FEP - Remarques dans l’après coup de l’AG du 2 novembre 2007


Joan BAUZA


Il semble claire que l’assemblée générale est pour repenser la FEP mais ne désire pas la disparition.

On a parlé de diverses questions à considérer pour l’avenir de la FEP :

1) La psychanalyse par rapport à la science qu’il faut approfondir et définir en raison

2) Penser une méthode d’exposé des psychanalystes par rapport à la transmission de la psychanalyse pendant les Journées de travail ou les Congrès

3) Le problème des langues dans les communications et de la traduction

4) La question ouverte de Psychanalyse et psychothérapie et le problème de la réglementation de la psychothérapie et de la psychanalyse.

5) Quels sont les dangers dans l’actualité pour la psychanalyse ?

6) Quel est la politique convenable à suivre pour la psychanalyse envers le social


Sur des questions qui ont été décidés il y a les Journées à Rome ouvertes sur les thèmes de l’idéalisation et de la filiation ou d’autres. Le prochain Congrès à Naples. Constitution du nouveau Bureau à Rome à partir de projets et propositions.

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Roland CHEMAMA et Christian HOFFMANN


Le dernier congrès de la Fondation européenne de psychanalyse a été l'occasion de redéfinir ses objectifs. Ceux-ci concernent essentiellement la place de la psychanalyse en Europe, c'est à dire qu'ils ont une dimension politique au sens large. Il ne s'agit pas seulement, en effet, de veiller à la législation de nos différents pays relativement à la pratique de la psychanalyse. Si l'inconscient c'est la politique, cela nous conduit à mettre au premier plan de notre questionnement les effets sur la subjectivité des mutations sociales contemporaines. Et pour ce faire, nous avons sans doute à nous interroger d'abord sur les concepts qui sont les nôtres et sur l'usage que nous pouvons en faire aujourd'hui.


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Luigi BURZOTTA


Luigi Burzotta en particulier a souligné que le rôle de chaque composant du Bureau n’est pas celui de revêtir une charge d’honneur, du haut de laquelle suggérer aux autres membres ce qu’il convient de faire, mais il s’agit plutôt de se dédier à un service avec son propre engagement sans réserve, voir sans s’en attendre aucun recouvrement de toute son énergie dépensé, fût seulement en termes de reconnaissance. Si on maintient la place vide dans son propre engagement, peut-être qu’il va surgir dans les autres le même désir d’opérer, en se donnant comme but à atteindre la constitution d’un réseau, où permettre l’éclosion d’un change multiple entre praticiens de la psychanalyse en Europe. C’est dans cette logique qu’un certain dispositif a été mis en place par l’actuel Bureau pour le rendez-vous biennal du Congrès d’avec les Journées préparatoires organisées dans les diverses villes européennes. C’est un truc comme un autre, mais le vrai lot, c’est de confier dans l’esprit et dans l’inventive des jeunes, pour la promotion de nouveaux changes entre les membres, mais aussi d’avec ceux qui ont à cœur l’avenir de la psychanalyse. C’est la promotion de cet avenir qui est la vraie fin de la Fondation. Alors c’est au coté opératoire que les membres du nouveau bureau doivent mirer.

On peut relier à cette thématique l’appel de Gérard Pommier de poursuivre une politique envers toute instance qui veut confondre et absorber l’originalité de la psychanalyse dont la praxis, on ne peut pas la réduire à un projet quel qu’il soit de normativisme bureautique et de commande de l’état.

Finalement il faut souligner que le teste proposé par les quatre Initiateurs le 16 juin 1991, lors de l’assemblée initiale de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse garde encore toute son actualité.

Dans cet esprit, on a pensé de reprendre les journées préparatoires au prochain Congrès de la Fondation, qui aura lieu à Naples dans le mois de novembre 2009, en programmant une journée à Rome le 23 mai 2008, ayant comme argument les deux thèmes proposés pour le Congrès : L‘idéalisation et La Filiation.


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Claus-Dieter RATH


La Fondation est un réseau de travail dans lequel les analystes inscrivent leur participation un par un, en leur nom propre. Dès son début elle a tenu compte de l’existence d’autres formes d’organisation de psychanalystes lacaniens (associations, écoles etc.).

La plupart des membres de la Fondation travaillent en même temps dans d’autres associations locales et interrégionales. Le travail qui a lieu dans la Fondation prend comme point de départ les questions et les hypothèses qui s’élaborent dans les contextes locaux ou qui découlent des échanges qui ont lieu au sein de la Fondation (sur grande et sur petite échelle : congrès internationaux, rencontres de groupes régionaux).

Dans chaque pays la Fondation a une fonction différente qui dépend des activités et de la situation particulière de ses membres selon qu'ils sont français, espagnols ou allemands ... Dans quelques pays, ses membres forment un groupe régulier (c.f. Madrid), dans quelques autres la Fondation n’est qu’un nom sous lequel ont lieu des journées de travail (c.f. Berlin, où l’on parle encore de certaines de ces rencontres).Du fait que les membres y soient engagés à titre individuel, cela exclut de les traiter comme des groupes nationaux : « les italiens », « les belges », « les espagnols » etc.

Les membres de la Fondation créent ainsi d’un côté la possibilité de mettre à l’épreuve ce qui a été élaboré dans un cadre local, de se libérer un peu de certains effets d’inertie qui règnent dans chaque groupe, et de l’autre la possibilité de connaître et de transmettre les théorisations provenant des cadres locaux, afin de faire avancer la recherche psychanalytique.

En tant que lieu de recherche et d’échange entre praticiens de la psychanalyse et bien qu’elle n’offre pas une formation régulière et réglementée, la Fondation fait résolument partie de la formation permanente du psychanalyste,


Au cours de la première période de la Fondation (à partir de 1991) des collègues se sont retirés : par exemple certains amis Strasbourgeois et Belges.

Ceux qui sont restés, lors de la relance en 2004, et ceux, qui s’y sont entre-temps associés, rencontrent les questions suivantes : qu’est-ce qui fait lien entre les membres ? Comment pouvons-nous mieux faire fonctionner le réseau des relations entre membres ?

Si mes collègues germanophones participent volontiers aux manifestations de la Fondation en Allemagne (et parfois à Paris) il n’est pas pour autant évident pour eux de devenir membre.


En ce qui concerne le Bureau de la Fondation, il conviendrait d’en distinguer les différentes fonctions :

1. Gérer : les finances, la correspondance, gestion des fichiers d’adresses, des échanges entre les membres, du site Internet, des congres et des journées de travail, …

2. Recenser : les idées et les projets et les questions des membres. Mais aussi

les modalités de travail des membres : a. clinique, b. conditions de travail (les lois, les économies, institutions, …)

3. Diriger : Proposer des idées, transmettre celles qui sont échangées au sein du bureau. Tracer des pistes de recherche. Proposer des formes de travail.


Il me semble utile de mieux définir – à partir des expériences faites depuis la relance de la Fondation en 2004 - les places ou postes au sein du bureau (que veut dire pratiquement secrétaire scientifique, ou général, ou autre chose … ?).


Il serait nécessaire de pouvoir continuer à tenir des journées préparatoires au prochain congrès : Paris, Barcelone, Bruxelles, Rome, Berlin, …


Par ailleurs, je trouve intéressante l’idée de créer dans chaque pays ou région un « Centre de Recherche (investigation) » de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse. Cela pourrait être réalisé indépendamment des conditions régionales dont je parlais au début.