Mai 2008
Luigi Burzotta en tant qu’élu, le 22 mai 2008, nouveau Président de la Fondation Européenne Pour La Psychanalyse, envoie à tous les membres le message suivant :
Je désire tout d’abord, en mon propre nom et aussi au nom de tout le Bureau sortant, manifester l’expression de la plus grande estime pour la sagesse et le style qui ont caractérisé la conduction de la Présidence, pendant ces deux années, par Claude Dumézil. Etant sûr de son amitié, je suis sûr de pouvoir compter sur ses conseils bien réfléchis pour les deux ans à venir. J’adresse aussi une pansée de reconnaissance à Vannina Micheli-Rechtman et à Juan Bauza, membres sortants du Bureau, pour la cordialité qui a toujours informé notre collaboration.
J’adresse finalement l’expression de ma gratitude aux membres de la Fondation qui ont participé à l’Assemblée Générale du 23 mai, personnellement ou par procuration, dont je vais rendre compte tout de suite par le Procès-verbal. Encore je me dois d’envoyer mes salutations à ces membres qui pour des raisons personnelles n’ont pas pu participer à ce dernier rendez-vous tandis que je souhaite les rencontrer dans l’avenir à un prochain rendez-vous de travail.
Depuis le livre des procès-verbaux :
« PROCES-VERBAL N°3 ; le 23 mai 2008, 18,15h.
Dans la Salle Capizucchi du Centro Italo Francese di, Cultura de Piazza Campitelli n. 3 à Rome se réunit l’Assemblée Générale de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, ayant l’ordre du jour suivant :
Rapport moral et bilan des activités.
Rapport financier.
Renouvellement du Bureau international avec élection pour la Présidence et pour faire partie du Bureau.
Sont présents les membres suivants : Baravalle Sugasti Graziella, Bauza Vallespir Juan, Barberis Orsola, Belli Giampiero, Bottone Mario, Brunschwig Olivier, Bulat-Manenti Gorana, Burzotta Luigi, Chemama Roland, Decant Françoise, De Neuter Patrick, Dumézil Claude, Fava Dauvergne Chatherine, Godefroy Hélène, Gravina Maria Grazia, Gurnari Maria Carmela, Hoffmann Christian, Lippi Silvia, Mele Amalia, Micheli-Rechtman Vannina, Morucci Maria Pia, Muñoz-Baema Maria José, , Pilati Silvia, Pinto Maria Concetta, Rath Claus-Dieter, Safouan Moustapha, Rengifo Francisco. Se font représenter par son pouvoir: Barbieri Renata, Bremond Bernard, Caròla Paola, Edwards Pecoraro Marcelo, Juredien Annick, Marangon Maria Pia, Navarro Fernandez Rosa, Pommier Gerard, Sabathe Briasco Gloria, Sainsaulieu Liliane, Sauget Denise, Schwartz Maria Vilma, Stryckman Nicole.
Préside Claude Dumézil.
Le Président, Claude Dumézil, souligne le climat de confiance et de collaboration qui a caractérisé le travail du Bureau. Ce climat a favorisé la mise en œuvre de moments aptes à la recherche scientifique entre les membres de la Fondation, soit par les échanges, soit par l’organisation dans certaines villes européennes, Berlin, Nantes, Paris, Barcelone, Rome, Padoue et Naples, de Séminaires périodiques ou de Colloques. Ces sont les deux modalités d’échange qui ont donné à la recherche la ferveur et la tension qui se sont exprimées dans le 7e Congrès de la Fondation à Paris au mois de novembre 2007. Maintenant le travail peut repartir avec ces Journées de Rome et poursuivre dans la préparation du 8e Congrès de la Fondation qui aura lieu à Naples en novembre 2009. À ce propos, le Président passe la parole à Roland Chemama et à Christian Hoffmann, lesquels illustrent leur travail relatif au séminaire, tenu par eux à l’École Normale Supérieure de Paris sur le thème de l’Idéalisation. Claus-Dieter Rath parle de son travail à Berlin dans le cadre des activités de sa propre institution qui coopère de manière autonome avec la Fondation, Juan Bauza brosse un tableau des activités parmi les membres en Espagne, y compris le séminaire de Marcelo Edwards Pecoraro à Barcelone. Enfin Luigi Burzotta parle du lien de travail établi entre les membres italiens de la Fondation, dans les villes italiennes du Venet, de Rome et de Naples. Pour tout cela, le Président demande l’approbation de l’Assemblée qui approuve à l’unanimité. À ce moment, la Trésorière et Secrétaire Générale de la Fondation, Vannina Micheli-Rechtman, illustre l’état de bien-être du bilan économique de la Fondation, grâce à une gestion saine et judicieuse, conduite avec l’aide technique de Nelly Bethune. Le Président demande alors le quitus pour le bilan économique à l’Assemblée, qui approuve à l’unanimité. Enfin le Président souligne le précieux travail technique de secrétariat fait par Silvia Lippi et sa gestion du Site et même pour cela demande l’approbation à l’Assemblée, qui approuve à l’unanimité.
