La no nominación del psicótico ante el A.
Luis Tarragona
Es mi intención seguir exponiendo mi opinión sobre la génesis de la psicosis, en concreto del desorden bipolar, como ya hice en las jornadas de Berlin y de Barcelona. Centraba mi discurso en el hecho de que el sujeto no era falizado, no se constituía como objeto del deseo del Otro Primordial, la madre.
En el seminario de Lacan, en el VI, he encontrado textos, que pienso, han aportado luz a mi teoria, pues sería en la no correcta constitución del individuo como sujeto ante el Otro Primordial, dónde sustentaría parte de mi teoría.

Dispongo mi exposición en 3 apartados:
I.- fragmento del capítulo 12, seminario VI, donde Lacan reite una vez más la etapa dónde se situan las anomalías que generan la psicosis, que aporto solo como recordatorio.
II.- fragmento del capítulo 20, seminario VI, que es el que utilizo para desarrollar mi tesis, pero que me ha parecido conveniente aportar completo.
III.- apartado en el que desarrollo mi tesis.
------------: apartado I : ------------
En el capítulo 12, de este VI seminario, Lacan repite, una vez mas (ver lo subrayado)
“situent le lieu des anomalies psychotiques ou para-psychotiques”
L'enfant, je le répète, appréhende les objets primordiaux comme étant contenus dans le corps de la mère, ce contenant universel qui se présente à lui et qui serait le lieu idéal, si l'on peut dire, de ses premiers rapports imaginaires.
Comment pouvons-nous essayer d'articuler ceci ? Il y a évidemment là non pas deux termes, mais quatre termes. Le rapport de l'enfant au corps de la mère, si primordial, est le cadre où viennent s'inscrire ces rapports de l'enfant à son propre corps, qui sont ceux que depuis longtemps j'ai essayé d'articuler pour vous autour de la notion de l'affect spéculaire-pour autant que c'est là le terme qui donne la structure de ce que l'on appelle l'affect narcissique. C'est en tant qu'à partir d'un certain moment le Sujet se reconnaît, dans une expérience originale comme séparé de sa propre image, comme ayant un certain rapport électif avec l'image de son propre corps, rapport spéculaire qui lui est donné soit dans l'expérience spéculaire comme telle, soit dans un certain rapport de castration transitif dans les jeux avec l'autre d'un âge voisin, très voisin, et qui oscille dans une certaine limite qui n'est pas à dépasser de maturation motrice - ce n'est pas à n'importe quel type de petit autre (ici le mot petit visant le fait qu'il s'agit de petits camarades) que le sujet peut faire cette expérience, ces jeux de prestance avec l'autre compagnon. L'âge joue ici un rôle sur lequel dans le temps j'ai insisté.
Le rapport de ceci avec un Éros, la libido, joue un rôle spécial. Est ici articulée toute la mesure où le couple de l'enfant à l'autre qui lui représente sa propre image vient se juxtaposer, interférer, se mettre dans la dépendance d'un rapport plus large et plus obscur entre l'enfant, dans Ses tentatives primitives - les tendances issues de son besoin - et le corps de la mère en tant qu'il est effectivement, en effet, l'objet de l'image, l'identification primitive. Et ce qui se passe, ce qui s'établit, gît tout entier dans le fait que ce qui se passe dans le couple primitif, c'est-à-dire la forme inconstituée dans laquelle se présente le premier vagissement de l'enfant, le cri, l'appel de son besoin, la façon dont s'établissent les rapports de cet état primitif encore inconstitué du sujet par rapport à quelque chose qui se présente alors comme un Un au niveau de l'Autre, à savoir le corps maternel, le contenant universel, est ce qui va régler d'une façon tout à fait primitive le rapport du sujet en tant qu'il se constitue d'une façon spéculaire, à savoir comme moi - et le moi c'est l'image de l'autre - avec un certain autre qui doit être différent de la mère (dans le rapport spéculaire, c'est le petit autre). Mais, vous allez le voir, c'est de tout autre chose dont il s'agit, étant donné que c'est dans ce premier rapport quadripartite que vont se faire les premières adéquations du sujet à sa propre identité. N'oubliez pas que c'est à ce moment, dans ce rapport le plus radical, que tous les auteurs se mettent d'un commun accord, situent le lieu des anomalies psychotiques ou para-psychotiques de ce que l'on peut appeler l'intégration de tel ou tel terme des rapports autoérotiques du sujet avec lui-même dans les frontières de l'image du corps.
