REJET ET DÉSIR
DE SAVOIR
Je vais vous
parler de quelques réflexions autour du sujet de l'adoption et du désir d'avoir
un enfant.
Le mot adoption,
renferme étymologiquement la marque du désir, parce qu'il signifie : ad
(vers, près) - opte (élection-option). On choisit d'assumer la maternité ou
la paternité, et cet acte met en jeu le désir de chacun, avec toutes ses
contradictions. Comme tout choix, cela implique la perte d'autres choses.
En termes
légaux, on définit l'adoption, comme ce qui permet de donner une famille à un
enfant qui en manque. Son but est de répondre aux nécessités du mineur et de
lui permettre de trouver une nouvelle atmosphère affective qui favorise sa
croissance.
Cependant, nous
savons que le développement d'un enfant - s'il n'y a pas de compromis organique
- dépend des positions subjectives que prennent les parents de celui-ci, qu'ils
soient biologiques ou adoptifs.
Dans mon
expérience clinique, il y a un fait qui s'est répété dans presque tous les cas
et que j'ai toujours nettement remarqué : écouter dès les premiers
entretiens, qu'une des matières centrales, est la position de rejet par
l'enfant, envers ses parents adoptifs et tout particulièrement de leur
autorité.
Juan,7 ans, adopté
à 4, disait par exemple, en ce qui concerne ses parents adoptifs : « Je ne
veux pas leur dire papa ou maman … je les appelle par leur nom, ils ne peuvent
donc pas me commander comme s'ils étaient mes parents. »
Je comprends
que cela implique pour le sujet, de constater qu’il est né d’une mère et d'un
père capables de l'avoir rejeté. Il refuse d'accepter qu'il a été abandonné.
De cette vérité sur leur origine, il ne veut rien
savoir.
Il consigne
qu'aussi bien son existence que son image ont été remises en question, et c'est
précisément ce qu'il veut nier, bien que cette thématique revienne de
manière réitérée, aussi bien dans ses jeux comme dans ses histoires.
Je pense que
c'est sa manière de nous dire quelque chose qui est fondamentale pour tout
sujet: le besoin d'avoir été désiré, aimé et reconnu, et c'est de quoi les
enfants adoptés ont le sentiment d’avoir été privés.
Nous savons que
tout sujet est constitué à partir de l'Autre qui le désire, et qui pour cela
lui donne un lieu.
Ana, 6 ans,
disait dans les premiers entretiens: « la dame qui m'a eue dans son ventre
est très triste, parce que des messieurs sont venus et m'ont emmenée bien loin».
Elle fait
allusion, de cette manière, à une version romancée de son histoire, où elle
s’imagine avoir été enlevée. Cette fantaisie l'empêche d'accepter sa mère
adoptive, qu'elle accuse de vouloir
l'enlever.
Dans « Le
roman familial des névrosés » (1908) Freud dit : « … les parents
sont au début la seule autorité et la source de toute croyance (…) (mais donc,
l'enfant) il connaît d'autres parents, il les compare avec les siens (…) doute
du caractère unique qui leur est attribué et entame la critique de ses parents,
pour valoriser que d’autres parents leur sont préférables dans beaucoup
d'aspects. (…) en général cela s’articule avec le sentiment du petit d'avoir
été relégué, rejeté, pourrions dire, et apparaît l'idée que lui est un fils
bâtard ou adoptif (…) ceci est ce que nous pouvons désigner comme le roman
familial des névrosés (…) ce sentiment, cette fantaisie, s'est révélée ensuite
dans les jeux enfantins et dans la puberté, et il s’approprie du sujet des
relations familiales; c'est ainsi que la fantaisie de l'enfant, s'occupe de la
tâche de se libérer des parents méprisés, et de les remplacer par d'autres (…)
je dirais (…) faits selon son goût ».
La cure
psychanalytique permet que le sujet puisse découvrir les racines fantasmatiques
inconscientes du roman familial qu’il a construit et qui avait comme but de
voiler ses désirs œdipiens.
Chez les fils
ou filles adoptées, la fantaisie analysée par Freud, d'être un fils bâtard
ou adoptif, a une grande importance, mais elle se présente à nous sous une
forme particulière.
