Masochisme féminin et choix d’objet


Graziella Baravalle



“Je ne veux pas être une femme battue”, “Je ne veux pas qu’on me prenne pour une pute”, “Je suis comme ces femmes qui aiment trop”, “Je suis sensible comme ma mère”… et ainsi de suite.

Ces phrases et bien d’autres jaillissent comme des lapsus souvent pendant une cure; c’est là que s’établit une tension contradictoire entre ces phrases et une demande qui s’exprime comme: “je veux être normal”.

Il s’agit d’un homme d’une quarantaine d’années qui a été marié –avec une femme bien entendu- mais qui ensuite a eu des relations homosexuelles l’ayant plongé dnas un état d’angoisse qui l’a obligé á venir me voir.

Une grande confusion l’empêche de raconter son histoire avec précision. De même il est gravement dépendant de drogues diverses, en relation directe avec l’angoisse produite par ses rapports homosexuels.

Il commence alors son analyse et avec le temps il arrive á mettre un peu d’ordre dans son histoire et á contrôler son adicction, au prix d’une vie presque totalement ascétique.

C’est précisement le choix d’objet homosexuel qui a mis en évidence sa position masochiste (pendant son mariage il se considerait heureux), position dont j’ai parlé lors de Journées de Barcelone avec le cas d’une femme hystérique, analysant la relation entre le fantasme originaire “On bat un enfant” et le fantasme de viol par le pére.

La relation entre le roman familier de cet homme, ses fantaisies conscients et ses fantasmes inconscients, aisi que l’influence qu’a pu avoir dans l’expression de sa demande la nouvelle loi de mariages homosexuels en Espagne, seront les thèmes sur lesquels j’essairai de réfléchir dans cet exposé.