Lo que pretendo es, si así puedo decirlo y pretenderlo, encontrar algún cómo de la génesis de esas anomalías.
------------: apartado II : ------------
En el capítulo 20, después de este esquema,

que utiliza para explicar la génesis del objeto a, pocos párrafos mas allá de este esquema, dice – los subrayados son míos- :
Si nous partons de la position subjective la plus originelle, celle de la demande telle que nous la trouvons au niveau du schéma illustrée, comme l'illustration, l'exemple manifestable dans le comportement qui nous permet de saisir dans son essence comment le sujet se constitue en tant qu'il entre dans le signifiant, le rapport est le suivant: il va s'établir dans le très simple algorithme qui est celui de la division. Il est essentiellement constitué par cette barre verticale, la barre horizontale étant en l'occasion adjointe mais n'ayant rien d'essentiel puisqu'on peut la répéter à chaque niveau.
Disons que c'est pour autant qu'est introduit par le rapport le plus primordial du sujet, le rapport de l'Autre, en tant que lieu de la parole, à la demande, que la dialectique s'institue, dont le résidu va nous apporter la position de a, l'objet.
Je vous l'ai dit, par le fait que c'est en termes d'alternative signifiante que s'articule primordialement - au départ du processus qui est celui-là, ce qui nous intéresse - que s'articule primordialement le besoin du sujet, que s'instaure tout ce qui dans la suite va structurer ce rapport du sujet à lui-même qui s'appelle le désir; l'Autre, pour autant qu'il est ici quelqu'un de réel mais qui est interpellé dans la demande, se trouve en posture de faire passer cette demande quelle qu'elle soit à une autre valeur qui est celle de la demande d'amour comme telle, en tant qu'elle se réfère purement et simplement à l'alternative présence-absence.
Et je n'ai pu manquer d'être surpris, touché, voire ému, de retrouver dans les Sonnets de Shakespeare, littéralement ce terme présence-absence, au moment où il s'agit pour lui d'exprimer la relation de l'amour, avec un tiret.
Voici donc le sujet constitué en tant que l'Autre est un personnage réel, comme étant celui par lequel la demande elle-même est chargée de signification, comme étant celui par qui la demande du sujet devient autre chose que ce qu'elle demande nommément, à savoir la satisfaction d'un besoin. Il n'y a - c'est un principe que nous avons à maintenir comme principe de toujours - de sujet que pour un sujet. C'est en tant que l'Autre a été posé primordialement comme celui qui, en présence de la demande, peut ou ne peut pas jouer un certain jeu, c'est en tant que, déjà comme terme d'une tragédie, l'Autre est instauré comme sujet. Dès lors, c'est à partir de ce moment que l'introduction du sujet, de l'individu dans le signifiant prend fonction de le subjectiver.
C'est pour autant que l'Autre est un sujet comme tel que le sujet, à ce moment, s'instaure et peut s'instituer lui-même comme sujet, que s'établit à ce moment ce nouveau rapport à l'Autre par quoi il a, dans cet Autre, à se faire reconnaître comme sujet. Non plus comme demande, non plus comme amour, mais comme sujet.