En général,
ceux-ci idéalisent et/ou excusent de toute responsabilité leurs mères
biologiques et attribuent les caractéristiques négatives à leurs parents
adoptifs, et tout particulièrement à la mère actuelle.
Javier, de 8
ans, l'exprimait ainsi : « Je ne sais pas comment est l'autre dame; je
pense qu’elle ne doit être aussi fâchée que celle-ci ».
Cela produit
généralement chez les parents adoptifs, une série de questions concernant le
rejet dont ils sont l'objet, ainsi que leur capacité comme père ou comme mère.
Il apparaît habituellement, un sentiment de culpabilité qu'ils mettent en
rapport au niveau conscient avec le fait de ne pas avoir pu engendrer un autre
être humain, et parfois on peut écouter aussi la fantaisie de s'être approprié un enfant d’un autre
couple. Il est fréquent que ces sentiments pénibles, soient déterminés par des
dettes inconscientes irrésolues en ce qui concerne leurs propres parents.
Un exemple
clinique
Je vous
parlerai de María, une petit fille de 9 ans, amenée par ses parents à cause des
problèmes de conduite et d’apprentissage qu'elle avait commencé à présenter
deux années auparavant.
Elle avait été
adoptée à 5 mois de vie. Son développement évolutif avait été normal, elle
s'était bien adaptée à l'école maternelle et primaire. Elle était sociable et
communicative.
À 9 ans, sont
apparus les premiers comportements agressifs qui ont augmenté progressivement.
Quand elle arrive à mon cabinet, elle se bat elle-même, se tire les cheveux, et
perd le contrôle pour n’importe quoi.
Elle vole de
l'argent à ses parents, habituellement à sa mère, et des friandises et des
sucreries dans les magasins du quartier. Ils l'ont mise au régime, étant donné
qu'elle dévore les repas d’une manière compulsive.
En outre, elle
insulte et parle très mal à sa mère, et parfois à son père. Elle menace souvent
de s’en aller de la maison et ne jamais revenir.
En outre, elle
avait redoublé, n'étudiait pas, et disait qu’elle ne voulait pas rien
apprendre.
Elle mentait
beaucoup et à plusieurs reprises, s'était échappée de l'école. La mère ajoute
qu'ils l'avaient trouvée déambulant dans les rues, comme perdue.
Entre 6-7 ans,
elle a commencé à poser des questions aux parents adoptifs sur l'origine des
enfants, la différence des sexes, et surtout en ce qui concerne son image,
parce qu'elle ne leur ressemblait pas physiquement.
C’est à ce
moment-là que les parents lui ont dit qu'elle avait été adoptée. Apparemment,
cette information ne l'avait pas affectée, puisqu'elle avait continué à être la
même.
Mais deux ans
plus tard, à 9 ans, elle a commencé à se montrer très bizarre et à avoir des réactions agressives.
Ce qu'ils lui
avaient dit au sujet de l'adoption était qu'ils voulaient un enfant et qu’ils
n'avaient pas pu en avoir. Ils étaient
donc allés dans un hôpital d'une autre communauté et là, il y avait une petit
fille qui n'avait pas de mère, et qu'on leur avait donnée.
Quelques temps plus
tard, l'enfant commença à demander où était la dame qui l'avait eue dans son
ventre et pourquoi celle-ci n'était pas avec elle. La mère lui répondit que
sans doute n'avait-elle pas d'argent ou peut-être était-elle malade, raisons
pour lesquelles, elle n'avait pas pu la garder avec elle.
Dans les
entretiens préliminaires avec les parents, il y a un désaccord manifeste en ce
qui concerne l'éducation et les limites
qui sont imposées à María. Le père est beaucoup plus permissif que la mère, et celle-ci se plaint du fait que la
petite fille lui donne des ordres, ne la respecte pas et soit toujours entre
eux deux.
Le père
n'accepte pas de sortir sans l'enfant et la vie du couple a disparu. Il
est derrière María et elle en profite: elle ne les laisse jamais être seuls
ensemble, et les contrôle toujours.
