Le Collège de Psychiatrie  et  Espace analytique

Ecole pratique pour l’enseignement et la Recherche en association avec

Le Journal Français de Psychiatrie

 

Samedi et Dimanche 12 et 13 mai 2007

« Le fait clinique »

 

ASIEM

6 rue Albert de Lapparent

75007 PARIS

Métros Sèvres-Lecourbe ou Ecole militaire

 

Si historiquement, la systématisation d’un certain nombre de phénomènes irréductibles a permis, de façon progressive et tâtonnante, la constitution d’un savoir clinique, celui-ci n’a jamais été immuable : pour preuve, la découverte freudienne qui est venue enrichir dans son contenu comme dans sa lettre une taxinomie, longtemps ordonnée par des préoccupations de pacification sociale.

Jusqu’à une date récente, la clinique consistait à isoler et spécifier toutes manifestations liées à ce que nous pouvons nommer comme la traduction de diverses « malfaçons » de notre organisation subjective. Elle procédait alors d’une cohérence psychopathologique interne.

La question du fait clinique venait s’insérer et se référer naturellement à ce corpus qui en délimitait les contours. Or il semble qu’aujourd’hui cette question du fait clinique soit redevenue problématique.

Certes, le discours de la science voire l’arraisonnement du champ clinique par la technique a démantelé cet édifice en le réduisant à un catalogue normatif de troubles et de signes purement statistiques.

L’objectivation scientifique a également favorisé la prolifération des réglementations, conduites protocolaires, rêves prédictifs. Les derniers rapports de l’INSERM ne nous démentiront pas de voir l’évolution actuelle vers une clinique prédictive cependant que la fonction thérapeutique s’infléchit vers une visée strictement rééducative et adaptative.

Quelles sont les conditions de ces changements ? Quels sont les ressorts de cette évolution ? En quoi la rétraction du politique à des fonctions sécuritaires et assurantielles y joue-t-elle un rôle ? Quel rapport reste-t-il aujourd’hui entre un arsenal chimique approximatif qui créé ses propres références et la réalité du fait clinique ?

Que l’hystérie ait disparu des grandes classifications internationales nous inciterait aussi à réfléchir sur un phénomène récent : qu’est-ce qui, aujourd’hui, peut être qualifier de fait clinique et s’inscrire dans le registre de la pathologie ? Le cadre du normal et du pathologique ne se brouille-t-il pas nous confrontant à répondre à des questions inédites qui nous invitent à redéfinir le champ de la clinique ? Peut-on évoquer l’apparition de nouvelles pathologies ?

C’est dans ce contexte que se pose à nouveau pour nous cette question du fait clinique et des conditions requises à sa transmissibilité.

 

Responsables des journées :  Y. CANN – J.L. CHASSAING – C. HOFFMANN – T. JEAN – P. LANDMAN – D. LAURU

Interviendront : Paul-Laurent ASSOUN – Marika BERGES-BOUNES – Sandrine CALMETTE-JEAN – Jean-Louis CHASSAING – Marcel CZERMAK – Thierry  JEAN – Christian HOFFMANN – Rafaël HUERTAS (Revues Frenia (E) et History of Psychiatry (GB) – Jean-Jacques LABOUTIÈRE (Président SNPP) – Patrick LANDMAN – Didier LAURU   Bernard MARIS (Agrégé et Docteur en Economie) – Philippe PIGNARE (Editeur des « empêcheurs de tourner en rond ») – Gérard POMMIER – Denis SALAS (Magistrat) – Jean-Jacques TYSZLER – Alain VANIER – Hubert VINCENT (Philosophe) – Un représentant de History of Psychiatry

 

Inscriptions aux journées : 80 €   -    Etudiant : 40 €

Paiement sur place ou à adresser au nom du « Collège de Psychiatrie » à Y. CANN – 5 rue Benjamin Delessert – 29200 BREST