Questions actuelles sur la sexualité féminine

Conférence-débat le samedi 25 novembre 2006 à 14h30 à l’École normale supérieure, salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris (inscription sur place 20 euros).
Présidence : C. Dumézil

Exposé de C-N. Pickmann

Débat avec C. Soler à partir de son livre Ce que Lacan disait des femmes (éditions du Champ lacanien)
avec R. Chemama, C. Hoffmann, V. Micheli-Rechtman, et C-N. Picmann


Lacan, au début des années 70, a apporté la notion de pas-tout dans le savoir analytique pour rendre compte du réel en jeu dans le rapport au sexe de l’être parlant et contribuer à résoudre l’énigme du « continent noir » freudien.
Là où Freud, obnubilé par la cause phallique de l’inconscient qu’il avait découverte, s’était demandé comment une fille tourne en femme avec le phallus comme seule boussole, Lacan, lui, part du défaut dans la structure - « La femme n’existe pas » pour le savoir inconscient – pour en élaborer la logique à l’œuvre, celle du pas-tout .  Pour Lacan, et contrairement à Freud, une femme n’est pas toute dans la fonction phallique puisque, à supporter le poids de La femme, elle a aussi affaire à cette la faille dans l’Autre qui s’écrit en algèbre lacanienne S(A).
Dire qu’une femme n’est pas toute, c’est donc dire que sa division de sujet se redouble d’un dédoublement entre une part où, comme tout sujet, elle peut avoir rapport avec F et une part où, comme femme, elle ne rencontrera qu’absence au lieu d’existence.
Quelles sont les manifestations du pas-tout dans la cure ? Quels en sont les effets sur un  sujet ? Et dans le social ? Tels sont, entre autres, les axes que ce livre explore et à partir desquels s'organisera notre débat.