La mère dit
qu'elle aime aussi beaucoup sa fille,
mais que celle-ci la rejette, ne la
respecte pas et l'insulte. Elle croit qu'elle ne peut, elle seule, arranger
cette situation. En outre, elle se sent seule et abandonnée par son mari.
Je vous
parlerai de quelques séances faites avec María.
Pendant la
première période, elle se consacre à dessiner et ne s’adresse pas à moi: elle
dit qu'elle ne veut pas parler.
Un jour, elle
essaye de se faire du mal parce qu'elle n'a pas réussi un dessin. Je lui dis
d'arrêter et je lui tiens les mains. Elle se demande pourquoi je le fais,
puisque je ne lui suis rien et que je ne la connais absolument pas. Je lui
réponds que bien sûr elle qu'elle compte beaucoup pour moi, que je vois que
quelque chose la fait souffrir et qu'au lieu de parler, elle se tait et se fait
du mal et que je m'aimerais bien savoir ce qui lui arrive.
Après une
pause, elle me dit véritablement en colère: « Tu sais, je me fais du mal,
je dis des insultes et beaucoup de choses encore. Ils m'ont dit que j'étais
adoptée, j'ai alors des raisons pour être comme je suis. »
Je lui ai
demandé quelles étaient ces raisons et elle m'a répondu que beaucoup, mais
qu'elle ne les dirait à personne.
Après cela, son
attitude envers moi change et elle commence à parler de sa vie quotidienne et
de comment les adultes se comportent avec elle, adultes qu'elle considère comme des êtres injustes et
mensongers.
Quelques jours
plus tard, elle arrive contente à la séance et très satisfaite en disant:
« Aujourd'hui, j'ai de nouveau volé de l'argent à ma mère. »
Après une
pause, elle ajoute : «Au collège, j'ai aussi des problèmes, ils se sont moqués
de moi, je crois que c'est parce que je suis adoptée».
À ma question
de pourquoi elle croit cela, elle répond : « C'est parce que je fais des choses bizarres, je suis malade,
ils disent que je suis folle parce que je me fais du mal, je crie et tout
ça ».
Après un
silence elle ajoute : « Je leur ai
demandé qui est ma mère, la dame qui m'a eue dans son ventre. Ils me répondent
que quand j'aurai 18 ans, nous pourrons aller à l'hôpital pour savoir si on
veut nous dire qui c'est. Mais je crois qu'ils me mentent. »
Je lui ai
demandé ce qu'elle en pensait et elle a répondu : « je pense que la dame que
mon père a d'abord eue est partie, qu'il a été marié avec elle, que c'est une
autre. C'est pourquoi ils disent que la couleur de mes cheveux est la même que
celle de mon père. Je pense qu'elle, ma mère, elle est maintenant en bonne
santé et qu'elle est vraiment ma mère; ce qui s'est passé c'est qu'elle n'était pas bien, elle était
malade, mais que maintenant elle est guérie ». Je lui ai demandé de quelle
maladie il s'agissait et María a répondu
qu'elle était malade des nerfs.
Après un
certain temps, elle me dit : « Ma mère, la vraie, je crois qu'elle n'a pas
assez d'argent pour venir me chercher, elle vit très loin, dans un autre pays,
et je n'ai pas non plus assez d'argent parce que je ne travaille pas. »
Je lui demande
si c'est pour cela qu'elle vole de l'argent. Elle me répond: « Oui, parce
que ma mère n'en a pas, je n'en ai pas et elle oui, l'autre oui. J'attendrai
d'avoir 18 ans et j'irai à l'hôpital pour demander qui est ma mère et ce qui
s'est passé à la naissance, ensuite je verrai ce que je ferai. »
À ma question
de ce qu'elle fera avec cela, elle dit : « Si je vais chercher si je reste
avec elle ou non ? Ne sais pas. »
Quelques
semaines plus tard, elle dit : « J'ai encore pensé à ma mère, et la vérité
… je ne me crois pas ce qu'ils disent: qu'elle ne pouvait pas me garder. Je
crois que ce qui est vraiment arrivé, c'est que celle de maintenant, m'a
enlevée, et que l’autre, la vraie, me cherche. »
María a changé
dans de nombreux domaines et aspects: elle ne crie plus, ne se fait plus mal
elle-même, et arrive à se tranquilliser. À l'école, elle étudie et se trouve
bien de nouveau.