Ne croyez pas que je sois en train d'attribuer ici à je ne sais quelle larve toutes les dimensions de la méditation philosophique. Il ne s'agit pas de cela. Mais il ne s'agit pas de cela comme caché non plus. Il s'agit de cela sous une forme bien concrète et bien réelle, à savoir ce quelque chose par quoi toute espèce de fonction et de fonctionnement de l'Autre dans le réel, comme répondant à sa demande, ce en quoi ceci a à trouver sa garantie, la vérité de ce comportement quel qu'il soit, c'est-à-dire précisément ce quelque chose qui est au fond concret de la notion de vérité, comme d'inter-subjectivité, à savoir ce qui donne son sens plein au terme de truth, en anglais, qui est employé simplement pour exprimer la Vérité avec un grand V, mais aussi bien ce que nous appelons dans une décomposition du langage qui se trouve être le fait d'un système langagier, la foi en la parole. En d'autres termes, ce en quoi on peut compter sur l'Autre.
C'est de cela qu'il s'agit quand je vous dis qu'il n'y a pas d'Autre de l'Autre. Qu'est-ce que cela veut dire si ce n'est justement cela qu'aucun signifiant n'existe qui garantisse la suite concrète d'aucune manifestation de signifiants. C'est là que s'introduit ce terme qui se manifeste en ceci qu'au niveau de l'Autre, quelque chose se manifeste comme un garant devant la pression de la demande du sujet devant quoi ce quelque chose se réalise d'abord et primordialement de ce manque par rapport auquel le sujet aura à se repérer. Ce manque, observez le, se produit au niveau de l'Autre en tant que lieu de la parole, non pas au niveau de l'Autre en tant que réel. Mais rien de réel du côté de l'Autre ne peut y suppléer, si ce n'est par une série d'additions qui ne seront jamais épuisées mais que je mets en marge, à savoir le A en tant qu'Autre, en tant qu'il se manifestera au sujet tout au cours de son existence par des dons ou par des refus, mais qu'il ne se situera jamais qu'en marge de ce manque fondamental qui se trouve comme tel au niveau du signifiant.
Le sujet sera intéressé historiquement par toutes ces expériences avec l'Autre, l'Autre maternel dans l'occasion. Mais rien de ceci ne pourra épuiser le manque qui existe au niveau du signifiant comme tel, au niveau où c'est à ce niveau que le sujet a à se repérer pour se constituer comme sujet, au niveau de l'Autre.
C'est là que pour autant que lui-même se trouve marqué de cette défaillance, de cette non-garantie au niveau de la vérité de l'Autre, il aura à instituer ce quelque chose que nous avons déjà essayé d'approcher tout à l'heure sous la forme de sa genèse, ce quelque chose qui est a; ce quelque chose qui se trouve soumis à cette condition d'exprimer sa tension dernière, celle qui est le reste, celle qui est le résidu, celle qui est en marge de toutes ces demandes et qu'aucune de ces demandes ne peut épuiser; ce quelque chose qui est destiné comme tel à représenter un manque et à le représenter avec une tension réelle du sujet.
Ceci est, si je puis dire, l'os de la fonction de l'objet dans le désir. C'est ce qui vient en rançon du fait que le sujet ne peut se situer dans le désir sans se châtrer, autrement dit sans perdre le plus essentiel de sa vie.
------------: apartado III : ------------
Mis comentarios a lo que dice Lacan son – en subrayado y entre comillas las palabras de Lacan-:
“l'Autre, pour autant qu'il est ici quelqu'un de réel”. Cuándo es el A, real ? cuando hablamos del A Primordial. Ya nos lo dice en medio de estos parrafos: “avec l'Autre, l'Autre maternel dans l'occasion”.; por lo tanto en la génesis del sujeto, el que juega el papel de el A, es el A Primordial. Qué significa ser ‘‘real’’? estar cuanto menos en un plano cómo igual, en un plano cómo alcanzable. El A no lo está para el psicótico.
“Il n'y a …. de sujet que pour un sujet. C'est en tant que …. l'Autre est instauré comme sujet. Dès lors, c'est à partir de ce moment que l'introduction du sujet, de l'individu dans le signifiant prend fonction de le subjectiver.
