Composition du Bureau actuel de la Fondation
Président : Roland Chemama
Vice-Présidents : Graziella Baravalle, Luigi Burzotta
Secrétaire Scientifique : Claus-Dieter Rath
Trésorière : Gorana Bulat-Manenti
Procès-verbal de l’Assemblée
Générale du 3 Avril 2010, à Dubrovnik
Le 3 avril 2010 à l’Hôtel
Argentina à Dubrovnik, à 19H, juste après la conclusion de la deuxième Journée
sur « L’autre scène », s’est réunie l’Assemblée Générale de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse,
dont l’ordre du jour était :
1) Le rapport moral du président
2) Le rapport financier de la trésorière
3) Une discussion générale sur les deux
rapports et sur les perspectives de la Fondation
4) L’élection du nouveau président et des
autres membres du bureau
En premier, le Président
déclare retirer la candidature qu’il avait représentée dans une précédente
communication aux membres, pour donner, avec cette coupure, plus de valeur au
reste de ce message en date du 29 mars 2010. Il fait aussi le vœu d’obtenir, de
cette manière, plus d’audience pour cette réunion.
Il souligne, premièrement, une
brève histoire de la Fondation en partant du Texte proposé, lors de l’Assemblée
initiale, aux 86 psychanalystes réunis à
Paris le 16 juin 1991, sous l’égide de Claude Dumézil, Charles Melman, Gérard
Pommier, Moustapha Safouan, pour déclarer, qu’à son avis, tout membre de la
Fondation pratiquant la psychanalyse doit trouver ses points de repère dans ce
texte.
L’année suivante, le 25 mars
1992, il a été confié, à des membres italiens, la charge de créer, à Rome, une
association ayant pour but de donner un statut à la Fondation. Cette
association était, par ailleurs, dirigée par un secrétariat international
composé de cinq membres renouvelables, tous les deux ans, au sein duquel se
relayaient deux des quatre initiateurs.
Ce Secrétariat, en constituant l’instance responsable des activités de
la FEPP proposées par un Conseil Scientifique et adoptées par l’Assemblée
générale, assurait également la responsabilité légale de l’association.
Dans une réunion élargie du Bureau du Secrétariat
International qui s’est tenue à Bruxelles, en septembre 2003, il a été décidé
de donner, à la Fondation, le fonctionnement d’une association en se basant sur
les statuts déposé antérieurement à Rome.
Le 14 mai 2004, dans le Bureau
du Notaire, à Rome, là où avaient été déposé les statuts, se sont réunis, en
une assemblée précédemment convoquée, un certain nombre de membres qui avaient
répondu à l’appel afin de revoir les statuts existants, y apporter des
révisions et ratifier la composition du premier Bureau de l’Association composé
de : Moustapha Safouan, Président, Luigi Burzotta, Vice président, Claude
Dumézil, Vice Président, Virginia Hasenbalg, Trésorière, Juan Bauzà, Secrétaire
Scientifique. Même si le siège opératif et la référence internationale de la
Fondation restaient à Paris, le siège légal était fixé à Rome, 30,
Lungotevere degli Artigiani, lieu où sont gardés les statuts, les livres des
procès-verbaux de l’Assemblée Générale et du Bureau, et le livre des membres.
Le Bureau est renouvelé tous les deux ans, le 14 mai, à la date d’échéance de
l’ancien bureau.
Comme le rappelle Moustapha
Safouan dans le « Préambule » que l’on peut lire dans le site Litura, « la
Fondation Européenne Pour la Psychanalyse n’est pas une institution
psychanalytique au sens où une telle institution fait de la formation des
analystes sa tache prioritaire », mais cela n’exclut pas, pourrait-on se
permettre d’ajouter, qu’elle peut avoir des effets de formation.
Cela dit, comme on peut lire à
la page 3 de l’Annuaire 2000, il reste que, « la Fondation a pour objet de
permettre aux psychanalystes, et aussi aux praticiens de lettres qui se
réfèrent aux enseignements de Freud et de Lacan, de faire connaître, de
discuter collégialement et d’élaborer leurs travaux ».