Je veux
souligner aussi que, pendant toute cette période j'ai effectué des entretiens
bimensuels avec les parents de l'enfant, et ils m'informent que la paix est revenue actuellement à la
maison.
Quelques jours
plus tard, María me dit : « Maintenant mes parents, parlent plus avec moi,
ils me disent des choses qu'ils peuvent me dire… et les choses d’entre eux ils
se parlent dans l’intimité. Mon père et ma mère sont d'accord, ils ne discutent
plus pour les choses que je fais. Avant, mon père me donnait toujours raison,
ma mère était contrariée et elle s'en allait. Aujourd’hui, ils sortent seuls et
ont l'air d'un vrai couple ».
Après un an et
demi de travail analytique, María arrive un jour à mon cabinet et m'avoue:
« Tu te
rappelles que je t'avais dit que j'avais des raisons pour être comme ça et que
je ne te les dirais pas? Bon, aujourd'hui je veux bien te les dire
(inconsolable, elle commence à pleurer). Il y a longtemps, après qu'ils m'ont
dite que j’étais adoptée, j'ai commencé à penser que cela ne pouvait pas être
vrai. »
Je lui demande
qu’est ce qui ne pouvait pas être vrai, et elle me répond: « Et bien
qu'une mère puisse abandonner une fille, qu'elle n'en veuille pas, qu'elle
l'abandonne. Alors, j'ai pensé ce que je t'ai dit, qu’ils m’avaient enlevée,
parce qu’une élève de l’école qui était ma meilleure amie, m’avait dit que
j'avais été adoptée parce que mes parents ne me voulaient pas, étant donné que
j’étais mauvaise et laide. Cela s’est produit après mon anniversaire, quand
j'ai eu 9 ans. Ma mère m'a dit que mon amie avait dit cela parce que j'étais
fâchée avec elle et que je ne l'avais pas invitée pour la fête de mon
anniversaire. »
María continue
à pleurer et me dit: « Qu'est-ce que je peux faire, c'est vrai que ma mère
ne me voulait pas… qu’est-ce que je lui avais fait?
J’ai tenté de
la tranquilliser et je lui ai dit qu'elle peut penser que les adultes font
parfois des choses qui ne sont pas compréhensibles et qui ne sont pas bien,
mais que je crois qu'elle n'a rien fait
de mal en naissant.
Alors, elle
vient vers moi, m'embrasse, et se tranquillise.
Ensuite, elle
me demande de mettre mes lunettes. Elle dessine mon portrait et me le donne; je
la remercie beaucoup. Sous le dessin, elle avait écrit: « Avec toi, je
suis tranquille, j'aime beaucoup de venir ici et apprendre des choses. »
Actuellement,
María continue sa cure et ses parents me disent qu'ils sont un couple normal,
avec une fille de onze ans.
Je veux faire
quelques commentaires sur la paternité et la maternité, par rapport au cas.
Avant tout nous
pouvons dire que ni l’une ni l'autre sont de l’ordre du transmissible, mais
bien quelque chose qui se construit, qui est inventé, qu’on assume.
On peut donner
la vie à un enfant, mais cela ne signifie pas qu'on en soit devenu la mère ou
qu'on désire l'élever en établissant des liens affectifs, en fonction du propre
manque à être.
Quant à la
paternité j’ai choisi une citation de Lacan dans le Séminaire de
l'Éthique : « Si Oedipe est un homme complet, si Oedipe n'a pas un
complexe d'Oedipe, il est qu'en lui, dans son histoire, il n'y a pas de père du
tout. Celui qui lui a servi de père, est son père adoptif. Et tous nous en sommes là, mes bons amis, parce qu’après
tout, pater i est quem justae nuptiae démontrant, ce qui vient à
dire que le père est celui qui nous a reconnu ».
