Le Collège de Psychiatrie et
Espace analytique
Ecole
pratique pour l’enseignement et la Recherche
Le Journal Français de Psychiatrie
« Le fait
clinique »
6 rue Albert de Lapparent
75007 PARIS
Métros Sèvres-Lecourbe ou Ecole militaire
Jusqu’à une date récente, la
clinique consistait à isoler et spécifier toutes manifestations liées à ce que
nous pouvons nommer comme la traduction de diverses « malfaçons » de notre
organisation subjective. Elle procédait alors d’une cohérence psychopathologique
interne.
La question du fait clinique
venait s’insérer et se référer naturellement à ce corpus qui en délimitait les
contours. Or il semble qu’aujourd’hui cette question du fait clinique soit
redevenue problématique.
Certes, le discours de la
science voire l’arraisonnement du champ clinique par la technique a démantelé
cet édifice en le réduisant à un catalogue normatif de troubles et de signes
purement statistiques.
L’objectivation scientifique
a également favorisé la prolifération des réglementations, conduites
protocolaires, rêves prédictifs. Les derniers rapports de l’INSERM ne nous
démentiront pas de voir l’évolution actuelle vers une clinique prédictive
cependant que la fonction thérapeutique s’infléchit vers une visée strictement
rééducative et adaptative.
Quelles sont les conditions
de ces changements ? Quels sont les ressorts de cette évolution ? En quoi la
rétraction du politique à des fonctions sécuritaires et assurantielles y
joue-t-elle un rôle ? Quel rapport reste-t-il aujourd’hui entre un arsenal
chimique approximatif qui créé ses propres références et la réalité du fait
clinique ?
Que l’hystérie ait disparu
des grandes classifications internationales nous inciterait aussi à réfléchir
sur un phénomène récent : qu’est-ce qui, aujourd’hui, peut être qualifier de
fait clinique et s’inscrire dans le registre de la pathologie ? Le cadre du
normal et du pathologique ne se brouille-t-il pas nous confrontant à répondre à
des questions inédites qui nous invitent à redéfinir le champ de la clinique ?
Peut-on évoquer l’apparition de nouvelles pathologies ?
C’est dans ce contexte que se pose à nouveau pour nous cette question du fait clinique et des conditions requises à sa transmissibilité.
Responsables
des journées : Y. CANN – J.L. CHASSAING – C. HOFFMANN – T.
JEAN – P. LANDMAN – D. LAURU
Interviendront
:
Paul-Laurent
ASSOUN – Marika BERGES-BOUNES – Sandrine CALMETTE-JEAN – Jean-Louis CHASSAING – Marcel CZERMAK – Thierry JEAN – Christian HOFFMANN – Rafaël HUERTAS (Revues Frenia (E) et History of
Psychiatry (GB) – Jean-Jacques LABOUTIÈRE
(Président SNPP) – Patrick LANDMAN – Didier LAURU –
Bernard MARIS (Agrégé et
Docteur en Economie) – Philippe PIGNARE (Editeur des « empêcheurs de
tourner en rond ») – Gérard POMMIER
– Denis SALAS
(Magistrat) – Jean-Jacques TYSZLER – Alain VANIER – Hubert VINCENT (Philosophe) – Un représentant
de History of Psychiatry
Inscriptions
aux journées : 80 € - Etudiant : 40 €
Paiement
sur place ou à adresser au nom du « Collège de Psychiatrie » à Y. CANN – 5 rue
Benjamin Delessert – 29200 BREST