Séminaire parisien de la Fondation européenne pour la psychanalyse

organisé par Roland Chemama et Christian Hoffmann

Avec quoi pouvons-nous aborder les questions de la clinique contemporaine ?


Deuxième séance de séminaire le samedi 9 février 2008, à 14h, à l’École normale supérieure, salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris.

Conférence de Roland Chemama et Christian Hoffmann

(Attention : l’heure est exceptionnellement changée. Cette séance de séminaire commencera à 14h)

L’idéal du moi : de la question de l’universel à celle du pas-tout


Inscriptions sur place, 20 euros, Membres de la fondation, 15 euros, étudiants, 10 euros. Séance suivante le 5/4/08.

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La première séance du séminaire nous a conduit à parler du père idéal, et plus généralement des effets pathogènes de l’idéalisation. Ceux-ci se renforcent sans doute dès lors que le discours social contemporain laisse moins de place à une loi symbolique – ou encore à un signifiant-maître, un S1 – qui vaudrait pour tous. Qu’en est-il de l’idéal du moi si l’universel, et aussi bien le Un vient à être contesté ?

Par ailleurs nous avons été amenés à annoncer un développement ultérieur sur l’identification sexuée. De fait ces questions sont liées. On pourrait s’étonner de voir que, dans les Formations de l’inconscient, Lacan, lorsqu’il questionne ce qui permet « l’assomption par le sujet de son propre sexe » laisse une place essentielle à ce qui serait du registre de l’idéal du moi, et qui apparaîtrait sous la forme d’un « type viril » ou d’un « type féminin ». Mais il faut tout de suite relever qu’il ne reconnaît pour autant aucune harmonie dans le rapport du sujet à ce « type » pas plus d’ailleurs qu’à son rapport au partenaire. D’emblée la question s’oriente vers une dissymétrie fondamentale, qui conduira plus tard à inscrire, du côté féminin, du côté du « pas-tout », ce qui contredit à l’universel.