Dans le cas de
María, le travail effectué avec les parents, a permis que l'enfant cesse de
rester protégée par son père, qui craignait d'être rejeté par sa fille, et
démissionnait fréquemment de sa fonction d’interdiction.
Il mettait
l'enfant entre eux deux, au lieu d'orienter son désir vers sa femme. Celle-ci à
son tour, avait le sentiment d’être rejetée ou d'être non désirée par son mari.
Elle en rendait sa fille responsable, et la considérait comme une rivale. Pour cette raison, María ne
la respectait pas non plus et la rejetait à son tour.
Chez les
parents le rejet avait une particulière importance puisqu'ils avaient été questionnés par
d’autres parents, après la communication de leur incapacité biologique d'avoir
des enfants.
Quant au fait
d'avoir été abandonnée, il y a eu comme dans tout fait traumatique, deux
scènes.
Une première, réel,
qui s’est produite quand les parents biologiques de María ont abandonné la
petite fille: cela est de l’ordre des premières expériences de
plaisir-déplaisir qui ont été tout d'abord refoulées comme des signes de
perception. Il s’agit alors, d'un réel impossible à dire.
La seconde
scène inscrit rétroactivement ce réel comme traumatisme, quand l'amie dit à
María qu'elle avait été adoptée parce que ses parents biologiques ne l'avaient pas voulu, étant
donné qu’elle est mauvaise et laide. À ce moment là, à cause de la haine de son
amie, il s’est produit un rejet sur le plan imaginaire, qui
souligne son manque à être originaire.
C’est alors
qu’elle aura le sentiment d’être perdue comme sujet et toute sa symptomatologie
se déchaîne : rejet, agressions envers les autres et envers elle-même, vols, mensonges,
manger compulsif, et ne pas vouloir apprendre.
María fait
souffrir sa mère adoptive, un rejet équivalent à celui qu’elle vient de
souffrir.
Comme nous
avons vu, tous ces symptômes correspondent avec les fantaisies que María
développe -comme roman familial- autour de son origine.
Cependant,
toutes ces fantaisies s'inscrivent dans la rivalité œdipienne que María
entretient avec sa mère adoptive, en
fonction du lieu que le père lui donne au milieu du couple parental.
Les entretiens
avec les parents, permettent que le père réoriente son désir envers la mère, et
que celle-ci apparaisse dans sa dimension de non-toute, c'est-à-dire comme
femme. C'est donc en exerçant sa fonction de père réel, qu’il a pu
introduire la castration symbolique.
Ceci, et l'élaboration
en séance des successives versions imaginaires
du roman qu’elle avait construit, ont eu comme effet la confession de l'enfant
et le début du deuil relatif à son origine, qui a commencé -comme tout deuil-
par l'admission du réel impossible à dire.
C’est à partir
de cela, que Maria a pu reprendre son désir de savoir, qui requiert,
comme tout désir, l'inscription d’un manque, aussi bien chez l'Autre, que chez
le sujet lui-même.
Considérations
finales
Ce que je viens
de vous dire n'est pas une nouveauté. Cela appartient à une clinique classique.
Beaucoup d'enfants adoptés présentent ce type de symptômes et d’anxiétés qui
compliquent son inscription sociale et ses études.
Cependant, il
peut-être utile comme exemple pour poser quelques questions en ce qui concerne
les désirs de ses parents, dans le contexte d'une société où les enfants
deviennent souvent un objet de demande, tel que d’autres objets de
consommation, pour satisfaire certains idéaux de totalité, au lieu d'être
inscrits dans le circuit de la transmission et de la dette symbolique.
Barcelone,
23-05-2009
Bibliographie
Sigmund Freud:
« Le roman familiale du nevrosé »(1909). Oéuvres
complètes. Amorrortu
Editions (v. espagnole)
Sigmund
Freud : « La dénegation »(1923).Oéuvres complètes. Amorrortu
Editions
(v.espagnole).
Jacques
Lacan : « El mythe individuel du nevrosé » (1953). Interventions
y Textes. Navarin editions (v.
espagnole).
Jacques
Lacan : « L'Etique de la Psychanalyse » (1959-60).- Editions du
Seuil.