On passe aux préliminaires pour l’élection du nouveau Président de la Fondation. Les candidats à la Présidence sont : Luigi Burzotta, Roland Chemama et Claude-Noëlle Pickmann. On établit le critère que les deux non élus soient de fait Vice-présidents. L’assemblée décidera dans une deuxième phase pour les candidats aux fonctions de Trésorier et de Secrétaire Scientifique : à ces charges posent leur candidature Gorana Bulat-Manenti et Claus-Dieter Rath. On assigne les bulletins pour l’élection du Président, aux membres au jour de la cotisation 2008, aux membres présents dans la salle ainsi qu’à ceux qui sont représentés par procuration pour un numéro total de 41 bulletins. On procède par vote secret et les bulletins sont déposés dans l’urne électorale qui a été aménagée à la table de la Présidence. Le dépouillement des votes fait état du résultat suivant : Luigi Burzotta, 30 voix, Roland Chemama, 8 voix, Claude-Noëlle Pickmann, 3 voix. Est alors proclamé Président de la Fondation Luigi Burzotta et sont confirmés comme Vice-présidents Roland Chemama et Claude-Noëlle Pickmann. L’assemblée élit à l’unanimité Claus-Dieter Rath Secrétaire Scientifique et Gorana Bulat-Manenti Trésorière. Complétée la discussion des points à l’ordre du jour, on peut dissoudre l’assemblée à 20 H. Signé, Claude Dumézil ».
Cette Assemblée Générale de la Fondation, qui s’est réunie au terme de la première entre les deux Journées d’Etude passées à Rome sur le thème de l’Idéalisation, s’est déroulée dans un bon climat de confiance pour chacun de ses moments : de l’analyse du rapport moral et le quitus du rapport financier jusqu’aux opérations de vote pour le renouvellement du Bureau.
On peut légitimement souhaiter que de ce climat de collaboration puissent démarrer quelques propositions qui relancent la Fondation. À telle fin doivent êtres favorisés les initiatives qui peuvent se manifester chez ces membres, où l’on peut repérer que le désir d’opérer n’est pas disjoint de l’engagement personnel. Dans ce sens, il faudrait diriger notre attention vers les propositions qui viennent de la part de membres les plus jeunes.
Il est entendu qu’incombe aux prérogatives du Bureau la charge d’évaluer attentivement et donc encourager chaque initiative, comme cette instance qui va dans le sens d’appréhender ce qu’il y a de nouveau dans toute proposition nouvelle. Dans ce sens, le rappel aux jeunes ne doit pas être entendu comme simplement générationnel, mais veut reconnaître la valeur novatrice de l’invention dans ce qui contraste les habitudes mentales consolidées : même les jeunes risquent de reproposer quelques habitudes surannées, quand ils assument une pose de revendication, qui contraste l’essence de la psychanalyse, qui au contraire demande l’invention pour se renouveler. Le moment créatif de l’invention exige un acte préliminaire de nettoyage, qui produise ce vide autour duquel le potier recommence chaque fois ex-nihilo. C’est peut-être cela l’appel de Lacan à réinventer la Psychanalyse. C’est en tout cas cet appel que moi je relance comme fondement, de façon à ce que nous pouvions l’assumer comme notre engagement pour la psychanalyse dans une perspective européenne.