Le propos initial d’organiser tous les deux ans, dans une ville
européenne, un Congrès d’une durée d’au mois 2 jours, a évolué ces dernières
années, en affirmant la pratique de faire précéder le Congrès par des journées
préparatoires, comme cela a été le cas pour ces Journées sur l’Autre Scène de
Dubrovnik. Ces journées donnent l’occasion aux participants de se confronter
les uns aux autres, en permettant à tous de mieux élaborer leurs propres
arguments de recherche. Il serait pourtant souhaitable que d’autres villes
soient proposées, dans les deux ans à venir, dans le cadre du thème de « L’inconscient
» fixé pour le Congrès de Paris prévu en 2011 : Serait-il fou de songer à
Madrid, Bruxelles, Kassel, Nantes, Athènes…?
Étant donné que la FEPP est
une association internationale, il serait utile que, chaque pays, ait une
adresse de la Fondation, comme point de repère pour les membres de la Fondation
du pays concerné. Il est évident que l’adresse principale de la Fondation
est l’adresse administrative choisie par la trésorière : actuellement 13
rue Monge, à Paris. Mis à part l’adresse légale de la Fondation à Rome, toutes
les adresses nationales formeraient un réseau international de pôles de
contacts, facilitant les échanges, et la promotion des journées préparatoires.
Dans certaines villes, un secrétariat local il serait souhaitable, et sa mise
en place pourrait être l’un des premiers actes du nouveau Bureau.
Claus-Dieter Rath relève la
difficulté de trouver un espace plus propice correspondant au style actuel de
la Fondation pour les échanges entre membres, afin de promouvoir la recherche
scientifique, en encourageant la formation de cartels de travail.
Gérard Pommier rappelle que le
but prioritaire de la Fondation était de constituer une instance qui puisse
faire sentir, au niveau international, la raison de la psychanalyse, comme cela
se voit déjà, avec succès, dans l’actuel débat sur la réglementation des
psychothérapies. Débat qui est né dans le but de préserver notre pratique de
toute tentative de réglementation par l’état. Actuellement, ce débat se
focalise sur l’aplanissement classificatoire institutionnalisé du nouveau DSM.
Patrick Landmann souhaite,
qu’au lieu de se limiter à critiquer ce type de publications, l’on arrive à
promouvoir la création d’un livre alternatif qui puisse les contraster
théoriquement.
Le rapport moral du président
obtient l’approbation unanime de l’Assemblée.
Au troisième point à l’ordre du
jour, Gorana Manenti prend la parole. Elle illustre la situation financière de
la Fondation, et met en évidence son état favorable.
L’assemblée donne le quitus à
l’unanimité.
Le quatrième point à l’ordre
du jour prévoit l’élection du nouveau Président et du nouveau Bureau. En ce qui concerne le
nouveau Président, et comme il n’y a qu’un seul candidat, en la personne de
Roland Chemama, le vote se fait à main levée. Le vote est unanime. On vote, de
la même manière, pour les autres membres du Bureau. Sont proposés, dans la
salle, sur le moment : Graziella Baravalle, Vice-Présidente, Luigi Burzotta,
Vice-président, Gorana Bulat-Manenti, Trésorière et Claus-Dieter Rath,
Secrétaire scientifique. Le vote est unanime.
Luigi Burzotta
Procès-verbal de l'Assemblée Générale du 23 mai 2008
Préambule
Une réunion de bureau élargi, composé des quatre initiateurs ainsi que des membres du secrétariat international s’est tenue à Bruxelles en septembre 2003.
Au cours de cette réunion, il a été décidé de donner à la Fondation le statut d’une Association dénommée Association « Fondation Européenne pour la Psychanalyse », dénomination non autorisée en France, mais que la loi italienne avait déja permis auparavant (25.3.1992).
Grâce à Muriel Drazien et à Paola Carola qui avaient assuré ce premier encadrement légal de la Fondation (1992), une réunion a eu lieu dans le bureau d’un notaire à Rome en mai 2004, à laquelle ont participé la majorité des membres du bureau élargi qui s’étaient réunis à Bruxelles.
