélection d'hôtels à Nantes
Mai 2009
Journées à Barcelone - 23 et 24 Mai
2009
LA
FILIATION DANS L’ACTUALITÉ
Ces dernières années, on assiste dans notre
civilization occidentale à une série de transformations sociales relatives à la
filiation et l’éducation des enfants. L’incorporation des femmes au marché du
travail et leur nouveau role social chaque jour plus reconnu, le grand
pourcentage des couples qui se séparent, les techniques de procreation assistée,
l’adoption de la part de familles monoparentales –soit hetéro ou homosexuelles-
etc., remettent de plus en plus en question la structure religieuse/patriarcale
de la famille traditionelle.
Un des résultats majeurs de la psychanalyse a été de
montrer la complexité de la fonction paternelle et son incidence tant sur le
désir que sur les symptômes dont souffre le sujet. En ce sens, le type de
nomination qui noue por chacun de nous les trois dimensions (le symbolique,
l’imaginaire et le réel) n’est pas indifférent.
La Psychanalyse n’est pas une conception du monde, ce
qui implique qu’elle n’a aucun idéal à promouvoir, mais elle peut interroger les
effets que les changements dans la constellation familiale sont en train de
produire dans la structure du désir des enfants.
Programme
SAMEDI
23
9hs.
Réception
9:30hs. Oeuverture de la Journée –
Marcelo Edwards
9:45hs. “Personne ne sait qu’il est
inseré dans le père” –
Luigi
“Quoi de neuf ?” –
Georges Verdiani
“Las nuevas
respuestas ante los malestares de siempre”
Coordination: Graziella
Baravalle
11:15hs. Pause
11:30hs. “No filiaciones y otras
filias” – Laura Kait
“mater-pater-genitrix-genitor_nueva clínica con niños”
–
“Rechazo y deseo de
saber” – Gloria Sabathé
Coordination: María
José Muñoz Baena
13:00hs. Repas
15:30hs. “Arrebato en tiempos de
utopía” – Rosa Navarro
“¿De qué género es tu
padre?” – Juan Manuel Gasulla
“¿Presencia del padre?”
– María Vilma Schwartz
Coordination: Gloria
Sabathé
17:00hs. Pause
17:15hs. “Diffraction actuelle de la
fonction dite paternelle” – Patrick
“Les dires qui
n’homment” – Claude Noële Pickmann
“Espontáneos” – Roland
Chemama
Coordination: Joan
Bauzá
18:45hs. Fin
Samedi
DIMANCHE
24
9:30hs. “Contra un psycoanalisis
incestueuso”” – Silvia Lippi
“Transmission en
psychanalyse et duplicité paternelle” –
“Fetichismo y linaje”
– Graziella Baravalle
Coordination: Rosa
Navarro
11:00hs. Pause
11:15hs. “Le corps: symptôme de la
filiation” – Hélène Godefroy
“Nominación y
localización del sujeto” – Marcelo Edwards
“¿Complejo de Edipo o
estructura infantil del deseo? –
Coordination: María
Vilma Schwartz
12:45hs. “Dimensions actuelles du
roman familial des nevrosés” –
“De la nécessaire
extensión du Complexe de Oedipe
Coordination:
Marcelo Edwards
14:00hs. Clôture de la Journée:
Annick Juredieu
Il y aura une traduction écrite (espagnol-français et
viceversa) de chaque texte.
La Journée aura lieu dans l’hôtel Le Meridien –
Ramblas 111, Barcelone – Tel. 0034-93-318-62-00, le Samedi 23 de 9:30 a 19hs. et
le Dimanche 24 de 9:30 a 14:30hs.
Pour réservations dans l’hôtel Le Meridien contacter
avec Mme. Elvira Santin: elvira.santin@lemeridien.com
Pour d’autres hôtels, consulter sur Internet: Hoteles
Barcelona Ramblas (Ciutat Vella), et en particulier, l’ hôtel Turin: reservas@hotelturin.com (www.hotelturin.com).
Prix: 65 e. (repas du samedi
compris)
Il est nécessaire de confirmer
l’assistance.
Organisation: Annick Juredieu, Gloria Sabathé et
Marcelo Edwards
Information:
0034-686-346-019 et 0034-687-713-244
Le un et l'idéal (Rome - 23 et 24 mai 2008)
La psychanalyse et la question du sexe (Nantes - 30 juin et 1er juillet 2007)
Mars 2007
La différence sexuelle en débat (Barcelone - 24 et 25 mars 2007)
Septembre 2006
La Psychanalyse et la question du sexe (Berlin - 23 et 24 septembre 2006)
Mai 2006
Freud 150 ans. La Psychanalyse et la question du sexe (Rome - 6 mai 2006)