C'est pour autant que l'Autre est un sujet comme tel que le sujet, à ce moment, s'instaure et peut s'instituer lui-même comme sujet, que s'établit à ce moment ce nouveau rapport à l'Autre par quoi il a, dans cet Autre, à se faire reconnaître comme sujet. Non plus comme demande, non plus comme amour, mais comme sujet…….. qu'au niveau de l'Autre, ….ce manque par rapport auquel le sujet aura à se repérer. Ce manque, observez le, se produit au niveau de l'Autre”
El A, para instituirse como sujeto, ha de manifestar su falta; eso supondría como ponerse a un nivel de similitud, de igualdad con el sujeto. El psicótico en el A no aprecia la falta, no aprecia un nivel de similitud; eso impide al psicótico instituirse, localizarse él mismo como sujeto ante el A, porque está ante un A sin falta, sin barra. El sujeto entra en el significante, pero no se subjetiviza, no es sujeto para A, -para A es objeto-, ni para sí mismo.
“ce quelque chose par quoi toute espèce de fonction et de fonctionnement de l'Autre dans le réel, comme répondant à sa demande, ce en quoi ceci a à trouver sa garantie, la vérité de ce comportement quel qu'il soit, c'est-à-dire précisément ce quelque chose qui est au fond concret de la notion de vérité, … la foi en la parole. En d'autres termes, ce en quoi on peut compter sur l'Autre.”
La fé en la palabra de el A, la garantia, la verdad del comportamiento del A, se la gana, se la merece el A por parte del sujeto. En el psicótico el A impone su verdad. ¿ Puede el psicótico contar con el A? No.
“C'est là que pour autant que lui-même se trouve marqué de cette défaillance, de cette non-garantie au niveau de la vérité de l'Autre, il aura à instituer ce quelque chose que nous avons déjà essayé d'approcher tout à l'heure sous la forme de sa genèse, ce quelque chose qui est a; ce quelque chose qui se trouve soumis à cette condition d'exprimer sa tension dernière, celle qui est le reste, celle qui est le résidu, celle qui est en marge de toutes ces demandes et qu'aucune de ces demandes ne peut épuiser; ce quelque chose qui est destiné comme tel à représenter un manque….”
En el psicótico, no hay deseo. Quizá no lo hay, porque para constituir el objeto a, precisa que el A esté en falta, pues el sujeto instituye el objeto a ante la falta en el Autre, como representante de esa falta en el A; mientras que el psicótico ve al A sin falta, no barrado, ve al Autre inalcanzable, como un rey, y no constituye el objeto a.
“le sujet ne peut se situer dans le désir sans se châtrer, autrement dit sans perdre le plus essentiel de sa vie.”
Quizá no hay deseo, porque para situarse en el deseo, antes debe castrarse, y el psicótico no puede castrase de lo que nunca tuvo, porque antes de tener, uno debe ser, y el psicotico – mientras que el neurótico se pregunta: qué soy?- el psicotico se esta preguntando: soy ? – S ? - porque nunca llegó a constitituirse como sujeto ante el A; la pregunta del psicótico es: barrado o no barrado, soy ?, porque no ha sido nominado ante el A.
En síntesis, recapitulando, el psicótico no se constituye como sujeto ante el A, porque el A no se manifiesta ni como real, ni como sujeto ante el sujeto, ya que A no está barrado para el psicótico, el A es no alcanzable; el A para el psicótico, no tiene falta. En la relación entre el psicótico y el A, no aparce el residuo, el objeto a.
La cascada de hechos:

En mi opinión, en el análisis del psicótico, entre otros objetivos, pero uno de los mas importantes, estaría el que el psicótico, se reconociera como sujeto ante sí mismo, -nada que ver con reforzar el yo, la psicología del yo !!- descubriera que se había asentado ante un A no barrado, sin falta, y acto seguido, apreciara esa falta en A, la no completud de A, barrando A, lo cual permite al psicótico constituirse como sujeto ante A barrado. Todavía no sé si se constituye un objeto a.
El psicótico en tanto que no se ha constituido como sujeto, está pendiente de ser el objeto del deseo del Otro Primordial, está parado ahí pendiente de ser falizado.
Gracias por vuestra atención.