Au cours de cette réunion à Rome, qui avait la valeur légale d’une assemblée générale, les participants ont d’abord signé les nouveaux statuts de la Fondation dont on trouvera ci-dessus le texte italien ainsi que la traduction française. Ils ont procédé ensuite à l’élection du nouveau bureau de la Fondation. Ont été élus : M. Safouan, président ; Claude Dumézil et Luigi Burzotta, vice-présidents ; Virginia Hasenbalg, trésorière et Joan Bauza, secrétaire scientifique. Ce bureau reste en charge selon le statut jusqu’au 14 mai 2006, date de l’entrée en fonction du nouveau bureau qui aura été élu au cours de l’assemblée générale qui aura lieu à l’occasion du congrès de Padoue.
Il est important de souligner que ces modifications de nos statuts ne changent rien quant à la place que la Fondation Européenne pour la Psychanalyse s’est octroyée au sein du mouvement psychanalytique international, telle qu’elle a été définie par les quatre initiateurs dans la préface de l’annuaire 2000, reproduite ci-dessous, ni aux tâches qui en découlent.
Rappelons donc que la Fondation Européenne pour la Psychanalyse n’est pas une institution psychanalytique, au sens où une telle institution fait de la formation des analystes sa tâche prioritaire. Elle est un lieu qui permet à des analystes appartenant à des institutions différentes ou n’appartenant à aucune, ainsi qu’aux non-analystes, de procéder à des échanges allégés de la psychologie de groupe relatifs à la théorie psychanalytique, tout notamment quant à ses connexions avec le champ scientifique, au sens le plus large du terme, et surtout quant à ses incidences sur le plan institutionnel.
Dans ce but, nous avons organisé une journée consacrée à la pratique de Lacan. Les communications faites au cours de ces journées vont paraître sous la forme d’un ouvrage collectif et nous espérons qu’elles institueront un pas, si minime soit-il, vers l’élucidation de ce que C. Dumézil appelle « la pratique institutionnelle » de Lacan.
En vue de la préparation du congrès de Padoue sur la psychanalyse et la science, nous avons également organisé une série de demi-journées consacrées à ce thème. Nous y ajouterons cette année une autre série consacrée à la question de la sexualité féminine, thème qui, mieux que tout autre, permet d’éclaircir le sens de la « fonction phallique ». Nous estimons que cette activité prépare le terrain pour aborder le thème que nous proposerons lors du congrès de Padoue, comme objet du congrès suivant : la question de la fin de l’analyse et ses incidences institutionnelles.
Par ailleurs, notons que l’intervention de l’État dans le domaine de ce qu’il appelle la « protection de la santé mentale » n’a fait que croître depuis la rédaction de la préface de l’annuaire de 2000. Rappelons donc la position de la Fondation sur cette question décisive, telle qu’on peut la dégager des échanges qui ont eu lieu au cours des deux journées consacrées à cette question.
1. La psychanalyse doit rester aussi loin de l’État qu’elle l’est de l’Église. La reconnaissance et l’autorisation de l’analyste ne sauraient en aucun cas dépendre de l’État.
2. Dans le cas où l’État insisterait pour s’introduire dans la « maison de porcelaine » pour reprendre l’expression de la préface du précédent annuaire (2000), nous choisissons le moindre mal, c'est-à-dire, nous donnons notre préférence à une loi qui fait dépendre la reconnaissance de l’analyste de la reconnaissance qui lui est donnée par l’institution psychanalytique.
3. Le caractère spécifique de l’expérience psychanalytique est dû à la théorie sur laquelle elle s’appuie ainsi qu’aux méthodes de formation particulière qu’elle entraîne. Cette spécificité n’implique nullement que cette expérience soit dénuée de toute dimension thérapeutique, même si la psychanalyse reste libre de définir la « guérison » dans un sens différent de son sens à la fois courant et médical, celui d’un retour au status quo ante. Le fait d’avoir une dimension thérapeutique n’appelle pas la confusion.
Pour le Bureau, Moustapha SAFOUAN
La formation du psychanalyste en Europe, 16 juin 1991 (Claude Dumézil, Charles Melman, Gérard Pommier, Moustapha Safouan)
